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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 00:03

 Dernières nouvelles de Côte d’Ivoire

In abidjan.net

Publié le jeudi 6 janvier 2011   |  dépêche AFP

« Les évêques ivoiriens contre une intervention armée ouest-africaine

Les évêques catholiques ivoiriens ont appelé jeudi au "dialogue" Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara et refusé une intervention armée de l'Afrique de l'Ouest pour résoudre la crise politique.

[…]

Les évêques ont mis en garde la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) contre "les conséquences incalculables d'une intervention militaire", envisagée si M. Gbagbo refuse de céder le pouvoir.

"Nous disons non à une telle intervention", ont-ils lancé, invoquant la "solidarité" entre pays de la région.

Ils ont enfin demandé à l'ONU de "respecter la souveraineté" ivoirienne.

[…].

 

 

Observations

 

  • Peut -être que cet appel sera entendu par le Chanoine de Latran.
  • Je trouve qu'il commence à y avoir beaucoup d'avis de terrain non conformes à celui de la "Communauté internationale".
  • Les seuls a vouloir coûte que coûte l'usage de la force, internationale, c'est le camp de M. Alassane Ouattara.

 


Par Casanova - Publié dans : Information
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 17:07

Chers lecteurs,

excusez-moi de consacrer beaucoup de temps et de pages à la Côte d'Ivoire, mais je suis très inquiet de ce qui s'y passe et surtout de ce qui peut y advenir.

 

Les Ivoiriens sont des gens comme nous, ils sont bien chez eux, il fait bon vivre en Côte d'Ivoire, comme en France. Les ivoiriens n'émigrent pas : ils ne sont que 37 000 en France, pour la majorité d'entre eux depuis 2000,  suite à la rébellion du Nord. La Côte d’Ivoire est un pays qui attire, c’est un pays d’immigration (25 % de la population est immigrée).

 

Or il semble que tel Moloch, l'Occident ne soit jamais repu de victimes et de guerres (les guerres napoléonniennes, les guerres coloniales, 1870, 1914-1918, 1939-1945, l'Indochine-Vietnam, l'Algérie, la Yougoslavie...). Les guerres sont partout, en particulier en Afrique : Angola, Sierra Leone, puis Liberia, Rwanda, République Démocratique du Congo, Somalie... maintenant le Sahel. Les rébellions font rage dans les coins les plus idylliques (Casamance par exemple). Ne va-t-on jamais dire STOP ?

Il leur faut maintenant la Côte d’Ivoire ? Ça manque à leur tableau de chasse. Pensez donc, ce pays a été le plus stable d’Afrique francophone depuis l’indépendance. Ça ne peut plus durer ?

 

Rappelons nous des paroles du Président américain Eisenhower : si le lobby militaro-industriel prend le pouvoir il ne le lâchera plus !

Et alors, que se passe-t-il en Côte d'Ivoire ? Ni Laurent Gbagbo, ni Alassane Ouattara ne sont des tyrans sanguinaires. Attention à la désinformation par nos médias télévisuels. Rien ne justifie aujourd’hui une guerre contre le peuple ivoirien. Surtout pas une élection discutable, à 50/50.

Je vous invite a lire, si vous en avez le temps le texte ci-après tiré du journal Le Monde de ce jour. Texte écrit par un écrivain africain, qui peut parler de la situation bien mieux que la plupart des présentateurs et commentateurs sévissant à la télévision. Je souscris tout à fait à son analyse.

 

Note de lecture

in journal Le Monde daté du 4 janvier 2011

"L'ONU recolonise l'Afrique

En Côte d'Ivoire et en Guinée, la démocratie est bafouée

Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui, on lui choisit ses " démocrates ". Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à la confusion.

Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : " tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit ", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !

Or, les démons de la violence et de la haine hantent à nouveau la Côte d'Ivoire. Comme en 2000, le pays va se couper en deux, il va brûler comme une paille, plus rien ne peut l'empêcher. La faute à qui ? Au monde entier et d'abord et avant tout à cette fameuse communauté internationale qui n'est jamais mieux dans son rôle que quand elle rallume les incendies qu'elle est censée éteindre.

Formellement, ce " machin " derrière lequel se cachent les grosses griffes des Etats-Unis et de l'Union européenne ne pèse pas plus que le poids d'un arbitre. Son rôle se limite à prévenir les conflits et à proposer une solution négociée lorsque ceux-ci s'avèrent inévitables. Aucune circonstance exceptionnelle ne lui permet de déborder de ce cadre-là. C'est du moins ce que croyaient les néophytes, les sorciers de la diplomatie, eux ne manquant jamais d'arguments pour justifier l'injustifiable.

Disons-le clairement : l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays (le cas ivoirien compte peu en l'occurrence). Le faisant, elle outrepasse ses droits, ce qui lui arrive de plus en plus. Au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. A la manière dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Ban Ki-moon, traite ce pauvre Laurent Gbagbo, on croit revoir Gosier-d'Oiseau (célèbre personnage du Vieux nègre et la médaille, roman du Camerounais Ferdinand Oyono) transpirer sous son casque en engueulant ses nègres dans une plantation d'Oubangui-Chari.

Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de rappeler un principe. D'ailleurs, le pestiféré d'Abidjan n'a pas besoin de notre soutien : l'arrogance des chancelleries et l'hystérie des médias travaillent pour lui. La diabolisation dont il est l'objet a fini par le rendre sympathique aux yeux de ses pires détracteurs. " A force de jeter une grenouille de plus en plus loin, on finit par la jeter dans une mare ", dit un proverbe peul...

Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). Nous disons simplement que le rôle de la communauté internationale ne revient pas à prendre des positions partisanes et à se répandre en déclarations intempestives encore moins dans une situation aussi explosive que celle de la Côte d'Ivoire. Pourquoi le défi et la menace du canon là où la discrétion, la ruse, la prudence et le tact bref, l'art de la diplomatie, auraient suffi ?

Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins, alors que la Guinée tente une périlleuse expérience démocratique et que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a déjà ses sanctuaires au Burkina Faso et au Mali. La situation paraît d'autant inquiétante qu'il plane sur la région un " non-dit " tribal lourd de menaces pour l'avenir : tout sauf un Dioula au pouvoir à Abidjan ; tout sauf un Peul au pouvoir à Conakry.

La Côte d'Ivoire mérite-t-elle de brûler pour les besoins des statistiques ou pour les beaux yeux de Laurent Gbagbo ou d'Alassane Ouattara ? Non, assurément non !

Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays d'Houphouët-Boigny. A Bédié, le poison de l'ivoirité, à Ouattara, celui de la sécession, à Gbagbo celui de la confiscation du pouvoir. Chacun de ces caïds a montré combien il était prêt à sacrifier sa patrie au profit de son pouvoir personnel. De ce point de vue, ils n'ont rien d'exceptionnel.

La quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont au pouvoir à la suite d'un putsch sanglant ou d'une élection truquée. Une loi non écrite permet à chacun de tuer, de voler et de tricher pour arriver au pouvoir. La nouveauté, ce sont les " scrupules " avec lesquels les grands de ce monde regardent cela. Congo, Rwanda, Somalie, jusqu'ici ils ont encouragé les trucages électoraux et les putschs et fermé les yeux sur les pires atrocités au gré de leurs intérêts. Et voilà que ces messieurs sont soudain pris d'un excès d'états d'âme !

Eh bien, s'ils sont devenus aussi vertueux qu'ils le prétendent, pourquoi ne vont-ils pas fouiller dans les cuisines électorales du Burkina, de la Tunisie ou de l'Egypte ? Sont-ils sûrs que les dynasties présidentielles du Gabon et du Togo sont sorties de la vérité des urnes ? Se seraient-ils comportés ainsi s'il s'était agi de l'Iran, de la Birmanie ou de la Chine ?

Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême). Il y a cependant entre eux une différence de taille : le carnet d'adresses. Dans le monde mesquin et corrompu qui est le nôtre, plus besoin de formule magique, ce joujou-là suffit à ouvrir les plus secrets des sésames.

Ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Ouattara se trouve au coeur du complexe réseau qui gouverne ce monde alors que, modeste professeur d'histoire, Gbagbo, hormis un bref exil à Paris, n'est jamais sorti de chez lui. Ce petit détail-là explique mieux que tout (les longs couplets sur la démocratie par exemple) pourquoi une simple élection africaine a pris une dimension mondiale. Le village global est bel et bien là : la planète des copains et des coquins ! Et ses lois s'appliquent partout aussi bien en Côte d'Ivoire que dans la Guinée voisine où, Alpha Condé, le président " élu " est un ami des présidents africains et un vieil habitué des ministères parisiens.

" Je ne me vois pas échouer cette élection ", affirma le nouveau président guinéen au lendemain du premier tour alors qu'il accusait un retard de près de 25 points sur son concurrent. Il ne croyait pas si bien dire : l'élection fut prolongée de cinq mois, le temps sans doute que le " bon " candidat soit prêt avec à la clé, l'incendie de la Commission nationale électorale indépendante, les vols du fichier informatique, le tout suivi d'un véritable nettoyage ethnique. Il n'y eut aucune enquête et ces sourcilleux jurés de la communauté internationale n'y trouvèrent rien à redire. Comme pour confirmer ce que tout le monde savait déjà : pour être élu en Afrique, pas besoin de mouiller la chemise. Avec un peu de chance et quelques copains bien placés à l'ONU, à la Maison Blanche, à l'Elysée ou au Quai d'Orsay, vous êtes sûr de passer même à 18 %."

Tierno Monénembo

Ecrivain guinéen,

Prix Renaudot 2008 pour " Le Roi de Kahel " (Seuil)

 

 


Par Casanova - Publié dans : Information
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 11:49

« Ankara [Turquie] dénonce l'attaque d'Alexandrie [Egypte]

AFP

02/01/2011 | Mise à jour : 09:50 Réactions (7)

La Turquie a dénoncé ce matin  l'attentat "terroriste" et "lâche" perpétré dans la nuit de vendredi à samedi devant une église copte d'Alexandrie (nord de l'Egypte) qui a fait 21 morts, déclarant être "solidaire" avec le peuple égyptien.

