Le vendredi 2 juillet 2010, dans le présent blog j'écrivais un article (n°317), faisant suite aux dramatiques inondations en Dracénie et à un
courrier du maire. Cet article intitulé "Le mentir vrai", exemple à Ampus, est encore d'actualité. Il est donc repris ci-dessous, avec quelques compléments.
Je n'oublie pas avoir été traité publiquement, en 2008, de malhonnête. Si j'ai accepté alors les excuses publiques du premier adjoint, je n'en ai pas oublié pour autant l'insulte et le mensonge.
Le présent article (peut faire suite à l'article 669 : Que se passe-t-il à Ampus ?) est inspiré par l’attitude fuyante et
sectaire du maire d’Ampus , monsieur Patrick VIGNAL et les trois lectures suivantes.
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« Il arrive un moment où la parole n’est plus un droit mais un devoir. »
Rachid Kaci. Lettre ouverte aux démagogues. Editions des Syrtes, 2006.
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« C’est la justice que j’ai aimée et non la vengeance. » Richelieu, Testament,
1642, in Comte de Saint Aulaire, Le Club du meilleur livre, 1960.
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« …la France vit une période étrange…qui se caractérise par la pratique générale du « mentir vrai » […] « Nous vivons
aujourd’hui, politiquement et socialement, dans un pur état de mensonge. Jean-François Kahn, Esquisse d’une philosophie du mensonge, Flammarion, 1989. C’est plus que jamais d’actualité, à tous les niveaux de notre organisation sociale.
Voici donc ci-après une illustration du « mentir
vrai » (mélange de vrai et de faux) du maire d’Ampus et de son esprit partisan, lors des inondations de 2010.
Dans une lettre datée du 28 juin2010 et diffusée aux parents d’élèves de l’école communale (avec copie à l’Inspection académique),
le maire d’Ampus, Monsieur Patrick VIGNAL, se lance dans une violente diatribe contre les institutrices et contre une employée communale (ATSEM).
Ce courrier illustre bien la méthode du maire pour manipuler l’information. Je
relèverai aujourd’hui deux points de ce courrier symptomatique.
1° Il est écrit en page 1 : « …Pendant ce temps, plus d’une vingtaine de personnes trempées et quelque peu effarées, étaient
prises en charge en mairie. Dans l’attente de les installer à la salle polyvalente, j’ai demandé au patron du bar Chez Fanfan de bien vouloir leur préparer une collation. Il a vidé son
congélateur et a réussi à donner à manger à tous. Certains ont eu une collation chaude et d’autres un sandwich. Tous étaient très satisfaits de l’accueil qui leur était réservé (et pour nous
c’était la moindre des choses). »
Cette phrase, relatant une situation tronquée, démontre la partialité délibérée du
maire.
En effet, le bar Chez Fanfan a été fermé jusque vers 19 heures et, entre temps, de 15 heures à 19 heures, les personnes en détresse ont
été hébergées au café « Chez Nanou » (contigu de la mairie) où la jeune serveuse LAURA et M. DIOP se sont occupé d’elles. Laura et sa mère ont apporté des serviettes de chez elles pour
les sécher et des boissons chaudes leur ont été servies gratuitement à volonté, pendant que M. DIOP téléphonait à différents gîtes ruraux de la commune pour trouver une solution d’hébergement et
au restaurant le Noëlis qui a proposé un menu unique de dépannage (des pates bolognaises).
Donc, le maire et "chez Fanfan" ont "pris en charge" les "naufragés" à partir de 19 heures. La prise en
charge antérieure "Chez Nanou", au plus fort de la pluie, a été "oubliée" dans le courrier du maire.
Alors que monsieur le maire ne semble oublier aucun détail, s’adressant aux parents d’élèves, pourquoi a-t-il omis cet
épisode ? Dans la religion catholique ça s’appelle pêcher par omission. C’est du « mentir vrai ».
Faut-il rajouter que quelques jours après, la serveuse LAURA de "chez Nanou" , par un acte civique, nettoyait au Karcher la
terrasse du cyber café, qui est aussi la place devant la mairie, et le maire, Patrick VIGNAL, lui a signifié incongrumentque ce nettoyage de la place allait boucher les canalisations ?!
2° Il est écrit au dernier paragraphe de la même lettre : « Je regrette aussi qu’un personnel communal ait cosigné cette
lettre [lettre des institutrices à M. le Maire], insultante à l’endroit de la commune, de ses employés et de ses élus, publiée sur un blog où quiconque peut calomnier la
Municipalité. »
C’est encore du « mentir vrai ». Il y a bien eu lettre des institutrices cosignée par l’ATSEM (assistante aide maternelle) , mais elle
n’est pas insultante, et c’était le droit de l’ATSEM, fonctionnaire territoriale titulaire, de cosigner le dit courrier.
3° Mais le « mentir vrai » typique, sinon la diffamation, concerne la fin de phrase relative à un blog où quiconque pourrait calomnier
la municipalité.
En effet, 4 blogs existent sur Ampus et il n’est pas fait mention du blog incriminé, on peut supposer qu’il s’agit du blog « Le
Toupin » où a été publiée la lettre objet de la hire du Maire. Si c’est le cas, je défie quiconque de trouver dans ce blog, lu par toute la population et existant depuis plus de 5 ans , la
moindre calomnie à l’encontre de qui que se soit.
Définition du dictionnaire Robert pour calomnier : "Attaquer l'honneur, la réputation de quelqu'un par des mensonges. Accuser
injustement."
Bref, Monsieur Patrick VIGNAL a le génie du « mentir vrai » et de la
manipulation sémantique et verbale, et de la fuite devant le débat démocratique. Mais ce constat n’est pas récent et ça dure depuis longtemps. Je rappelle ainsi pour ceux qui auraient oublié, que lors des dernières élections municipales, il a refusé un débat contradictoire où le public aurait pu entendre deux sons
de cloche, au même moment. Ayant fui le débat public, face à face, il ne rate jamais une occasion (plus de trois ans après son élection), y
compris en séance publique du conseil municipal, de faire des allusions négatives sur ma gestion passée. C’est ainsi, en particulier, que cette municipalité en est à la 4èmemodification « simplifiée » du POS, en 2 ans, sur des motifs hasardeux ou contestables.
Il est ainsi à noter qu’une de ces délibération, déférée à la censure du Tribunal
administratif (DCM n° 69 du 10 novembre 2009 portant approbation, par le Conseil municipal, du projet de révision « simplifiée » du plan d'occupation des sols de la commune d'Ampus -
située en zone de montagne protégée, pour la création d'un parc photovoltaïque dans la forêt de Prannes), vient d’être annulée par le Tribunal administratif de Toulon.
Les tribunaux ne semblent pas réussir à monsieur Patrick Vignal , qui en est à son troisième échec, sur des sujets et avec des opposants
différents.
Le Conseil municipal pourrait peut-être se poser des questions sur la valeur des affirmations du maire. Le maire d'une commune n'est pas au
dessus des lois.