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Publié par Casanova

forage au Cade

forage au Cade

 

 

 

 

Brè­ves ré­flexions du jour sur l’eau à Am­pus (Var)

et plus pré­ci­sé­ment sur le ca­nal de Fon­ti­gon

le 15 août  2017.

 

Note, lais­sée à la pos­té­ri­té, par Ro­ger Dé­mosthène Ca­sa­no­va, maire ho­no­raire, à l’in­ten­tion de la po­pu­la­tion d’Am­pus, sous cou­vert du maire, de la con­seillère dé­par­te­men­tale, du pré­si­dent de l’ASA du ca­nal de Fon­ti­gon, de la pré­si­dente de l’AP­PA, du doc­teur Chilli… et de tout ci­toyen se sen­tant con­cer­né par les af­fai­res pu­bli­ques.

 

 

1 - Il y a de l’eau à Am­pus.

 

En at­tes­tent : la pré­sence du ca­nal de Fon­ti­gon de 7 km de long, vieux de 500 ans, les nom­breux aque­ducs, la­voirs et ré­ser­voirs.

 

En atteste aus­si l’étude tech­ni­que réa­li­sée en 1988,  par la So­cié­té du ca­nal de Pro­vence pour l’im­plan­ta­tion d’une re­te­nue col­li­naire mul­ti­fonc­tion (ir­ri­ga­tion, tou­risme, ré­serve or­ni­tho­lo­gi­que) au Plan d’Am­pus (les ter­rains d’as­siette ont été ache­té à l’épo­que par une mu­ni­ci­pa­li­té Ca­sa­no­va).

 

Il y a une ving­taine d’an­nées, de nou­veaux fo­ra­ges ont été réa­li­sés au Lo­gis-Ra­vel (sous une mu­ni­ci­pa­li­té Ca­sa­no­va) qui per­met­tent d’ali­men­ter toute la com­mune en eau do­mes­ti­que, par ex­ten­sion du ré­seau.

 

Cha­que an­née ce­pen­dant, l’été, les ques­tions ré­cur­ren­tes sont dé­bat­tues sur la dis­po­ni­bi­li­té de l’eau d’ar­ro­sage dis­tri­buée par le ca­nal de Fon­ti­gon. Cha­que an­née les « ar­ro­sants » se plai­gnent de la non-dis­po­ni­bi­li­té de l’eau et du com­por­te­ment in­ci­vi­que de cer­tains, comme du non-res­pect des jours d’ar­ro­sage, alors que des non-ayants droit à l’eau pui­sent au­tant d’eau qu’ils veu­lent à une prise dans la dé­via­tion…

 

C’est donc sur le ca­nal de Fon­ti­gon que je li­vre ma ré­flexion du jour.

 

 

 

J’élude les ques­tions ad­mi­nis­tra­ti­ves, de sta­tut, de fi­nance, de tra­di­tion ou d’ha­bi­tu­des… Pour n’évo­quer que l’EAU.

 

Quand le ca­nal a été cons­truit, il y a 500 ans, les an­ciens avaient le bon sens et le sens de l’ob­ser­va­tion, mais ne con­nais­saient ni l’hy­dro­géo­lo­gie, ni le PVC, ni l’élec­tri­ci­té…

 

Ce ca­nal de Fon­ti­gon a ain­si deux fonc­tions :

•       Il est un ou­vrage d’art his­to­ri­que pour la com­mune et fait par­tie du pa­tri­moine.

•       Il est un ou­vrage d’uti­li­té quo­ti­dienne en per­met­tant la cir­cu­la­tion de l’eau de­puis qua­tre sour­ces jus­qu’au vil­lage. Tout le long de son tra­jet il per­met l’ir­ri­ga­tion des ayants droit.

NB. Ce sont les ter­res ir­ri­ga­bles qui ont des droits et non les pro­prié­tai­res de ces ter­res. Ce droit n’est donc pas alié­na­ble.