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté le lâche attentat terroriste qui a coûté la vie à un grand nombre de personnes innocentes", souligne le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La Turquie est "choquée" par cette attaque qui "vise la paix sociale en Egypte, (pays) frère et ami", poursuit le texte qui se dit "solidaire", car "la Turquie a beaucoup souffert elle aussi du terrorisme", notamment séparatiste kurde. » 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/02/97001-20110102FILWWW00022-ankara-denonce-l-attaque-d-alexandrie.php

 

 

Dans le même temps :

Turkish forces in the occupied area of Karpasia in Northern Cyprus have presented a new challenge regarding the celebration of Christmas by Christians living in the territory. For the first time in 36 years Christians trapped in the occupied area were forbidden from celebrating Christmas.
On Christmas morning, Saturday 25 December 2010, Father Zacharias and a large number of people went to the Church of Saint Sinesios in Rizokarpaso (photo) to begin Matins for Christmas. Meanwhile men of the occupied forces rushed to the church, interrupted the service, urged the priest to remove his vestments, and ordered everyone leave the church. When everyone had left, the doors were sealed. 

 

Traduction : par tartuffo anna26/10/2010 A Rizokarpaso, dans la zone de Chypre occupée par les Turcs, au matin de Noël, le P. Zacharias commençait à célébrer les matines dans l'église Saint-Synesius, lorsque l'armée turque est entrée dans l'église. Elle a contraint le prêtre à ôter ses ornements et a chassé les fidèles. Puis elle a scellé les portes de l'église. La même chose est arrivée à l'église de la Sainte Trinité.

 

http://eu.greekreporter.com/2010/12/26/turkish-cypriot-grinches-steal-christmas-stop-holiday-liturgy/

 

 

Commentaires choisis sur l’article

 

« ALUALULa plupart des médias parlent généralement d'"affrontements" entre coptes et musulmans lorsque de tels évènements arrivent tendant à faire croire que chrétiens et musulmans entretiennent la même posture conflictuelle et agressive alors qu'il s'agit dans la totalité des cas en Egypte d'attaques lancées par des musulmans contre des chrétiens et jamais l'inverse.

Le 2/01/2011 à 11:2 »

 

Quidam FrançaisTiens, tiens !! Et je n'ai pas entendu ou lu quelque part que la même Turquie était "choquée" ou avait "condamné" l'attentat qui a eu lieu contre une autre église pendant la messe de minuit de Noêl à Chypre occupée par la même Turquie.... peut être que cela n'a pas été rapporté au ministère des affaires étrangères turque...

Le 2/01/2011 à 10:17"

 

Rappel

 

- La Turquie, toujours candidate à l’entrée dans l’Union Européenne, soutenue par la Grande Bretagne et les USA, occupe militairement, depuis 35 ans, la moitié nord de l’île de Chypre, membre de l’Union Européenne.

 

- Malgré cela les négociations d’adhésion à l’Union Européenne ont été lancées !

 

- La Turquie dispose de la plus forte armée de l'OTAN, à part celle des USA.

 

 

Observations

 

  •   La Turquie est dite « laïque » (elle l’était du temps de Kémal Attaturk). Quand va donc s’arrêter l’hypocrisie des eurocrates et des politiciens européens. Qu’en disent nos 72 députés européens français ? Je n’ai observé aucune déclaration de leur part.
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_députés_européens_de_France_2009-2014
  •  L’Europe « anglo-saxonne » n’en est pas à un paradoxe près. Qu’un pays européen (Chypre) soit occupé militairement par un état étranger (Turquie) ne semble pas la contrarier outre mesure…Tant qu’on peut faire du business !
  •  Par contre cette même Europe s’empresse de prendre des sanctions (contre Laurent Gbagbo)  dans un pays souverain , hors de l’Europe communautaire.
  • Moralité européenne : « fais ce que je dis et pas ce que je fais. » ou « Selon que vous serez puissant ou misérable … »
  • "Indignez-vous !" dit Stéphane Hessel !!!

 

 

 

 

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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 15:54

Berlin (Allemagne): 300 Ivoiriens et Africains marchent sur le Ministère des Affaires étrangères pour soutenir Gbagbo. Mercredi 29 décembre 2010.

 

 

Rappel, les médias français, par leur présentation tendancieuse, sinon fallacieuse, ayant pris parti pour M. Ouattara, , j'ai pris le contre-pieds et ai présenté des avis, opinions et manifestations qui vont à l'encontre de la "parole officielle de la France" reprise en boucle.

 

à mon avis, d'après le droit ivoirien, M. Gbagbo est le président de la Côte d'Ivoire.

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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 15:03

Notes de lecture

In Radio France International (RFI)

 

http://www.rfi.fr/afrique/20110101-

« Egypte : attentat meurtrier le jour de l'An devant une église copte d'Alexandrie

Avec notre correspondant à Alexandrie, Alexandre Buccianti

L’explosion a eu lieu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier devant l’Eglise Saint Marc dans la partie populaire du quartier de Sidi Bishr à l’est d’Alexandrie après la messe. Une forte explosion due à une voiture piégée garée devant l’église qui a brisé les vitres des maisons alentours. Alexandrie avait déjà été le théâtre d’attentats contre des chrétiens dans des églises. Il s’agissait toutefois de fidèles poignardés et non pas de bombes de forte puissance.

