Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 10:30

  ANALYSE et synthèse de la situation en Côte d’Ivoire par Maître TOURE Lassina, Franco-ivoirien Avocat à la Cour d’Appel de Paris.

in Le Figaro

Le 17/12/2010 à 18:40

 

 

C'est un peu long mais nécessaire à la compréhension de la situation. Merci de prendre le temps de lire cette analyse juridique et réaliste d'un avocat franco-ivoirien. 

 

http://plus.lefigaro.fr/page/lassina-toure

 

Lassina TOURE LE VOLCAN IVOIRIEN AU BORD DE L’IRRUPTION.

Le 28 novembre 2010 se déroulaient les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, opposant le Président sortant, Monsieur Laurent GBAGBO à l’ancien Premier Ministre, Monsieur Alassane OUATTARA. Que de chemins parcourus pour parvenir à cette élection, tant les embuches furent nombreux, au point que certains croyaient à des manœuvres dilatoires de la part du Président Laurent GBAGBO, pour éviter des élections qu’il savait pour lui perdues d’avance. En fait, Monsieur Laurent GBAGBO expliquera qu’il voulait que soient réunies toutes les conditions d’une élection libre, transparente, démocratique et à l’abri de toute contestation. A cette fin, il a fait plusieurs concessions, parfois même à l’encontre de ses propres intérêts, dont notamment l’utilisation des pleins pouvoirs de l’article 48 de la Constitution, pour permettre à son actuel rival, Monsieur Alassane OUATTARA de participer à ces élections, alors qu’il en avait été empêché, à tort ou à raison lors des précédentes élections.

 

Le Président Laurent GBAGBO avait posé également comme postulat le désarmement des forces rebelles (Forces Nouvelles) et des milices pour permettre des meilleurs conditions électorales sur tout le territoire ivoirien, notamment la possibilité pour chaque candidat et son équipe d’aller librement battre campagne partout, et d’avoir ses hommes dans tous les bureaux de vote pendant tout le processus électoral. Mais des voies se sont élevées dans l’opposition et ailleurs, pour dénoncer une manœuvre dilatoire, visant à retarder inutilement ces élections, si bien que Monsieur Laurent GBAGBO a dû renoncer à cette condition, contre ses propres intérêts, malgré les conséquences prévisibles et désastreuses que cela pouvait avoir pour lui : d’avoir à mener campagne dans une zone hostile et armée, et avec des gens qui ont déjà tenté de le renverser et qui n’hésitent pas à recourir à la violence.

 

Ainsi, il a accepté de participer à ces élections avec ce lourd handicap qu’aucun autre candidat au monde n’aurait accepté, alors que dans le même temps, son principal adversaire du nord ne rencontrait aucune difficulté à se déplacer sur tout le territoire ivoirien.

 

Malgré ces difficultés, au premier tour de ces élections, le Président Laurent GBAGBO a obtenu 38,04%, et son rival Monsieur Alassane OUATTARA, 32,07%, tandis que l’ancien Président, Monsieur BEDIE n’a récolté qu’un peu plus de 25%. Déjà, à l’issue de ce premier tour, le camp présidentiel avait dénoncé des tracasseries, des obstacles et violences, ainsi que des irrégularités dans le nord du pays, à cause de l’insuffisance des observateurs nationaux et internationaux, ainsi que des forces de l’ordre nationales et étrangères. Pour le deuxième tour qui devait opposer Monsieur Laurent GBAGBO à Monsieur Alassane OUATTARA, Monsieur BEDIE ayant été éliminé dès le premier tour, a demandé à ses partisans de se reporter sur Monsieur Alassane OUATTARA, le camp présidentiel de son côté, a décidé de renforcer son effectif dans le nord et demandé aux observateurs nationaux et étrangers d’être plus nombreux sur tout le territoire, et particulièrement dans les zones sous contrôle des forces nouvelles afin d’éviter tout écueil, et le cas échéant, de les constater pour les dénoncer.

 

A ce stade, il convient de rappeler que pour l’organisation de ces élections et de la proclamation des résultats, la Côte d’Ivoire s’est dotée de deux institutions : la Commission électorale indépendante, dite C.E.I. chargée d’organiser les élections, de recueillir les résultats, de les consolider et de proclamer les résultats provisoires dans un délai de trois jours à compter de la clôture du scrutin (Article 59 nouveau du Code Electoral), avant de les transmettre au Conseil Constitutionnel pour la proclamation des résultats définitifs.

 

Le Conseil Constitutionnel est quant à lui, une véritable juridiction en matière électorale, qui reçoit les résultats provisoires fournis par la C.E.I. ainsi que les réclamations éventuelles, les vérifie et statue en dernier ressort sur les cas litigieux, avant de proclamer les résultats définitif (Article 94 de la Constitution). Et sa décision s’impose à tous, sans aucun recours possible. Il faut rappeler à cet égard, que ce Conseil Constitutionnel est calqué dans sa forme, sa composition et ses attributions sur son modèle français du même nom, d’où la nécessité de préciser qu’il ne s’agit pas d’une invention de dernière minute par les autorités ivoiriennes en vue de ces élections. De plus, avant ces élections et après le premier tour, personne n’a contesté la légitimité de cette institution, ni la nomination de son président par le Président de la République. Mais curieusement, si en France le nom du Président du Conseil Constitutionnel n’est jamais associé à celui du Président de la République qui l’a nommé, celui de la Côte d’Ivoire, depuis ces élections, est toujours présenté comme un proche du Président Laurent GBAGBO, du même parti que lui, ou comme un ami du Président Laurent GBAGBO ou encore de quelqu’un de nommé par lui, alors que ces mêmes remarques n’ont jamais été adressées à Monsieur DUMAS sous Monsieur MITTERRAND, ou à Monsieur DEBRE sous Messieurs CHIRAC ou SARKOZY.

