LEMONDE.FR | 06.01.11 | 13h57 • Mis à jour le 06.01.11 | 20h12
« […]
Alors que le camp d'Alassane Ouattara, l'un des deux présidents ivoiriens proclamés, a accusé les forces de son adversaire Laurent Gbagbo de
conduire un "génocide" contre ses partisans, le responsable onusien a répondu :"On est loin du génocide".
"Il y a des tensions intercommunautaires mais il y en a toujours eu", a-t-il expliqué, ajoutant que le conflit à Duékoué
est "un énième" cas du genre.
[…] »
Observation :Le camp Ouattara et les "ex-rebelles" du Nord mettent de
l’huile sur le feu, et souhaitent la guerre dont il espère se sortir vainqueur aidé par la « Communauté internationale », déjà sur place. M. Ouattara demande
officiellement d'envoyer des commandos et Guillaume Soro demande instamment la force ! Ils semblent avoir oublié les vertus de la palabre africaine pour se mouler dans la philosophie
américaine et française d'usage de la force stérile. Voir les résultats "démocratiques" en Irak et en Afganistan. Beaux résultats!
Commentaire à l'article ci-dessus du journal Le Monde.
olivier-zoro-bi06/01/11 -
22h45 "Au lieu de compter les morts, il
serait plus intéressant de trouver une solution pragmatique et rapide comme cela a déjà été vu ailleurs. "La communauté internationale"
par sa prise de position n'arrange pas une sortie pacifique. La rébellion armée de 2002 n'a apporté que désolation à ce beau pays qui pourtant a les moyens de s'en sortir
si "la communauté internationale" le veut bien. Il y a trop de nons dits, comme ce ressortissant français dont la société a secouru les observateurs de l'UE."
Observation :Une entreprise de sécurité a dû intervenir pendant les élections pour secourir des observateurs de
l’ONU en difficulté dans le Nord. Mais évidemment la « « Communauté internationale » feint de l’ignorer.
« Les évêques ivoiriens contre une intervention armée ouest-africaine
Les évêques catholiques ivoiriensont appelé jeudi au "dialogue" Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara et refusé une intervention armée de l'Afrique de l'Ouest pour résoudre la crise politique.
[…]
Les évêques ont mis en garde la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao)
contre "les conséquences incalculables d'une intervention militaire", envisagée si M. Gbagbo refuse de céder le pouvoir.
"Nous disons non à une telle intervention", ont-ils lancé, invoquant la "solidarité" entre pays de la région.
Ils ont enfin demandé à l'ONU de "respecter la souveraineté" ivoirienne.
[…].
Observations
Peut -être que cet appel sera entendu par le Chanoine de Latran.
Je trouve qu'il commence à
y avoir beaucoup d'avis de terrain non conformes à celui de la "Communauté internationale".
Les seuls a vouloir coûte que coûte l'usage de la force, internationale, c'est le camp de M. Alassane Ouattara.
1° On entend en boucle à la télévisionque l’ONU reproche au Président Gbagbo de ne pas lever le blocus de l’Hôtel du Golf à Abidjan où est retranché M. Alassane Ouattara. Lequel Hôtel du Golf
est protégé par plus de 900 militaires de l’ONU et des Forces Nouvelles (« ex-rebelles » du Nord).
En réalité, le porte parole de M. Gbagbo a bien indiqué qu’il
lèverait le « blocus », sous réserve du départ des 400 hommes des « ex-rebelles ». Ces forces qui occupent le nord du pays , assimilables à des milices, étant restées
sur place, le blocus n’a pas été levé. Ce qui est logique de la part des forces de sécurité ivoiriennes.
RAPPEL 1 les accords de Ouagadougou de 2007, oganisant les élections prévoyaient le désarmement des
Forces Nouvelles...Qui n'ont pas désarmé et ont continué d'occuper le nord du pays. Elles sont maintenant, grâce à l'ONU et à la France installée au sud, à l'hôtel du Golf !
Comment ces forces des ex-rebelles sont-ils venus à Abidjan, en aussi grand nombre alors que les forces
de l'ONU sont déployées au milieu de la Côte dIvoire justement pour les contenir au Nord ?!!!
2° Notre Gouvernement se répand en déclarations de non ingérence dans les affaires de Côte d’Ivoire.
En réalité, ça continue à être faux, l’alimentation de l’hôtel du
Golf est assuré par des français (Sans doute sous couverture de l’ONU, évidemment) depuis la base militaire française de Port-Bouet.