Le dernier bilan officiel fait état de 21 morts. »

Observation

1 - Voyez nuance entre être tué par égorgement ou par bombe ! Il ne faudrait pas tout confondre !

2 - Je trouve curieux de constater que nos « intellectuels » nous expliquent que l’extrémisme existe dans toutes les religions, certes et j’en suis d’accord, mais avec une nuance d’importance, depuis des années se sont toujours les chrétiens qui sont trucidés par des musulmans (évidemment extrémistes), alors que les chrétiens comme les juifs, religions du Livre, doivent être respectés, en principe, selon le Saint Coran.

3 – Rappel les Coptes chrétiens étaient présents en Egypte, six siècles avant l’Islam. Ils ne sont pas riches et ne sont pas des « croisés » de l’Occident. Ils sont chez eux en Egypte. Quoi que, on peut s'interroger. Les Serbes étaient aussi chez eux au Kosovo et en ont été chassés par les Albanais "islamo-mafieux" devenus progressivement plus nombreux (excusez-moi de l'expression, même si elle est couremment utilisée, en particulier pour qualifier le président du Kosovo, Hashim Thaçi), après la victoire des Ottomans sur les Serbes en 1389.

 

4 - Alexandrie n'est pas une ville a priori "barbare". Elle a accueilli la plus grande bibliothèque du monde grec et romain.

 



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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 17:04

"Michel Galy : Politologue, chercheur au Centre d'études sur les conflits (Paris), auteur de plusieurs ouvrages sur l'Afrique, et notamment sur la Côte-d'lvoire.

In hebdomadaire  Marianne, N° 715, 1er au 7 janvier 2011. Propos recueillis par Alain Léauthier

 

Marianne : Vous avez suivi l'élection présidentielle à Abidjan. Selon vous, la légitimité de l'élection d'Alassane Ouattara fait-elle aussi problème ?

 

Michel Galy : Ce que je conteste, ce sont les conditions de l'élection dans le nord du pays, sous contrôle absolu des Forces nouvelles (FN), les ex-rebelles. Les accords de Ouagadougou en 2007, scellant la réconciliation nationale entre Gbagbo et les FN, n'y ont pas vraiment été respectés : les FN n'ont que très partiellement désarmé, le redéploiement de l'Etat ivoirien y est demeuré une fiction, tout comme la pacification des esprits et la pluralité des sources d'information. Voilà des années que le Nord est soumis à une violence continue, à la dictature des anciens rebelles devenus des chefs de zone avant tout préoccupés de gérer de multiples trafics.

[...]

Les pays étrangers et l'ONU ont-ils tort de soutenir aussi unanimement Ouattara ?

M.G. : Incontestablement, Choi Young-jin, le représentant de l'ONU en Côte-d'Ivoire, a outrepassé au mandat qui lui était confié. Il devait se contenter de certifier la régularité de l'élection et cela s'est transformé en nomination pure et simple [celle de Ouattara], avec, en arrière-plan, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis à la manœuvre pour imposer ce choix. Toux ceux qui étaient présents les ont vus agir.

 

[…] Dernière chose, enfin : si on menace Gbagbo de la Cour pénale internationale (CPI), alors il nous faut être clairs : cela concernera également Guillaume Soro (l'ancien chef des FN devenu Premier ministre de Gbagbo et aujourd'hui celui de Ouattara) et ses troupes, qui n'ont pas vraiment les mains blanches..."

 

Observation

 

Les voix "autorisées" ne manquent pas pour contester la position de la France de Nicolas Sarkozy et de la "Communauté internationale".

 

Ces élections ont été faussées, d'abord par le clan Alassane Ouattara soutenu par les ambassadeurs de France et des USA en Côte d'Ivoire.

 

C'est de plus en plus évident, le mensonge et la désinformation sont les outils principaux pour arriver au pouvoir. C'est vrai aussi à Ampus.

 


 


 


 

 


 

 

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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 23:55

Alors que les télévisons françaises ne présentent pratiquement que des actions des pro-Ouattara (en particulier contre les ambassades à Paris et à Bruxelles), et des réactions de la "Communauté internationale", la lecture des blogs montre une forte mobilisation des pro-Gbagbo un peu partout.

Nouvel exemple

http://ja-jp.facebook.com/note.php?note_id=479417739378

Canada : grande marche des patriotes ivoiriens à Montréal

« […]

Selon Mr Jean Hilaire Yapi, (Président du Collectif des ivoiriens-du Canada), « la Côte d’ivoire est un pays souverain et membre à part entière de l’ONU. Elle a une constitution et des lois qui doivent être respectées. Ni l’ONU, ni la France, ni l’Union Européenne et d’autres pays, aussi puissants soient-ils ne peuvent se substituer aux décisions du Conseil Constitutionnel la juridiction suprême du pays. En effet, suite à l’impasse dans laquelle se trouve notre pays, et qui est due à la proclamation hors délai des résultats, par Mr Youssouf Bakayoko, le Président de la CEI [...] en lieu et place du Conseil Constitutionnel, nous ne pouvons rester indifférents face aux mépris de la communauté internationale, envers notre appareil judiciaire qui est le fondement de notre société.» […]

Non aux suffrages exprimés qui ne correspondent pas aux nombres d’habitants de certaines villes du Nord de la Côte d’ivoire !