 

Au cours du deuxième tour de ces élections, le 28 novembre 2010, beaucoup de partisans de Monsieur Laurent GBAGBO dans le nord du pays ont été brutalisés, incarcérés dans des containers, ce qui a entrainé des blessés, et des morts, et en tout état de cause, ils ont été empêchés de participer de manière régulière à ces élections, depuis le vote jusqu’au procès verbal des résultats. Ce constat d’irrégularité a été fait non pas seulement par des observateurs ivoiriens et africains, mais également par ceux de la C.E., dont le représentant énumérait à la télévision ivoirienne et sur des chaines internationales, les différentes irrégularités et violences subies au nord par les partisans du Président Laurent GBAGBO, et concluait qu’il appartiendrait aux autorités ivoiriennes d’en tirer toutes les conséquences, tout en admettant par ailleurs que dans l’ensemble ces élections étaient acceptables. C’est ainsi, qu’à l’issue de ces votes, le camp présidentiel présentait des requêtes en annulation des votes de certaines régions du nord et de l’ouest entachés selon eux d’irrégularités et portant gravement atteinte à sincérité du scrutin.

 

la Commission électorale indépendante (dite CEI).

La CEI qui devait recevoir les résultats de ces élections, les consolider (regrouper de manière homogène) et proclamer les résultats provisoires, par la voix de son président entouré de ses membres et en son siège, avant de les transmettre au Conseil Constitutionnel pour la proclamation des résultats définitif, n’est pas parvenue à un consensus, car cette institution qui est essentiellement composée des membres des différents partis politiques, a transposé en son sein ses querelles intestines qui ont fini par paralyser son bon fonctionnement, l’empêchant ainsi de proclamer un résultat provisoire dans le délai légal de trois jours qui lui était imparti. Dans cette hypothèse, faute de parvenir à un accord pour la proclamation du résultat provisoire, les lois ivoiriennes prévoient la transmission du scrutin en l’état au Conseil Constitutionnel, pour que celui-ci le reprenne en entier, le purge de tous ses litiges et proclame le résultat définitif. En l’espèce, c’est ce qui aurait dû se passer, la CEI devait tout simplement transmettre le dossier au Conseil Constitutionnel pour que celui-ci tranche les cas litigieux et proclame le résultat définitif. Si les choses s’étaient produites ainsi, il n’y aurait pas eu, toutes les polémiques que nous voyons actuellement sur la Côte d’Ivoire, car le droit se serait appliqué du début à la fin. Au lieu de cela, qu’à t-on constaté ? A la suite de l’échec de la C.E.I. de parvenir à un consensus sur le résultat consolidé et provisoire, si son président a effectivement transmis le dossier au Conseil Constitutionnel pour la suite à donner au processus, il s’est curieusement rendu à l’Hôtel du Golf servant de QG aux forces Nouvelles, et qui était également occupé à cette occasion par les membres des partis de l’opposition. En présence de ces derniers et de la presse étrangère, exclusivement invitée pour la circonstance, sous le motif de déclarations solennelles des partis de l’opposition, le Président de la C.E.I. dans ces circonstances bien étranges, et hors contexte, s’est livré à la proclamation de prétendus résultats de ces élections, faisant état de plus de 54% pour Monsieur Alassane OUATTARA et d’un peu plus de 45% pour Monsieur Laurent GBAGBO. Ces résultats qui ne reflètent aucune réalité puisqu’à les supposer incontestables, n’étaient que provisoires, dans la mesure où ils comportaient encore tous les cas litigieux non encore jugés, et pourtant ce sont ces résultats qui, en quelques minutes ont sillonné le monde entier par le biais des différents media étrangers, annonçant à ce stade, Monsieur Alassane OUATTARA comme vainqueur des élections.

 

Le représentant de l'ONU

A cette confusion est venue s’ajouter la déclaration du représentant spécial des Nation Unis en Côte d’Ivoire, Monsieur CHOI, qui a d’abord confirmé la victoire de Monsieur Alassane OUATTARA. Puis, soumis au feu roulant des protestations des autorités ivoiriennes, de la presse et de la population, Monsieur CHOI a ajouté que d’après ses propres modes de calcul au nombre de trois, même si on écartait les cas litigieux - sans pour autant préciser lesquels - Monsieur Alassane OUATTARA serait vainqueur sur Monsieur Laurent GBAGBO avec une différence de 8 à10%. On se demande d’ailleurs comment Monsieur CHOI a pu parvenir à ce résultat, alors que tout bon fonctionnaire international, il n’a aucune compétence en matière juridictionnelle pour trancher de tels cas litigieux, et que par ailleurs, son rôle qui devait consister à suivre ces élections et à certifier le résultat définitif fourni par le Conseil Constitutionnel, s’il lui paraissait conformes aux normes internationales, ou à refuser cette certification si tel n’est pas le cas. Ainsi, ces résultat provisoires qui ne reflètent aucune réalité de la situation ont été repris sans discernement par le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN KI MOON, puis par Madame Hillary CLINTON, par Monsieur Barak OBAMA, Monsieur SARKOZY, l’UE, la CEDEAO, l’UA, faisant de Monsieur Alassane OUATTARA le vainqueur des élections en Côte d’Ivoire avec plus de 54% des voix, alors que ce chiffre n’est que provisoire et par ailleurs, chargé de tous les cas litigieux.