3° RAPPEL 2. Depuis le début de la crise ivoirienne en 1999, la France est toujours intervenue en Côte d’Ivoire, et toujours en faveur de M.
Alassane Ouattara et des Forces Nouvelles du Nord (rebelles, puis ex-rebelles !) et a imposé M. Soro à M. Gbagbo, Président élu en 2000, comme premier Ministre. Lequel Guillaume Soro est
actuellement le Premier Ministre d’Alassane Ouattara et celui qui s’époumone le plus à demander une intervention militaire.
Cherchez l’erreur et surtout le mensonge permanent.
Si vous voulez avoir une idée de l'expression un méli-mélo, suivez les hommes et les femmes
politiques. On dit un méli-mélo de légumes, mais vous pouvez utiliser un méli-mélo politique.
Exemple du jour :Jean-Marie CAVADA (ex journaliste Président de Radio France)
Il a été élu sous l’étiquette UDF au Parlement Européen en 2004, où il a été vivement critiqué pour son absentéisme.
Puis
il a rejoint François BAYROU et le Modem pour la campagne des présidentielle de 2007.
Ensuite
il s’est fait élire au parlement Européen avec l’étiquette UMP, en 2008.
Maintenant
(entendu ce matin 6/01/2011, sur France-Info) il fait la campagne présidentielle d’Hervé MORIN (Nouveau Centre).
N NB Hervé MORIN c'est l'ancien Ministre de la défense qui vient de présenter ses vœux aux Français dans sa cuisine. C'est très classe n'est-ce pas pour un homme
d'Etat ! C'est méli-mélo de genres.
E Evidemment d'autres exemples sont disponibles. A venir sans doute dans ce blog.
Après trente ans de la lâcheté des pouvoirs publics (évidemment Droite et Gauche confondus), le résultat est là :
Un millier de voitures ont été brûlées dans la nuit de la Saint Sylvestre 2010.
42 000 voitures ont été brûlées en France au cours de l’année 2010 ! Ce nombre a doublé en 10 ans.
Question : il va augmenter jusqu’à quand ?
Ce n'est pas en dissimulant les chiffres (en cassant le thermomètre pour ne pas voir la température), décision du Ministre de
l'Intérieur, que la situation s'améliorera.
Une question est donc à poser aux candidats à la présidentielle de
2012 :
Après le Ghana (anglophone) qui a déclaré ne pas envoyer de troupes en Côte d'Ivoire, et l'Angola (lusophone) qui est opposée à
une intervention extérieure, maintenant c'est le République démocratique du Congo (ex-Zaire, ex-Congo Belge) qui prend nettement position contre toute intervention en Côte
d'Ivoire.
Au cours d'une conférence de presse lundi 3 décembre à Kinshasa, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais a exprimé très
clairement la position de son pays concernant la crise ivoirienne. « L’Afrique n’a pas besoin d’une guerre en Côte d’Ivoire.
L’Afrique n’a pas besoin que des gens viennent rouler des mécaniques. Qu’on arrête avec les ultimatums, les menaces, les bruits des bottes ect…Jamais une guerre n’a été conduite
avec une totale prévisibilité »,a-t-il, déclaré.
« C’est vraiment faire œuvre d’apprenti sorcier que de croire qu’on peut mener une guerre
comme ça, sur du papier... On va y aller, on le chasse et puis on revient et c’est tout,comme si on allait arrêter un petit malfrat du coin qui n’a rien derrière lui personne, derrière lui »,a martelé le ministre congolais,avant d'ajouter qu'il « faut qu’on laisse l’Afrique régler ce
problème. »
Pour Lambert Mende, la réaction à l’égard de la Côte d’Ivoire et disproportionnée au regard d’autres crises africaines. « Il y a eu des
coups scandaleux. On l'a vu à Madagascar. On a chassé un président en exercice, on a vu personne sanctionner ces gens-là. On ne voit pas d’ultimatums du type : ‘tu pars la semaine prochaine sinon
ceci cela’. »Le gouvernement congolais se prononce donc contre tout ultimatum et pour la
négociation.
OBSERVATIONS
Quand on sait comment se prennent les décisions à l'ONU, on sait que la France aurait une
responsabilité majeure dans le déclenchement d’une intervention militaire de l’ONU, ou des pays Africains en Côte d’Ivoire.