Non aux résultats frauduleux obtenus suites aux bourrages des urnes et aux trafics des chiffres !

Non aux résultats obtenus sous la menace des armes et de la violence (viols, molestages, intimidations, séquestrations, éliminations du secret du vote par la suppression d’isoloirs, meurtres et destructions des biens) ! Non à l’imposition de force de la France du soi-disant Président de la République du Golf Hôtel Mr Alassane Ouattara (parrain de la rébellion qui a endeuillée notre pays) ! […] »

 

Nathalie Zemgbo Djiezion, Ottawa.

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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 13:04

Notes de lecture sur RFI.fr


NIGERIA -  Article publié le : dimanche 26 décembre 2010 - Dernière modification le : dimanche 26 décembre 2010
Nigeria / Attentats : les tensions entre chrétiens et musulmans s’intensifient

REUTERS/Afolabi Sotunde
Par RFI


" Le Nigeria a connu à la veille de Noël une série d'attentats à la bombe et d'attaques d'église sans précédent. Dans le centre du pays, à Jos qui marque la limite entre nord majoritairement musulman et le sud principalement chrétien, une cinquantaine de personnes au moins sont mortes et soixante-dix autres au moins ont été blessées. Des violences ont été également signalées plus au nord, dans la ville de Maiduguri. Des membres présumés d'une secte islamiste ont attaqué trois églises, brûlant l'une d'elles et faisant six morts, selon l'armée. Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan a promis que les auteurs des violences seraient jugés. Les tensions entre chrétiens et musulmans s'exacerbent au Nigeria à l'approche du scrutin présidentiel d'avril 2011."
  
 26/12/2010 par Julie Vandal

"La façade de l’église de Gada Biu est parsemée d’impacts. C’est dans ce quartier majoritairement chrétien qu’une partie des explosions à la bombe ont eu lieu à la veille de Noël.
[...] Les assaillants ce sont les Haoussas. Ils sont musulmans et sont venus avec leurs marchandises pour les vendre sans que l’on sache qu’ils avaient des explosifs. Après les avoir posés, ils sont partis. On a eu six explosions l’une après l’autre ».
[...]
Selon un bilan établit par RFI en arpentant les quartiers et les hôpitaux, au moins 50 personnes ont trouvé la mort dans ces attentats et plus de 70 ont été blessées."

 

Voir aussi mon article 302 sur ce blog

 

Voir aussi, pour Noël en Irak : http://www.lejdd.fr/International/Actualite/les-chretiens-d-irak-persecutes-248047/?sitemapnews

 

Voir aussi : http://www.portesouvertes.fr/informer/persecution.php

 

Observations

  • Donner une information n'est pas mettre de l'huile sur le feu.
  • Nier l'évidence n'est pas très responsable.
  • Evidemment, il faut le répéter, tous les musulmans ne sont pas en cause, loin de là, mais aujourd'hui les intolérants et poseurs de bombes, se réclament de l'Islam (du Pakistan au Nigéria, en passant par l'Irak et le Soudan).
  • Avant de préconiser une intervention armée en Côte d'Ivoire, le Président du Nigéria ferait bien de s'occuper de son propre pays.
  • Les pays africains anglophones, montrés en exemples (très récents), ont encore du chemin à parcourir vers l'harmonie.
  • On nous rebat les oreilles avec l'islamophobie, le racisme et l'antisémitisme...qui séviraient en France, mais qui parle de la christianophobie, ou du racisme anti-blanc, au MRAP, au PS, à l'UMP, à SOS Racisme... ? La ligue arabe a-t-elle pris parti ???

 


 

Par Casanova - Publié dans : Information
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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 16:12

Si vous avez quelques moyens et souhaitez quitter les brumes, la neige et le verglas, pour cette fin d'année, vous pouvez envisager d'imiter quelques personnalités françaises de bon goût, qui ont choisi Marrakech : Le Président de la République, Nicolas Sarkozy et son épouse, Le directeur général du FMI (fonds monétaire international), Dominique Strauss-Kahn et son épouse, Les époux Balkany, Le couple Chirac, le couple Jean-Louis Borloo... Que du beau monde.

 

Bref si vous ne voulez pas être dépaysé en vacances partez pour le sud marocain.

 

Source : JDD, Wikio-news

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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 10:30

  ANALYSE et synthèse de la situation en Côte d’Ivoire par Maître TOURE Lassina, Franco-ivoirien Avocat à la Cour d’Appel de Paris.

in Le Figaro

Le 17/12/2010 à 18:40

 

 

C'est un peu long mais nécessaire à la compréhension de la situation. Merci de prendre le temps de lire cette analyse juridique et réaliste d'un avocat franco-ivoirien. 