 

De son côté, le Président Laurent GBAGBO qui avait été pressé par la communauté internationale d’aller aux élections ; qui par ailleurs a dû faire plusieurs concessions, pour ne pas être taxé de vouloir confisquer le pouvoir ; qui a en outre, participé à ces élections dans des conditions qui lui étaient tout à fait défavorables, tout en demandant à ses partisans de se conformer aux lois en toute circonstance ; et qui enfin, n’a jamais tenter d’arrêter le cours de ces élections face à ces violences, ou de recourir à des moyens déloyaux ; a décidé de saisir le Conseil Constitutionnel de toutes ses réclamations sur des faits précis, corroborés par procès-verbaux, des témoignages d’observateurs nationaux et étrangers. C’est alors qu’après examens, vérifications et constatations, le Conseil Constitutionnel, par son jugement, a annulé certains votes, ce qui lui a permis d’aboutir au résultat de 51,45% pour Monsieur Laurent GBAGBO et de 48,55 % pour Monsieur Alassane OUATTARA – résultat aussitôt contesté par le camp de Monsieur Alassane OUATTARA, par Monsieur CHOI, par les Nations Unies et puissances occidentales, ainsi que par la CEDEAO et l’Union Africaine. Dès le lendemain de la proclamation de ces résultats définitifs, le Président Laurent GBAGBO nouvellement élu a prêté serment devant le Conseil Constitutionnel, réuni en assemblée solennelle, conformément à l’article 39 de la Constitution, tandis que son rival malheureux, Monsieur Alassane OUATTARA, adressait au Conseil Constitutionnel par voie d’Huissier de justice un courrier contenant son serment, contrairement aux dispositions de la constitution ivoirienne. Du point de vue légal, le résultat définitif tel que proclamé par le Conseil Constitutionnel et la prestation de serment par le Président Laurent GBAGBO sont tout à fait conformes aux textes ivoiriens, et que par ailleurs la participation des Nations Unies à une élection n’a pas objet de priver cet Etat de ses lois et de sa souveraineté. A cet égard, il convient de rappeler que les Nations Unies sont en Côte d’Ivoire à la demande des autorités ivoiriennes ; que cet organe, constitué d’Etats membres n’est ni une super structure, ni un supplétif d’Etat, et comporte dans sa charte, une interdiction absolue de s’immiscer dans les affaires intérieurs d’un Etat, sans considération de sa puissance économique ou militaire. En outre, l’une des règles sacrées des Nations Unies est d’éviter de créer des conditions conflictuelles à défaut de pouvoir régler des situations difficiles. Or, en Côte d’Ivoire, non seulement elles ne sont pas arrivées à aider les ivoiriens à surmonter leurs difficultés, mais par leurs initiatives inconsidérées risquent de plonger le pays dans une guerre entre ivoiriens aux conséquences incommensurables. La possibilité de certifier des résultats définitifs par les Nations Unies - ce qui était une première en Afrique - ne lui conférait aucun pouvoir de se substituer aux Institutions ivoiriennes pour désigner leur Président de la République. Quant aux puissances occidentales, aveuglées par leurs intérêts immédiats, par leurs soutiens à un candidat ou par sa reconnaissance en tant que président, dans des conditions contraires aux règles juridiques qu’elles défendent elles mêmes dans leur propre pays, risquent de plonger la Côte d’Ivoire dans un conflit où tous y perdraient. La seule solution de nature à satisfaire tous les intérêts en présence serait la recherche d’une solution politique, le droit étant du côté du Président Laurent GBAGBO, car Monsieur Alassane OUATTARA pourra difficilement, du point de vue légal, faire triompher sa cause présidentielle, à partir de résultats provisoires et au demeurant contestés, et d’un serment prêté par écrit, convoyé même par Huissier de Justice, auprès d’un Conseil Constitutionnel dont il conteste la décision. En outre, du point de vue politique quel est ce président qui voudra marcher dans une rivière de sang pour aller occuper un fauteuil Présidentiel souillé du sang de son adversaire.

 

En considération de tout ce qui précède, Que tous ceux qui aiment la Côte d’Ivoire ou qui la considère comme un pays frère ou ami, ou même qui ne l’aiment pas mais qui considèrent qu’il y a des être humains qui y vivent et qui aspirent comme eux même d’y vivre dans la paix, examinent la situation de ce pays avec beaucoup d’humanité et de responsabilité, car nous ne sommes pas très loin de deux groupes prêts à s’affronter et nous savons tous ce que cela a produit au Rwanda ! Merci de votre attention.  

Maître TOURE Lassina, Franco-ivoirien Avocat à la Cour d’Appel de Paris. 

Le 17/12/2010 à 18:40

 

Par Casanova - Publié dans : Information
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 23:53

Le Président de la République française, Monsieur Nicolas Sarkozy, vient d'envoyer un ultimatum, haineux (il en a bafouillé !), à Monsieur Laurent Gbagbo, et sa famille, lui intimant de quitter le pouvoir dans les trois jours.

 

Ça me rappelle Georges W Bush intimant à Saddam Hussein de quitter le pouvoir. On connaît maintenant quelles ont été les conséquences.

 

Je me répète, de quel droit et à quel titre le Président français s'implique à ce niveau, et profère des menaces ?

 

Les réactions sont nombreuses à cette attitude. en voici ci-dessous quelques unes, choisies, qui me conviennent.

 

 

 

Dans rue89.com, du 17 décembre 2010

 

LIVE BLOGGING

ARTICLE : Ultimatum en Côte d'Ivoire : Gbagbo a trois jours pour partir

Par Pierre Haski | Rue89 | 17/12/2010 | 12H03

http://www.rue89.com/2010/12/17/la-cote-divoire-dans-limpasse-apres-les-morts-de-jeudi-181223

 

Voici quelques commentaires, tirés de cet article.