 

La ques­tion qui se pose de­puis long­temps est donc : quelle est la prio­ri­té ? L’eau ou l’ou­vrage ?

 

Si c’est l’ou­vrage en l’état, il faut ac­cep­ter les aléas d’un fonc­tion­ne­ment aléa­toire fon­dé sur les mé­tho­des de ges­tion de l’eau d’il y a des siè­cles. C’est le cons­tat que cha­cun peut faire cha­que an­née… « il faut at­ten­dre la pluie ».

 

Si c’est l’ou­vrage et sa fonc­tion, il faut con­duire une ré­flexion sur les voies et moyens d’amé­lio­rer du­ra­ble­ment, dans l’in­té­rêt gé­né­ral, la si­tua­tion.

 

 

Quoi qu’il en soit cer­tai­nes ques­tions doi­vent se po­ser pour la mise en œu­vre d'une stra­té­gie con­crète et d'in­té­rêt gé­né­ral :

1- Quels sont les be­soins en eau ?

2 -Pour qui ?

3- Qui est éven­tuel­le­ment prio­ri­taire ?

4- De quelle quan­ti­té avons nous be­soin ?

5- Quelle est la res­source ?

6- Quel­les sont les ré­ser­ves ?...

 

En­suite une stra­té­gie d’in­té­rêt gé­né­ral de­vrait (et pour­ra) être mise en place et évi­ter la si­tua­tion d'au­jourd'hui où il n'y a pas d'eau d'ar­ro­sage et où le ca­nal ne rem­plit plus son rôle.

 

Pour l'éva­lua­tion de la res­source, les fo­ra­ges de re­con­nais­sance ont été réa­li­sés à cet ef­fet (voir la plan­che hors texte).

 

 

3 - Pis­tes de ré­flexion tech­ni­que pour l’ac­tion

 

 

Pis­tes de ré­flexion tech­ni­que pour l’ac­tion, hors con­train­tes fi­nan­ciè­res et ad­mi­nis­tra­ti­ves, et états d’âme, qui res­sor­tent d’une au­tre ap­pro­che.

 

• Le ca­nal peut être busé avec des tuyaux en PVC, ou au­tre (fi­gure ci-des­sous).

 

• Des pri­ses, avec comp­teurs, peu­vent être ins­tal­lées le long du par­cours, le dé­ni­ve­lé le per­met.(del­ta de 50 mè­tres).

 

• Une prise peut être ins­tal­lée et four­nir de l’eau à des de­man­deurs hors ASA payant la pres­ta­tion. Il faut bien en­tre­te­nir l’ou­vrage.

 

• Un ré­ser­voir-tam­pon peut être créé en­tre la source de Fon­ti­gon et celle du Cade.

 

• Les fo­ra­ges réa­li­sés et étu­diés par le ser­vice géo­lo­gi­que dé­par­te­men­tal (sous une mu­ni­ci­pa­li­té Ca­sa­no­va), près de la source du Cade, peu­vent être mis en fonc­tion pour as­su­rer les « soudures » en pé­riode de sé­che­resse dras­ti­que. Les es­sais de pom­page d’oc­to­bre  1989 ont mon­tré une ca­pa­ci­té  de pom­page de 70m3/heure (fo­rage n°3).

 

Peut-être se­rait-il utile de sou­met­tre  ces ré­flexions à un spé­cia­liste de la ges­tion de l’eau.

 

4157 – Pour changer un peu. L’eau à AMPUS (Var)
éventuel busage du canal

éventuel busage du canal

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Roland Ribière 18/08/2017 12:35

L'eau c'est la vie, c'est donc un bien précieux ;
les incivilités dans ce domaine sont inadmissibles.

trublion 17/08/2017 07:24

IL n' est pas toujours facile de tenir un jardin ou un champs, lorsque les pluies ne sont pas au rendez-vous
Pour ma part, puisqu' il y a un canal, on peut l' utiliser en faisant s' il le faut payer les utilisateurs à partir du moment où des installations ont été mises en place