Le Président Sarkozy continue de gesticuler (dans le calme apparent) sur ce sujet. Pourquoi ? Pour faire diversion et masquer ses échecs
nationaux ? Alors qu’il en vient à cacher le chiffre faramineux des incendies de voitures de fin d’année, que notre gouvernement ne peut enrayer, compte-t-il sérieusement que l’armée
« de l’ONU » va régler le problème ivoirien ?
Alors que les prises d’otages français et occidentaux sont légion au Nigeria, où les attentats contre les chrétiens se développent, alors que
les musulmans du nord brûlent des églises, ce pays va-t-il envoyer des troupes en Côte d’Ivoire pour que le Nord puisse dominer le Sud ?
Il faut d’urgence que notre Président remplace ses conseillers « Afrique », par des conseillers lucides et réalistes.
A moins que la position de M. Sarkozy lui soit dictée par les USA...
Comment Monsieur Sarkozy prépare moralement les militaires à une éventuelle future action en Côte d’Ivoire.
M. Sarkozy [aux aviateurs français]: "Le président de la Côte d'Ivoire s'appelle Alassane Ouattara"
Je ne fais pas d'ingérence mais je vous dis ma Vérité, celle de la France
!
"Les soldats de la France n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent en vertu d'un
mandat des Nations unies",a ajouté le chef de l'Etat.
Vous l'aurez compris, il n'y a pas d'ingérence française mais ingérence de
la France comme supplétif de l'ONU !!!!
Commentaires choisis relatifs cette déclaration(in le Monde du 05 janvier 2011)
On a surtout l’impression que Ouattara a été choisi par Sarkozy qui en fait des tonnes.Or s’il y a une démocratie ivoirienne c’est à elle de faire ses preuves en imposant ses choix, si elle devait échouer il y aurait dictature.
D’autre part si Ouattara devait sa légitimité à la pression française, une démocratie "à l’ivoirienne" deviendrait une mascarade. Le président français dont la légitimité est aujourd’hui fragile
devrait se dispenser de gesticulations par trop ostentatoires.
Jean
16h20
« Son Excellence Monsieur Ali Bongo Ondimba, Vice Président du Parti Démocratique Gabonais, Président élu de la République gabonaise ».
«
Monsieur le Président,
Après l'annonce par la Cour
constitutionnelle des résultats de l'élection présidentielle, je [Nicolas Sarkozy] suis heureux de vous adresser mes félicitations et mes vœux de succès pour l'exercice des hautes
responsabilités qui vous attendent..." Lundi 7 septembre 2009 .
Deux poids deux mesures. La décision de la Cour constitutionnelle au Gabon est valable, alors qu’elle n'est pas valable en Côte
d'Ivoire. D’après le même Sarkozy !!!
sylvie-cornu
15h37
Espérons que rapidement le nôtre ne s'appelle plus Nicolas Sarkozy. Il veut donner une leçon de démocratie aux Ivoiriens alors que lui
même a bafoué le vote des français qui ont dit non au traité de Lisbonne et qu'il a donc, en grand démocrate, fait voté aux députés le contraire (pour rappel les députés de droite c'est normal)
plus un traitre : Jack Lang le même qui a été faire des meetings en Côte d'Ivoire pour Laurent Gbagbo. »
Observation
Pendant que M. Gbagbo demande une commission internationale pour recompter les bulletins. Demande refusée par M. Ouattara, ce
dernier (ex instigateur de la rébellion du nord), dans une déclaration à la télévision française entendue hier, demande l’intervention militaire,en Côte d’Ivoire,d’autres Etats étrangers, pour déloger son
adversaire politique, M. Gbagbo.
C’est original n’est-ce pas ! Si l'appel est entendu ça promet pour l'avenir.
Je vois une grande NUANCE dans la démarche.
Qui est le plus démocrate, ou le plus soucieux du peuple ivoirien ?
excusez-moi de consacrer beaucoup de temps et de pages à la Côte d'Ivoire, mais je suis très inquiet de ce qui s'y passe et surtout de ce qui peut y advenir.
Les Ivoiriens sont des gens comme nous, ils sont bien chez eux, il fait bon vivre en Côte d'Ivoire, comme en France. Les ivoiriens n'émigrent pas : ils ne sont
que 37 000 en France, pour la majorité d'entre eux depuis 2000, suite à la rébellion du Nord. La Côte d’Ivoire est un pays qui attire, c’est un pays d’immigration (25 % de la population est
immigrée).