 

De decodeur

libéral | 19H20 | 17/12/2010 |

Ils ont décidés de s'assumer, nous n'avons pas à intervenir , économiquement, militairement, politiquement quelque en soit les conséquences . La , comme dans toutes les autres anciennes colonies d' ailleurs après 50 ans d' aides cela suffit.

 

De Totson

Citoyen du monde | 14H43 | 17/12/2010 |

Sans compter qu'encore une fois, on oublie de dire quelque chose d'important : ce sont des militaires rebelles, armés jusqu'aux dents qui ont attaqués les forces régulières ivoirienne à Abidjan, et ce depuis une zone sous contrôle des force de l'ONUCI et de la Licorne, et bénéficiant de la protection de ces dernières.

Le reportage d'hier sur TF1 (difficilement qualifiable d'organe de propagande pro-gbagbo) montre ce qu'il est réellement des militants de Ouattara. Notemment à 0:20 et à partir de 0:55) :
 http://www.tf1.fr/jt-20h/la-cote-d-ivoire-sombre-dans-la-violence-618897....

A noter la sémantique : les forces régulières deviennent la garde présidentielle...

Ma question est bien sûr la suivante :
 Comment des "manifestants" armés jusqu'aux dents de fusils mitrailleurs, de lance-roquettes et autres armements lourds ont pu sortir d'une zone contrôlée par l'ONUCI et totalement enclavée en zone gouvernementale ? D'oú viennent ces armes ? Comment sont-elles arrivées là ?

Comment ce fait-il qu'alors que les images montrent clairement des militaires rebelles s'apprêtant à attaquer une armée régulière, et ce qui semblent êtres des blessés ou des morts en habits de combat, l'on parle de manifestants civils tué par la garde présidentielle de Gbagbo ?

En fait on retrouve les mêmes questions lancinantes depuis 2002 :


- qui a armé la rébellion ?
- comment, alors qu'on prône la transition pacifique et condamne "officiellement" les coups d'états, la "communauté internationale" a-t-elle pu :
- imposer la rébellion ivoirienne, après de multiple coup d'états manqués, comme interlocuteur nécessaire sans jamais rien faire contre elle,
- imposer son intégration dans la direction de la zone gouvernementale tout en lui laissant toute latitude de mouvement au nord,
- imposer des élections sous contrôle en zone gouvernementale mais sans aucun contrôle en zone rebelle.

Drôle de "communauté internationale"... Celle des ADM en Irak, de la guerre du Biafra, de Timisoara. Celle encore qui a défendu à tout prix l'UCK contre la Serbie, UCK qui s'avère être une formidable entreprise de trafic d'organes humains... J'en passe et des meilleures...

M'enfin bon, de toutes façons, tout cela va bientôt être noyé dans des tas de commentaires sans arguments ni preuve, juste histoire de bien noyer le poisson et de ne laisser au final qu'une "impression". Celle qui est désirée et présentée par l'article bien sûr.

 

De BERU VON 88

LIBRE | 13H12 | 17/12/2010 |

Moi je somme Sarkozy et son gouvernement ainsi que toute sa meute de toutou bien obéissant à quitter le pouvoir tout de suite

 

De nanabel

1ère version | 14H11 | 17/12/2010 |

Alors sous prétexte que l'Onu, la France et les USA condamnent Gbagbo, c'est forcément bien !

Au contraire, quand les Usa et l'Onu imposent leurs vues sur des élections, il faut plutôt se méfier. Au premier tour les 2 candidats étaient au coude à coude, avec Gbagbo en tête, et comme par hasard, au second tour Ouattara l'emporte avec une écrasante majorité.

Tous les 2 sont des dictateurs, mais quand on sait qu'Ouattara a été directeur adjoint du Fmi il lui est facile d'obtenir le soutien de l'Onu et des puissances occidentales, pas toujours honnêtes.

En réalité on ne saura probablement jamais qui a été réellement élu par le peuple ivoirien.

 

De Pas–glop

pas glop du tout | 14H55 | 17/12/2010 |

Oui... moi aussi je me méfie... on nous a déja fait trop souvent le coup; et Sarko qui monte au créneau avec un tel entrain, c'est pour le moins suspect.

 

De Zu

www.jcarretero.eu | 17H28 | 17/12/2010 |

C'est vrai que les 80% qu'a obtenu le parti de Moubarak aux récentes législatives en Egypte n'ont ému ni l'ONU, ni les USA, ni la France, ni personne en fait.

C'est qu'il doit être vraiment vachement bien le Moubarak, si 80% des gens sont satisfaits de ses 30 ans de pouvoir "démocratique".

 

 

Voir aussi l'appel de FO en Côte d'Ivoire

 

http://news.abidjan.net/v/4851.html

 

 

 

"C'est très grave. (...) Je soutiens ADO (Ouattara), mais mettre les gens
dans la rue, ce n'est pas très, très responsable", lance Sizikolo.

 

Dans le Figaro

http://plus.lefigaro.fr/article/la-cote-divoire-au-bord-de-la-guerre-civile-20101217-351675/commentaires?page=1

 

roger salina Sarkozy doit arréter de se mêler des affaires intèrieures ivoiriennes et de prendre parti pour un des deux candidats. Qu'est-ce qu'il dirait si un chef d'état étranger se mélait ainsi des élections françaises ? Sarkozy paraît méconnaître la Côte d'IVOIRE et la situation qui règne dans le pays. Il fait semblant d'ignorer les nombreuses fraudes électorales qui ont entraîné l'invalidation de résultats dans 7 régions, ainsi que les violences perpétuées par les rebelles des forces nouvelles pour empécher les ivoiriens de voter. Il aurait fallu moins de choses pour invalider les résultats des élections en FRANCE. Que Sarkozy arrête de mettre de l'huile sur le feu et qu'il laisse les ivoiriens règler eux-mêmes leurs problèmes.
Le 17/12/2010 à 18:46

 


Par Casanova - Publié dans : Information
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 19:54

Nouvelles de France, d'Egypte et de Côte d'Ivoire.