 

http://plus.lefigaro.fr/page/lassina-toure

 

Lassina TOURE LE VOLCAN IVOIRIEN AU BORD DE L’IRRUPTION.

Le 28 novembre 2010 se déroulaient les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, opposant le Président sortant, Monsieur Laurent GBAGBO à l’ancien Premier Ministre, Monsieur Alassane OUATTARA. Que de chemins parcourus pour parvenir à cette élection, tant les embuches furent nombreux, au point que certains croyaient à des manœuvres dilatoires de la part du Président Laurent GBAGBO, pour éviter des élections qu’il savait pour lui perdues d’avance. En fait, Monsieur Laurent GBAGBO expliquera qu’il voulait que soient réunies toutes les conditions d’une élection libre, transparente, démocratique et à l’abri de toute contestation. A cette fin, il a fait plusieurs concessions, parfois même à l’encontre de ses propres intérêts, dont notamment l’utilisation des pleins pouvoirs de l’article 48 de la Constitution, pour permettre à son actuel rival, Monsieur Alassane OUATTARA de participer à ces élections, alors qu’il en avait été empêché, à tort ou à raison lors des précédentes élections.

 

Le Président Laurent GBAGBO avait posé également comme postulat le désarmement des forces rebelles (Forces Nouvelles) et des milices pour permettre des meilleurs conditions électorales sur tout le territoire ivoirien, notamment la possibilité pour chaque candidat et son équipe d’aller librement battre campagne partout, et d’avoir ses hommes dans tous les bureaux de vote pendant tout le processus électoral. Mais des voies se sont élevées dans l’opposition et ailleurs, pour dénoncer une manœuvre dilatoire, visant à retarder inutilement ces élections, si bien que Monsieur Laurent GBAGBO a dû renoncer à cette condition, contre ses propres intérêts, malgré les conséquences prévisibles et désastreuses que cela pouvait avoir pour lui : d’avoir à mener campagne dans une zone hostile et armée, et avec des gens qui ont déjà tenté de le renverser et qui n’hésitent pas à recourir à la violence.

 

Ainsi, il a accepté de participer à ces élections avec ce lourd handicap qu’aucun autre candidat au monde n’aurait accepté, alors que dans le même temps, son principal adversaire du nord ne rencontrait aucune difficulté à se déplacer sur tout le territoire ivoirien.

 

Malgré ces difficultés, au premier tour de ces élections, le Président Laurent GBAGBO a obtenu 38,04%, et son rival Monsieur Alassane OUATTARA, 32,07%, tandis que l’ancien Président, Monsieur BEDIE n’a récolté qu’un peu plus de 25%. Déjà, à l’issue de ce premier tour, le camp présidentiel avait dénoncé des tracasseries, des obstacles et violences, ainsi que des irrégularités dans le nord du pays, à cause de l’insuffisance des observateurs nationaux et internationaux, ainsi que des forces de l’ordre nationales et étrangères. Pour le deuxième tour qui devait opposer Monsieur Laurent GBAGBO à Monsieur Alassane OUATTARA, Monsieur BEDIE ayant été éliminé dès le premier tour, a demandé à ses partisans de se reporter sur Monsieur Alassane OUATTARA, le camp présidentiel de son côté, a décidé de renforcer son effectif dans le nord et demandé aux observateurs nationaux et étrangers d’être plus nombreux sur tout le territoire, et particulièrement dans les zones sous contrôle des forces nouvelles afin d’éviter tout écueil, et le cas échéant, de les constater pour les dénoncer.

 

A ce stade, il convient de rappeler que pour l’organisation de ces élections et de la proclamation des résultats, la Côte d’Ivoire s’est dotée de deux institutions : la Commission électorale indépendante, dite C.E.I. chargée d’organiser les élections, de recueillir les résultats, de les consolider et de proclamer les résultats provisoires dans un délai de trois jours à compter de la clôture du scrutin (Article 59 nouveau du Code Electoral), avant de les transmettre au Conseil Constitutionnel pour la proclamation des résultats définitifs.

 

Le Conseil Constitutionnel est quant à lui, une véritable juridiction en matière électorale, qui reçoit les résultats provisoires fournis par la C.E.I. ainsi que les réclamations éventuelles, les vérifie et statue en dernier ressort sur les cas litigieux, avant de proclamer les résultats définitif (Article 94 de la Constitution). Et sa décision s’impose à tous, sans aucun recours possible. Il faut rappeler à cet égard, que ce Conseil Constitutionnel est calqué dans sa forme, sa composition et ses attributions sur son modèle français du même nom, d’où la nécessité de préciser qu’il ne s’agit pas d’une invention de dernière minute par les autorités ivoiriennes en vue de ces élections. De plus, avant ces élections et après le premier tour, personne n’a contesté la légitimité de cette institution, ni la nomination de son président par le Président de la République. Mais curieusement, si en France le nom du Président du Conseil Constitutionnel n’est jamais associé à celui du Président de la République qui l’a nommé, celui de la Côte d’Ivoire, depuis ces élections, est toujours présenté comme un proche du Président Laurent GBAGBO, du même parti que lui, ou comme un ami du Président Laurent GBAGBO ou encore de quelqu’un de nommé par lui, alors que ces mêmes remarques n’ont jamais été adressées à Monsieur DUMAS sous Monsieur MITTERRAND, ou à Monsieur DEBRE sous Messieurs CHIRAC ou SARKOZY.