Or il semble que tel Moloch, l'Occident ne soit jamais repu de victimes et de guerres (les guerres napoléonniennes, les guerres coloniales, 1870, 1914-1918,
1939-1945, l'Indochine-Vietnam, l'Algérie, la Yougoslavie...). Les guerres sont partout, en particulier en Afrique : Angola, Sierra Leone, puis Liberia, Rwanda, République Démocratique du Congo,
Somalie... maintenant le Sahel. Les rébellions font rage dans les coins les plus idylliques (Casamance par exemple). Ne va-t-on jamais dire STOP ?
Il leur faut maintenant la Côte d’Ivoire ? Ça manque à leur tableau de chasse. Pensez donc, ce pays a été le plus
stable d’Afrique francophone depuis l’indépendance. Ça ne peut plus durer ?
Rappelons nous des paroles du Président américain Eisenhower : si le lobby militaro-industriel prend le pouvoir il ne le lâchera plus !
Et alors, que se passe-t-il en Côte d'Ivoire ? Ni Laurent Gbagbo, ni Alassane Ouattara ne sont des tyrans sanguinaires. Attention à la désinformation par nos médias
télévisuels. Rien ne justifie aujourd’hui une guerre contre le peuple ivoirien. Surtout pas une élection discutable, à
50/50.
Je vous invite a lire, si vous en avez le temps le texte ci-après tiré du journal Le Monde de ce jour. Texte écrit par un écrivain africain, qui peut parler de la
situation bien mieux que la plupart des présentateurs et commentateurs sévissant à la télévision. Je souscris tout à fait à son analyse.
Note de lecture
in journal Le Monde daté du 4 janvier 2011
"L'ONU recolonise l'Afrique
En Côte d'Ivoire et en Guinée, la démocratie est bafouée
Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui,
on lui choisit ses " démocrates ".Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un
bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à
la confusion.
Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser
l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : " tout ce qui n'est
pas obligatoire est interdit ", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du
Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !
Or, les démons de la violence et de la haine hantent à nouveau la Côte d'Ivoire. Comme en 2000, le pays va se couper en deux,
il va brûler comme une paille, plus rien ne peut l'empêcher. La faute à qui ? Au monde entier et d'abord et avant tout à cette fameuse communauté internationale qui n'est jamais mieux dans son
rôle que quand elle rallume les incendies qu'elle est censée éteindre.
Formellement, ce " machin " derrière lequel se cachent les grosses griffes des Etats-Unis et de l'Union européenne ne pèse pas
plus que le poids d'un arbitre. Son rôle se limite à prévenir les conflits et à proposer une solution négociée lorsque ceux-ci s'avèrent inévitables. Aucune circonstance exceptionnelle ne lui
permet de déborder de ce cadre-là. C'est du moins ce que croyaient les néophytes, les sorciers de la diplomatie, eux ne manquant jamais d'arguments pour justifier l'injustifiable.
Disons-le clairement : l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne
l'est pas à la tête d'un pays (le cas ivoirien compte peu en l'occurrence). Le faisant, elle outrepasse ses droits, ce qui lui arrive de plus en plus. Au point que derrière le langage
feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. A la manière dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Ban Ki-moon, traite ce pauvre Laurent Gbagbo, on croit revoir
Gosier-d'Oiseau (célèbre personnage du Vieux nègre et la médaille, roman du Camerounais Ferdinand Oyono) transpirer sous son
casque en engueulant ses nègres dans une plantation d'Oubangui-Chari.
Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de
rappeler un principe. D'ailleurs, le pestiféré d'Abidjan n'a pas besoin de notre soutien : l'arrogance des chancelleries et l'hystérie des médias travaillent pour lui. La diabolisation dont il
est l'objet a fini par le rendre sympathique aux yeux de ses pires détracteurs. " A force de jeter une grenouille de plus en plus
loin, on finit par la jeter dans une mare ", dit un proverbe peul...
Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et
techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). Nous disons simplement que le rôle de la communauté internationale ne revient pas à prendre des
positions partisanes et à se répandre en déclarations intempestives encore moins dans une situation aussi explosive que celle de la Côte d'Ivoire. Pourquoi le défi et la menace du canon là où la
discrétion, la ruse, la prudence et le tact bref, l'art de la diplomatie, auraient suffi ?
Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et
que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins, alors que la Guinée tente une périlleuse expérience démocratique et que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a déjà ses sanctuaires au
Burkina Faso et au Mali. La situation paraît d'autant inquiétante qu'il plane sur la région un " non-dit " tribal lourd de menaces pour l'avenir : tout sauf un Dioula au pouvoir à Abidjan ; tout
sauf un Peul au pouvoir à Conakry.