Dicton : « fais ce que je dis et pas ce que je fais. »

Jean de la Fontaine :" selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir."

In rue89.com

http://www.rue89.com/2010/12/11/censure-a-linstitut-du-monde-arabe-interdit-de-parler-politique-180277

Censure à l'Institut du monde arabe : interdit de parler politique

Par Nassira El Moaddem  le 11/12/2010 

Au moment ou notre Président joue les matamores et s’ingère dans la politique intérieure d’un pays souverain…et ami, la Côte d’Ivoire, il n’est pas inutile de revenir sur le principe gouvernemental du « deux poids, deux mesures » toléré chez nous.

En effet une conférence-débat devait se tenir à l’Institut du Monde Arabe à Paris sur le thème : « Analyser la situation politique actuelle en Egypte en proposant un point sur les élections législatives et la présidentielle à venir. »

Les intervenants prévus étaient quatre spécialistes de l'Egypte :

Sophie Pommier, chargée de cours à Sciences-Po Paris ;

Tewfik Aclimandos, Collège de France ;

Youssel El Chazli, Université de Lausanne et Sciences-Po Paris ;

Shayma Hassabo, Institut d'études politiques (IEP) de Grenoble,

 

Elle n'aura jamais lieu, à cause du « sujet sensible ».

Depuis les élections ont eu lieu et n’ont pas été reconnues comme particulièrement démocratiques.

Voir (entre autres) Africa n°1, 29 NOVEMBRE 2010

http://www.africa1.com/spip.php?article5490

"Ces élections ont un goût de sang et une odeur de poudre.Les citoyens ont été sacrifiés pour que le PND reste au pouvoir", a affirmé la Coalition indépendante pour l’observation des élections.

Cette fédération d’observateurs non-gouvernementaux égyptiens a diffusé un dossier décrivant en détail 83 cas d’irrégularités ou de violences, dans treize des trente gouvernorats d’Egypte.Le PND est mis en cause dans un grand nombre de cas, mais des candidats indépendants ou d’autres partis sont aussi cités.

L’organisation américaine Human Rights Watch a elle aussi dénoncé les conditions dans lesquelles le scrutin s’est tenu. »

Il n'y a eu aucune déclaration de notre Président à ce sujet !

Ainsi dans notre France terre de démocratie, le Président peut se mêler ouvertement des élections (contestées) en Côte d’Ivoire, il peut, proférer des menaces à l’encontre d’un président et de sa famille, sans que des voix s’élèvent pour dénoncer la pratique,  mais un débat académique sur un pays arabe puissant ne peut se tenir entre chercheurs universitaires, le thème des élections étant un sujet "sensible".

 

Rappelons que l’Institut du Monde Arabe à Paris est présidé par Monsieur Dominique Baudis, député européen UMP.

 

Cherchons l'erreur.

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 03:48

 

in http://www.grioo.com/

 

http://www.grioo.com/ar,alcide_djedje_demande_a_l_occident_d_arreter_les_menaces_de_sanction_,20230.html

 

Nouveau ministre des affaires étrangères de Laurent Gbagbo, Alcide Djédjé a accusé l'occident d'affaiblir les institutions ivoiriennes et a demandé de cesser la menace de sanctions.

Dans un email envoyé à l'agence reuters mardi (14/12/10), il déclare :

"La France, les Etats-Unis, les Nations-Unies et l'Union Européenne ne doivent pas agiter le drapeau rouge des sanctions envers le président Laurent Gbagbo qui est victime d'un complot international ourdi par un candidat malheureux (à l'élection présidentielle) soutenu diplomatiquement, financièrement et militairement par ses sponsors occidentaux."

 

 

Mon observation du jour

 

Tout d'abord je répond à une question. Pourquoi mon intérêt pour la Côte d'Ivoire ? J'y ai passé 24 ans de ma vie (comme enfant et jeune de 1946 à 1956, puis comme adulte et professionnel de 1965 à 1979) et j'y ai conservé beaucoup d'amis proches, au nord et au sud.

 

Pourquoi tant d'intérêt des USA et de la France pour se mêler des affaires internes d'un pays souverain ?

 

Je n'ai évidemment pas la réponse, mais je ferai quelques remarques.

 

A l'évidence le colonialisme n'est pas mort. Les dirigeants africains doivent être dociles et "coopératifs".

 

Les américains veulent sécuriser leur approvisionnement en cacao. La Côte d'Ivoire étant le premier producteur mondial et ce marché est entre les mains des américains. Ce qui se passe en Côte d'Ivoire ne leur est pas indifférent. Mais leur motivation à intervenir est sans doute d'un autre ordre. Chez eux, l'aversion de la "gauche" est radicale, or Gbagbo est membre de l'internationale socialiste. Alors...

 

Laurent Gbagbo a été le seul chef d'Etat africain à ne pas participer au défilé du 14 juillet cette année à Paris. Est-ce supportable pour notre Président ?

 

 

Après les avertissements de Washington et de Paris, attendons maintenant le bombardement du palais présidentiel de Laurent Gbagbo, ou l'envoi de GI américains ou de paras français. La politique de la canonnière vous connaissez ? Si les indigènes n'écoutaient pas le blanc, on leur envoyait la canonière. C'était à l'époque coloniale.