 

Au cours du deuxième tour de ces élections, le 28 novembre 2010, beaucoup de partisans de Monsieur Laurent GBAGBO dans le nord du pays ont été brutalisés, incarcérés dans des containers, ce qui a entrainé des blessés, et des morts, et en tout état de cause, ils ont été empêchés de participer de manière régulière à ces élections, depuis le vote jusqu’au procès verbal des résultats. Ce constat d’irrégularité a été fait non pas seulement par des observateurs ivoiriens et africains, mais également par ceux de la C.E., dont le représentant énumérait à la télévision ivoirienne et sur des chaines internationales, les différentes irrégularités et violences subies au nord par les partisans du Président Laurent GBAGBO, et concluait qu’il appartiendrait aux autorités ivoiriennes d’en tirer toutes les conséquences, tout en admettant par ailleurs que dans l’ensemble ces élections étaient acceptables. C’est ainsi, qu’à l’issue de ces votes, le camp présidentiel présentait des requêtes en annulation des votes de certaines régions du nord et de l’ouest entachés selon eux d’irrégularités et portant gravement atteinte à sincérité du scrutin.

 

la Commission électorale indépendante (dite CEI).

La CEI qui devait recevoir les résultats de ces élections, les consolider (regrouper de manière homogène) et proclamer les résultats provisoires, par la voix de son président entouré de ses membres et en son siège, avant de les transmettre au Conseil Constitutionnel pour la proclamation des résultats définitif, n’est pas parvenue à un consensus, car cette institution qui est essentiellement composée des membres des différents partis politiques, a transposé en son sein ses querelles intestines qui ont fini par paralyser son bon fonctionnement, l’empêchant ainsi de proclamer un résultat provisoire dans le délai légal de trois jours qui lui était imparti. Dans cette hypothèse, faute de parvenir à un accord pour la proclamation du résultat provisoire, les lois ivoiriennes prévoient la transmission du scrutin en l’état au Conseil Constitutionnel, pour que celui-ci le reprenne en entier, le purge de tous ses litiges et proclame le résultat définitif. En l’espèce, c’est ce qui aurait dû se passer, la CEI devait tout simplement transmettre le dossier au Conseil Constitutionnel pour que celui-ci tranche les cas litigieux et proclame le résultat définitif. Si les choses s’étaient produites ainsi, il n’y aurait pas eu, toutes les polémiques que nous voyons actuellement sur la Côte d’Ivoire, car le droit se serait appliqué du début à la fin. Au lieu de cela, qu’à t-on constaté ? A la suite de l’échec de la C.E.I. de parvenir à un consensus sur le résultat consolidé et provisoire, si son président a effectivement transmis le dossier au Conseil Constitutionnel pour la suite à donner au processus, il s’est curieusement rendu à l’Hôtel du Golf servant de QG aux forces Nouvelles, et qui était également occupé à cette occasion par les membres des partis de l’opposition. En présence de ces derniers et de la presse étrangère, exclusivement invitée pour la circonstance, sous le motif de déclarations solennelles des partis de l’opposition, le Président de la C.E.I. dans ces circonstances bien étranges, et hors contexte, s’est livré à la proclamation de prétendus résultats de ces élections, faisant état de plus de 54% pour Monsieur Alassane OUATTARA et d’un peu plus de 45% pour Monsieur Laurent GBAGBO. Ces résultats qui ne reflètent aucune réalité puisqu’à les supposer incontestables, n’étaient que provisoires, dans la mesure où ils comportaient encore tous les cas litigieux non encore jugés, et pourtant ce sont ces résultats qui, en quelques minutes ont sillonné le monde entier par le biais des différents media étrangers, annonçant à ce stade, Monsieur Alassane OUATTARA comme vainqueur des élections.

 

Le représentant de l'ONU

A cette confusion est venue s’ajouter la déclaration du représentant spécial des Nation Unis en Côte d’Ivoire, Monsieur CHOI, qui a d’abord confirmé la victoire de Monsieur Alassane OUATTARA. Puis, soumis au feu roulant des protestations des autorités ivoiriennes, de la presse et de la population, Monsieur CHOI a ajouté que d’après ses propres modes de calcul au nombre de trois, même si on écartait les cas litigieux - sans pour autant préciser lesquels - Monsieur Alassane OUATTARA serait vainqueur sur Monsieur Laurent GBAGBO avec une différence de 8 à10%. On se demande d’ailleurs comment Monsieur CHOI a pu parvenir à ce résultat, alors que tout bon fonctionnaire international, il n’a aucune compétence en matière juridictionnelle pour trancher de tels cas litigieux, et que par ailleurs, son rôle qui devait consister à suivre ces élections et à certifier le résultat définitif fourni par le Conseil Constitutionnel, s’il lui paraissait conformes aux normes internationales, ou à refuser cette certification si tel n’est pas le cas. Ainsi, ces résultat provisoires qui ne reflètent aucune réalité de la situation ont été repris sans discernement par le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN KI MOON, puis par Madame Hillary CLINTON, par Monsieur Barak OBAMA, Monsieur SARKOZY, l’UE, la CEDEAO, l’UA, faisant de Monsieur Alassane OUATTARA le vainqueur des élections en Côte d’Ivoire avec plus de 54% des voix, alors que ce chiffre n’est que provisoire et par ailleurs, chargé de tous les cas litigieux.

