L'actualité (Direction de Véolia, parrainages de Marine Le Pen, déclaration de repentance (?) de François Hollande, Hallal...) m'oblige à intercaler des réactions, dans ma présentation de notre beau pays la France.
Vous avez sans doute constaté que l'oligarchie dominante, nous assène à longueur d'émissions de télé, de radio et d'articles de journaux que l'élection
présidentielle est pliée et que seuls deux candidats (Hollande et Sarkozy), sont considérés comme devant participer au "chalenge" présidentiel. Pourtant il y a tant a dire à l'encontre de ces
deux là, qui ne représentent au mieux aujourd'hui, à eux deux, que 50% des électeurs. Quid des 50% restants ?
Mais l'UMP et le PS n'ont ainsi pas l'intention de changer quoi que se soit au système "qui leur va si bien".
J'ai trouvé dans la littérature une explication à cet état de fait sous la plume avisée de Malika SOREL-SUTTER qui vient de sortir un nouvel opus : "Immigration intégration. Le langage de Vérité". Chez Mille et une nuits éditeur.
Je rappelle qu'elle a publié 2007 un ouvrage fondamental ("le puzzle de l'intégration, les pièces qui vous manquent") et que son dernier livre en est un complément.
Je rappelle aussi que Malika SOREL est une Française issue de l'immigration maghrébine, à qui l'on doit le respect pour son parcours, sa franchise et sa lucidité.
Il faut la lire !
Voici un extrait (il y en aura d'autres).
[...] J'ai été stupéfaite aussi de découvrir l'insoutenable légèreté qui présidait parfois à certaines décisions, y compris sur des dossiers pourtant capitaux pour notre pays, comme s'il ne s'agissait finalement que de détails ne méritant guère d'être analysés dans toutes leurs dimensions. Le refus d'une réflexion profonde est la marque de fabrique de notre époque, il puise sa source dans le fait que ni les décideurs, ni leurs conseillers, ni leurs familles ne supportent jamais les conséquences de leurs décisions. Même éjectés de la conduite des affaires politiques, ils trouvent toujours à se recycler dans l'appareil d'Etat ou dans des entreprises friandes de leurs carnets d'adresses. Telles des moules accrochées au rocher, ils savent qu'à la marée basse succède toujours la marée haute, et attendent patiemment la vague qui reviendra les alimenter.
[…]
Ce qui m'aura incontestablement le plus choquée, c'est de réaliser à quel point le sentiment d'amour pour le peuple français et la communion avec lui se raréfient avec l'altitude, à mesure que l'on se dirige vers les sommets, est-ce la distance au sol qui empêche de faire corps avec le peuple, de partager ses interrogations, ses émotions, ses craintes, et aussi son sort? Est-ce cette distance qui conduit à l'incompréhension, et parfois même au mépris ? Les Français sont assimilés à des poltrons, puisqu'ils craignent une mondialisation si chère à ceux qui n'y perçoivent que des avantages ! Ils sont estampillés « archaïques », car ils continuent d'être attachés à leur État-nation. Ils sont perçus comme racistes, xénophobes et recroquevillés sur eux-mêmes, car ils refusent de rompre avec leurs idéaux. C'est pour cette raison qu'il conviendrait de « changer leur regard », pour qu'ils acceptent enfin que la France soit transformée en Liban.
Notre classe politique s'alarme des misères de nombreux peuples sur terre, mais semble dans le même temps étrangement sourde et aveugle à la détresse dans laquelle elle-même a plongé son peuple. "
[...]
J'ajoute également cette déclaration de John Fitzgerald KENNEDY, le 13 mars 1962 : "A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inéluctable les révolutions violentes."