 

 

Pour finir, pour l'instant, une bonne nouvelle.  Malgré nos problèmes innombrables : les banlieues perdues, les bagnoles qui flambent, le chomage endémique (40% dans les banlieues), la discrimination, la laïcité qui s'enrage, le froid et la neige, la pagaille, les inondations, les SDF (sans domicile fixe), les SPF (sans problèmes financiers), le trou de la Sécu, la dette abyssale, l'immigration, la réforme des collectivités territoriales, l'Europe qui tangue dangereusement, notre commerce extérieur anémique... Après 50 ans des indépendances africaines, nous avons encore les ressources pour nous mêler des affaires de nos anciennes colonies (d'après WikiLeaks, les USA ont accepté que la France joue les supplétifs en Afrique).

 

Donc tout va très bien Madame la Marquise. Dormez en paix braves gens. Nos gouvernants veillent aux grains...lointains.


C'est ce que le bon docteur Kouchner appelait le devoir d'ingérance. Pour justifier le bombardement de la Serbie (à tendance slave), au profit du Kosovo albanais (à tendance ottomane).

 

Mais cette nouvelle affaire de Côte d'Ivoire, ne redorera pas notre blason auprès des peuples Africains. Comme celle de Mayotte d'ailleurs.

 

Un peu d'histoire lointaine, anecdotique (?) : Ho Chi Min était francophone et francophile, il n'a pas été écouté par les dirigeants français dans les années cinquante, nous avons donc fait et perdu la guerre en Indochine, aujourd'hui le Viet Nam parle anglais... Belle lucidité de nos dirigeants et beau sens de la prévision.

 

Au lieu de supprimer progressivement l'enseignement de l'histoire dans les collèges, il serait urgent de la revisiter en la commentant et en méditant, car nous avons perdu toutes les guerres depuis Napoléon, sauf celle de 1914-1918, gagnée mais à quel prix.

 

NB. Je ne détiens pas forcément la Vérité et m'arroge le droit de me tromper, suivant ainsi le grand poète et philosophe indien Rabîndranath Tagore (prix Nobel de littérature en 1913) qui a énoncé : " Si tu fermes la porte à toutes tes erreurs (si tu as peur de te tromper) tu fermes aussi la porte à la vérité."

 

Mais aussi : "Accepter ne veut pas dire reconnaître."


 

 

 

 

Par Casanova - Publié dans : Information
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 18:41

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici, si la température monte c'est la faute du réchauffement climatique, si elle descend c'est la faute du même.

 

Quelques informations météorologiques d'il y a un demi siècle. 


http://www.meteopassion.com/fevrier-1956.php

 

 

Ou d'il y a un siècle

 

http://lefildutemps.free.fr/crue_1910/

 

 

 

NB.  On ne parlait pas encore de l'effet de serre.

Par Casanova - Publié dans : Information
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 18:18

L’histoire du Kosovo est instructive à plus d’un titre.

« Premier titre du jour »

Le Kosovo est une province de la Serbie, reconnue comme telle par la résolution 1244 de l’ONU.

Pendant des années elle a subit l’immigration albanaise et la population albanaise y représente plus de 95% des habitants.

Les Serbes s’avisant (trop tard) de cette évolution ont voulu la stopper.

Pour mémoire signalons que les Serbes sont en majorité de religion chrétienne (Orthodoxes) et les Kosovares sont de religion musulmane. NB 1 Ne sachant plus si ce genre d’information peut être communiqué, je présente mes excuses à ceux (les autruches) que cette précision choquerait. NB 2. Depuis la fin de la guerre  une soixantaine d’églises ont été brûlées au Kosovo. Je présente à nouveau mes excuses pour cette nouvelle précision, sans doute tendancieuse !

D’ou la guerre du Kosovo (dans les années 1990) et l’intervention de l’Occident (OTAN), dont nous étions, sans mandat de l’ONU, qui a bombardé la Serbie (petit pays de 10 millions d'habitants) jusqu’à ce qu’elle capitule, devant la puissance destructrice américano-européenne. NB 3 Rappelez-vous une anecdote, nos avions n’étaient pas équipés pour bombarder la nuit et nous ne pouvions bombarder les Serbes (nos ex-alliés) que de jour. C’est triste non, pour nos aviateurs bien sûr ?

En 2008 le Kosovo a unilatéralement déclaré son indépendance, vite reconnue par les USA, la Grande Bretagne et la France, garants du respect des résolutions de l’ONU, dont la résolution 1244 ! Il paraîtrait que c’est sous la pression de certains Etats du Golfe. NB 4 Il n’y a pas de pétrole en Serbie.

« Deuxième titre du jour »

Nous apprenons, dix ans après les faits, par un livre de Madame Carla Del Ponte, qui fut présidente du Tribunal pénal international pour la Yougoslavie (TPIY), que le Tribunal avait identifié le trafic d’organes sur 300 Serbes prisonniers de l’UCK ( donc des albanais).

Confirmation dans un rapport qui vient d’être connu établi par le Conseil de l’Europe. Selon M. Marty (auteur du rapport), "cette activité criminelle, qui s’est développée en profitant du chaos régnant dans la région et grâce à l’initiative de certains chefs des milices de l’UCK liés au crime organisé, s’est poursuivie, bien que sous d’autres formes, jusqu’à nos jours".
Dans son rapport de 27 pages, Dick Marty évoque notamment "un centre de réception dernier cri pour le crime organisé du trafic d’organes" près de Fushë-Krujë. »

Monsieur Bernard Kouchner qui fut « gouverneur du Kosovo » interrogé sur le sujet a eu cette réponse cocasse et hors sujet : « vous me voyez faire du trafic d’organes ? »

Que je sache personne ne l’a accusé de faire du trafic d’organes.