La Côte d'Ivoire mérite-t-elle de brûler pour les besoins des statistiques ou pour les beaux yeux de Laurent Gbagbo ou
d'Alassane Ouattara ? Non, assurément non !
Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays
d'Houphouët-Boigny. A Bédié, le poison de l'ivoirité, à Ouattara, celui de la sécession, à Gbagbo celui de la confiscation du pouvoir. Chacun de ces caïds a montré combien il était prêt à
sacrifier sa patrie au profit de son pouvoir personnel. De ce point de vue, ils n'ont rien d'exceptionnel.
La quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont au pouvoir à la suite d'un putsch sanglant ou d'une élection truquée. Une
loi non écrite permet à chacun de tuer, de voler et de tricher pour arriver au pouvoir. La nouveauté, ce sont les " scrupules " avec lesquels les grands de ce monde regardent cela. Congo, Rwanda,
Somalie, jusqu'ici ils ont encouragé les trucages électoraux et les putschs et fermé les yeux sur les pires atrocités au gré de leurs intérêts. Et voilà que ces messieurs sont soudain pris d'un
excès d'états d'âme !
Eh bien, s'ils sont devenus aussi vertueux qu'ils le prétendent, pourquoi ne vont-ils pas fouiller dans les cuisines
électorales du Burkina, de la Tunisie ou de l'Egypte ? Sont-ils sûrs que les dynasties présidentielles du Gabon et du Togo sont sorties de la vérité des urnes ? Se seraient-ils comportés ainsi
s'il s'était agi de l'Iran, de la Birmanie ou de la Chine ?
Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient
suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la
Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un
contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême). Il y a cependant entre eux une différence de taille : le carnet d'adresses. Dans le monde mesquin et corrompu qui est le nôtre,
plus besoin de formule magique, ce joujou-là suffit à ouvrir les plus secrets des sésames.
Ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI),
Ouattara se trouve au coeur du complexe réseau qui gouverne ce monde alors que, modeste professeur d'histoire, Gbagbo, hormis un bref exil à Paris, n'est jamais sorti de chez lui. Ce petit
détail-là explique mieux que tout (les longs couplets sur la démocratie par exemple) pourquoi une simple élection africaine a pris une dimension mondiale.Le village global est bel et bien là : la planète des copains et des coquins ! Et ses lois s'appliquent partout aussi bien en Côte d'Ivoire que dans la
Guinée voisine où, Alpha Condé, le président " élu " est un ami des présidents africains et un vieil habitué des ministères parisiens.
" Je ne me vois pas échouer cette élection ", affirma le nouveau président guinéen au lendemain du premier tour alors qu'il accusait un retard de près de 25 points sur son concurrent. Il ne croyait
pas si bien dire : l'élection fut prolongée de cinq mois, le temps sans doute que le " bon " candidat soit prêt avec à la clé, l'incendie de la Commission nationale électorale indépendante, les
vols du fichier informatique, le tout suivi d'un véritable nettoyage ethnique. Il n'y eut aucune enquête et ces sourcilleux jurés de la communauté internationale n'y trouvèrent rien à redire.
Comme pour confirmer ce que tout le monde savait déjà : pour être élu en Afrique, pas besoin de mouiller la chemise. Avec un peu de chance et quelques copains bien placés à l'ONU, à la Maison
Blanche, à l'Elysée ou au Quai d'Orsay, vous êtes sûr de passer même à 18 %."
Tierno Monénembo
Ecrivain guinéen,
Prix Renaudot 2008 pour " Le Roi de Kahel " (Seuil)
La Turquie a dénoncé ce matin l'attentat "terroriste" et "lâche" perpétré dans la
nuit de vendredi à samedi devant une église copte d'Alexandrie (nord de l'Egypte) qui a fait 21 morts, déclarant être "solidaire" avec le peuple égyptien. "Nous
condamnons avec la plus grande fermeté le lâche attentat terroriste qui a coûté la vie à un grand nombre de personnes innocentes", souligne le ministère des Affaires étrangères dans un
communiqué. La Turquie est "choquée" par cette attaque qui "vise la paix sociale en Egypte, (pays) frère et ami", poursuit le texte qui se dit "solidaire", car "la Turquie a beaucoup souffert
elle aussi du terrorisme", notamment séparatiste kurde. »
Turkish forces in the occupied area of Karpasia in Northern Cyprus have presented a new challenge regarding
the celebration of Christmas by Christians living in the territory. For the first time in 36 years Christians trapped in the occupied area were forbidden from celebrating Christmas. On Christmas
morning, Saturday 25 December 2010, Father Zacharias and a large number of people went to the Church of Saint Sinesios in Rizokarpaso (photo) to begin Matins for Christmas. Meanwhile men of the
occupied forces rushed to the church, interrupted the service, urged the priest to remove his vestments, and ordered everyone leave the church. When everyone had left, the doors were
sealed.