 

De son côté, le Président Laurent GBAGBO qui avait été pressé par la communauté internationale d’aller aux élections ; qui par ailleurs a dû faire plusieurs concessions, pour ne pas être taxé de vouloir confisquer le pouvoir ; qui a en outre, participé à ces élections dans des conditions qui lui étaient tout à fait défavorables, tout en demandant à ses partisans de se conformer aux lois en toute circonstance ; et qui enfin, n’a jamais tenter d’arrêter le cours de ces élections face à ces violences, ou de recourir à des moyens déloyaux ; a décidé de saisir le Conseil Constitutionnel de toutes ses réclamations sur des faits précis, corroborés par procès-verbaux, des témoignages d’observateurs nationaux et étrangers. C’est alors qu’après examens, vérifications et constatations, le Conseil Constitutionnel, par son jugement, a annulé certains votes, ce qui lui a permis d’aboutir au résultat de 51,45% pour Monsieur Laurent GBAGBO et de 48,55 % pour Monsieur Alassane OUATTARA – résultat aussitôt contesté par le camp de Monsieur Alassane OUATTARA, par Monsieur CHOI, par les Nations Unies et puissances occidentales, ainsi que par la CEDEAO et l’Union Africaine. Dès le lendemain de la proclamation de ces résultats définitifs, le Président Laurent GBAGBO nouvellement élu a prêté serment devant le Conseil Constitutionnel, réuni en assemblée solennelle, conformément à l’article 39 de la Constitution, tandis que son rival malheureux, Monsieur Alassane OUATTARA, adressait au Conseil Constitutionnel par voie d’Huissier de justice un courrier contenant son serment, contrairement aux dispositions de la constitution ivoirienne. Du point de vue légal, le résultat définitif tel que proclamé par le Conseil Constitutionnel et la prestation de serment par le Président Laurent GBAGBO sont tout à fait conformes aux textes ivoiriens, et que par ailleurs la participation des Nations Unies à une élection n’a pas objet de priver cet Etat de ses lois et de sa souveraineté. A cet égard, il convient de rappeler que les Nations Unies sont en Côte d’Ivoire à la demande des autorités ivoiriennes ; que cet organe, constitué d’Etats membres n’est ni une super structure, ni un supplétif d’Etat, et comporte dans sa charte, une interdiction absolue de s’immiscer dans les affaires intérieurs d’un Etat, sans considération de sa puissance économique ou militaire. En outre, l’une des règles sacrées des Nations Unies est d’éviter de créer des conditions conflictuelles à défaut de pouvoir régler des situations difficiles. Or, en Côte d’Ivoire, non seulement elles ne sont pas arrivées à aider les ivoiriens à surmonter leurs difficultés, mais par leurs initiatives inconsidérées risquent de plonger le pays dans une guerre entre ivoiriens aux conséquences incommensurables. La possibilité de certifier des résultats définitifs par les Nations Unies - ce qui était une première en Afrique - ne lui conférait aucun pouvoir de se substituer aux Institutions ivoiriennes pour désigner leur Président de la République. Quant aux puissances occidentales, aveuglées par leurs intérêts immédiats, par leurs soutiens à un candidat ou par sa reconnaissance en tant que président, dans des conditions contraires aux règles juridiques qu’elles défendent elles mêmes dans leur propre pays, risquent de plonger la Côte d’Ivoire dans un conflit où tous y perdraient. La seule solution de nature à satisfaire tous les intérêts en présence serait la recherche d’une solution politique, le droit étant du côté du Président Laurent GBAGBO, car Monsieur Alassane OUATTARA pourra difficilement, du point de vue légal, faire triompher sa cause présidentielle, à partir de résultats provisoires et au demeurant contestés, et d’un serment prêté par écrit, convoyé même par Huissier de Justice, auprès d’un Conseil Constitutionnel dont il conteste la décision. En outre, du point de vue politique quel est ce président qui voudra marcher dans une rivière de sang pour aller occuper un fauteuil Présidentiel souillé du sang de son adversaire.

 

En considération de tout ce qui précède, Que tous ceux qui aiment la Côte d’Ivoire ou qui la considère comme un pays frère ou ami, ou même qui ne l’aiment pas mais qui considèrent qu’il y a des être humains qui y vivent et qui aspirent comme eux même d’y vivre dans la paix, examinent la situation de ce pays avec beaucoup d’humanité et de responsabilité, car nous ne sommes pas très loin de deux groupes prêts à s’affronter et nous savons tous ce que cela a produit au Rwanda ! Merci de votre attention.  

Maître TOURE Lassina, Franco-ivoirien Avocat à la Cour d’Appel de Paris. 

Le 17/12/2010 à 18:40

 

Par Casanova - Publié dans : Information
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