Il me faut donc évoquer le fait que M. Kouchner mériterait au sujet du Kosovo la palme du mensonge politique. En effet : Après le conflit, Bernard Kouchner nommé administrateur de l'Onu au Kosovo, cite en août 1999, le chiffre de 11 000 cadavres albanais retrouvés dans les charniers. Au même moment, le Tribunal pénal international en recense 340. A l'automne, un rapport du Conseil de l'Europe révèle finalement que l'exode massif de la population albanaise avait été surtout dû aux bombardements de l'Otan… […]

Information démentie par Monsieur Hashim Thaçi, ex-Chef de l’UCK et aujourd’hui « Président » du Kosovo.

 

Observation

 

Tout va très bien Madame la Marquise. Les forts au pouvoir font toujours ce qu'ils veulent, aidés par les médias bien pensants qui "enfument le paysage". Evidemment sans en référer au peuple qui n'y comprend rien, et qui vote "mal" quand on lui demande son avis.

 

Vive la démocratie et la bonne gouvernance.

 

Eléments de bibliographie

Le Figaro (14/12/2010) : Kosovo: trafic d'organes sur des détenus

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/14/97001-20101214FILWWW00743-kosovo-trafic-d-organes-sur-des-detenus.php

L’express (17/04/2008) : Trafic d'organes au Kosovo: la controverse Carla del Ponte

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/trafic-d-organes-au-kosovo-la-controverse-carla-del-ponte_472137.html

Jean Sévillia : Le terrorisme intellectuel, de 1945 à nos jours. Editions-Perrin, 2004.

Notes de lecture :

« La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir. »

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 15:52

Après la pagaille sur les routes d’Ile de France la semaine dernière (et surtout la cacophonie entre le Ministre de l’intérieur, le Premier Ministre et le Président de la République !), cette semaine le Gouvernement, sans crainte du ridicule, réuni des tables rondes interministérielles, pour pouvoir faire face.

 

Il fut un temps ou nos services des ponts et chaussées pouvaient figurer parmi les meilleurs du monde ! Maintenant quelques flocons de neige obligent le Gouvernement à débattre, à son sommet, de l’état des routes et du ciel.

 

En même temps on entend des commentateurs s’inquiéter de la hauteur de neige qui tombera  en Ile de France ( 5, 8, 10 cm !!!). C’est surréaliste.

 

France, où sont passés tes services publics ? Après la privatisation des autoroutes faut-il s’attendre à la privatisation des routes… pour faire face à quelques flocons de neige tous les 20 ans ?

 

France où est passé ton esprit cartésien ?

 

Ça me rappelle la guerre de 1870, quand le Chef d’Etat-major déclarait à Napoléon III : « il ne manque pas un bouton de guêtres. » Nous y avons perdu l’Alsace et la Lorraine. Les boutons de guêtres n’étaient pas le problème …

 

Ça me rappelle la guerre de 1939-1945, quand la France disposait de la deuxième marine militaire au monde et que la plupart de ses bâtiments ont été sabordés à Toulon, par les français eux-mêmes, ou à Mers-el Kébir (en Algérie), où la flotte a été coulée au port (faisant 1500 morts français), par nos amis les anglais.

 

Paraphrasant Marie-France Garaud je dirais que nos gouvernants occupent mal le pouvoir mais ne l’exercent pas, sauf pour en profiter personnellement. Avec ça nous donnons des leçons de bonne gouvernance, directement, ou par l’intermédiaire des institutions internationales, aux pays d’Afrique.

 

Les vieux (dont je suis désormais) disaient dans le temps « Pauvre France » !

 

N’en déplaise aux déclinologues, la France a les ressources pour se redresser, encore faut-il que nos dirigeants le veuillent vraiment.

 

Je suis fatigué d’entendre dire que la France seule ne peut rien. Ah bon ? La France par Pascal Lamy ne dirige-t-elle pas l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ? par Dominique Strauss-Kahn, ne dirige-t-elle pas le FMI (Fond Monétaire international) ? La France par Nicolas Sarkozy ne dirige-t-elle pas le G 8 et le G20 ? La France par Jean-Claude Trichet, ne dirige-t-elle pas la BCE (Banque centrale Européenne) ? La France n’est-elle pas un des six pays fondateur de l’Europe ? La France n’est-elle pas un des cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la France n’est-elle pas une des dix puissances industrielles du Monde ? La France n’est-elle pas une des six puissances nucléaires du monde ? La France n'est-elle pas le plus gros contributeur au FED (Fond européen de développement) ? 

 

Toutes ces positions stratégiques ne serviraient à rien ???

La France n’aurait aucune influence sur le cours du monde ???

Arrêtons de nous battre la coulpe.

 

Nos dirigeants nous mentent en permanence. L’UMPS (UMP+PS) ferait bien d’élaborer un vrai projet, à moyen et court terme, pour le bonheur des peuples de France et d’Europe et de le défendre auprès de nos partenaires gouvernementaux.

 

Cependant, ils ne pourront le faire que si c’est leur préoccupation première et s’ils acceptent de prendre le risque de ne pas être réélus. Mais s'ils réussissent quelle satisfaction devant l'histoire.