Traduction : partartuffo anna26/10/2010 A
Rizokarpaso, dans la zone de Chypre occupée par les Turcs, au matin de Noël, le P. Zacharias commençait à célébrer les matines dans l'église
Saint-Synesius, lorsque l'armée turque est entrée dans l'église. Elle a contraint le prêtre à ôter ses ornements et a chassé les fidèles. Puis elle a scellé les portes de l'église. La même
chose est arrivée à l'église de la Sainte Trinité.
« ALUALULa plupart des médias parlent généralement d'"affrontements" entre coptes et
musulmans lorsque de tels évènements arrivent tendant à faire croire que chrétiens et musulmans entretiennent la même posture conflictuelle et agressive alors qu'il s'agit dans la totalité des cas en Egypte d'attaques lancées par des musulmans contre des chrétiens et jamais
l'inverse.
Le 2/01/2011 à 11:2 »
Quidam
FrançaisTiens, tiens !! Et je n'ai pas entendu ou lu quelque part que la même Turquie était "choquée" ou avait "condamné"
l'attentat qui a eu lieu contre une autre église pendant la messe de minuit de Noêl à Chypre occupée par la même Turquie.... peut être que cela n'a pas été rapporté au ministère des affaires
étrangères turque...
Le 2/01/2011 à 10:17"
Rappel
- La Turquie, toujours candidate à l’entrée dans l’Union Européenne, soutenue par la Grande Bretagne et les USA, occupe militairement, depuis 35 ans, la moitié nord de l’île de Chypre, membre de l’Union Européenne.
- Malgré cela les négociations d’adhésion à l’Union Européenne ont été lancées !
- La Turquie dispose de la plus forte armée de l'OTAN, à part celle des USA.
Observations
La
Turquie est dite « laïque » (elle l’était du temps de Kémal Attaturk). Quand va donc s’arrêter l’hypocrisie des eurocrates et des politiciens européens. Qu’en disent nos 72 députés
européens français ? Je n’ai observé aucune déclaration de leur part.
L’Europe
« anglo-saxonne » n’en est pas à un paradoxe près. Qu’un pays européen (Chypre) soit occupé militairement par un état étranger (Turquie) ne semble pas la contrarier outre mesure…Tant
qu’on peut faire du business !
Par
contre cette même Europe s’empresse de prendre des sanctions (contre Laurent Gbagbo) dans un pays souverain , hors de l’Europe communautaire.
Moralité européenne : « fais ce que je dis et pas ce que je fais. » ou « Selon que vous serez puissant ou
misérable … »
Berlin (Allemagne): 300 Ivoiriens et Africains marchent sur le Ministère des Affaires étrangères pour soutenir Gbagbo. Mercredi 29 décembre 2010.
Rappel, les médias français, par leur présentation tendancieuse, sinon fallacieuse, ayant pris parti pour M. Ouattara, , j'ai pris le contre-pieds
et ai présenté des avis, opinions et manifestations qui vont à l'encontre de la "parole officielle de la France" reprise en boucle.
à mon avis, d'après le droit ivoirien, M. Gbagbo est le président de la Côte d'Ivoire.
:
Blog créé en 2008, à l'occasion des élections municipales d'Ampus (Var), par Roger Démosthène Casanova, Maire honoraire. Réaction aux questions d'actualité. Laïcité et démocratie.
Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des
questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.
Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur,
révéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon
ambition.voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.
En démocratie, les contre-pouvoirs sont exercés par la société civile, les associations et les citoyens, dans le cadre de la
Loi.
On a le droit de ne pas vouloir voir et savoir. On a le
droit de dire "après moi le déluge". On a le droit de ne pas comprendre ce qu'est une évolution. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences. MAIS ON SAIT ! Et notre
responsabilité personnelle et collective est engagée, face à l'histoire.