 

Pour qu’ils puissent raisonner sainement, avec la participation de tout le peuple, je leur suggère de renoncer pour quelques temps (dix ans par exemple) au cumul des mandats (Ségolène Royal l’a fait, c’est donc possible) ; d’introduire une représentation proportionnelle au Parlement (toutes les sensibilités doivent y être représentées (ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on supprime la température), de suspendre le temps de l’élaboration d’un projet la loi Gayssot (pour libérer la parole) ; de rendre enfin possible le référendum d’initiative populaire ; de donner des limites à l’Europe et d’élaborer un vrai traité constitutionnel, simple, pour l’Union Européenne ; de mettre en chantier l’harmonisation fiscale et sociale de l’Europe, d’adopter le principe de réalité…

 

Bref d’arrêter de suivre aveuglément le modèle anglo-saxon (paradis fiscaux, communautarisme, chacun pour soi...), qui ne correspond ni à notre histoire, ni à nos mœurs, ni à notre intérêt.

 

La mondialisation telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, au dépend des peuples d’Europe, est le résultat de la volonté des multinationales, de la finance mondialisée et du capitalisme le plus sauvage, des USA à la Chine en passant par la Grande Bretagne.


Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 10:39

Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous parle dans les médias de DSK, l’homme, de gauche agent du capitalisme mondial, crédité même de 62% d’avis favorables, dans certains sondages… Les élections étant généralement gagnées avec des scores de l’ordre de 52%, il y a vraiment de quoi s’interroger. Nous nous acheminons vers un plébiscite et nous serons bientôt dispensés d’aller voter. Les médias s’en chargent pour nous. Dormez en paix braves gens, le Messie va venir sauver la France, après avoir sauvé le Monde ! C’est comme ça.

 

Dans le même temps Ségolène Royal est traitée dans les médias de « gourde », de « folle », de « samouraï impitoyable », de « madone du Poitou », « seulement préoccupée par son égo »… Sans jamais que ces avis définitifs soient justifiés. C’est comme ça.

 

Idem pour Marine Le Pen qui est qualifiée de « nazie », « fasciste », "semeuse de haine" et autres qualificatifs peu reluisants. La encore ces avis à l’emporte pièces sont assénés sans nuance. Mais avec des avis péremptoires du genre « les extrêmes sont inadmissibles ». Ah bon. Avis évidemment très sélectifs et partiaux. C’est comme ça.

 

Je pourrais rajouter Jean-Luc Mélenchon, qualifié de « dangereux pour la démocratie » par Manuel Valls (PS) et de « pire que Le Pen » par Jean-Paul Huchon (PS). Rien que ça. Lui, JL Mélenchon, demandant l'interdiction du Front National. C'est comme ça.

 

Ou évoquer Eric Zemmour, poursuivi par le MRAP pour incitation à la haine raciale. A bon.

 

Ou Martin Hirsch qui ose critiquer Jean-François Copé et à qui ce dernier reproche son manque de solidarité (entre juifs sauvés par des Justes !) C'est du moins ce que j'ai cru comprendre lors de l'émission "On n'est pas couché", où Copé était interrogé par Eric Nauleau.

 

Qui veut noyer son chien l‘accuse de la rage, énonce la sagesse populaire. N’est-ce pas ? 

 

Rappels

 

Voltaire a écrit (mais qui c’est celui-là ?) : « je ne suis pas de votre avis, mais je me battrai pour que vous puissiez l’exprimer. »

 

La France est le pays de la loi salique (seuls des hommes pouvaient être roi de France).

 

Le droit de vote n’a été accordé aux femmes qu’en 1944 (ordonnance du 21 avril 1944).

 

Dans notre histoire se sont pourtant des femmes, semble-t-il, qui dans des moments désespérés ont joué un rôle déterminant pour sauver notre peuple ou orienter notre destin. Trois petits exemples pour les enfants (en cours de  suppression de l'histoire de France dans les nouveaux programmes d'enseignement de l'histoire de France au Collège) :

 

·      Au Vème siècle, Clotilde, épouse de Clovis, le fit se convertir au christianisme et il devint le premier « Roi de France », chrétien. Premier d’une longue lignée qui a fait la France, pendant plus de mille ans. Désormais cet épisode semble devoir être gommé des livres scolaires d’histoire.

 

·      Au Vème siècle, Sainte Geneviève galvanise les parisiens qui repoussent les Huns assiégeant Paris.

 

·      Au XVème siècle, Jeanne d’Arc a bouté les anglais dehors, occupants de notre terre pendant 100 ans. Désormais cet épisode semble devoir être gommé des livres scolaires d’histoire.

 

 

Faut-il croire que dans les cas désespérés seules les femmes peuvent trouver les ressources nécessaires à la survie. Il faut dire qu’elles portent la Vie et que l’instinct de vie des femmes s’oppose naturellement à l’instinct de mort des hommes, chasseurs et fauteurs de guerre.

 

Faut-il évoquer sous d’autres cieux Golda Meir, ou sous la Résistance Danielle Casanova, Lucie Aubrac ou Marie-Madeleine Fourcade et bien d’autres encore ?

 

Injonctions à la cantonnade.


Arrêtez de vous moquer sélectivement des femmes qui s’engagent en politique. Elles en ont du mérite et le font de surcroît avec conviction.  Même si c'est avec outrance. Par exemple l'intervention d'Aurélie Filippetti (PS) qui dans un congrès vitupérait, congestionnée, avec véhémence en tribune, bras au ciel et tapant sur la table : "l'immigration a été , est, et sera une chance pour la France". Pour ma part, je nuancerais. Cependant, si c'est son engagement respectons-le. Mais respectons aussi ceux et celles qui sont d'un avis contraire... et peuvent argumenter.

 

Arrêtez de diaboliser et fustiger ceux qui ne marchent pas dans le sillon de la bien-pensance.

 

Arrêtez de dénaturer la démocratie. Voir mes articles antérieurs.

 

Arrêtez la censure médiatique. Arrêtez de sortir des phrases de leur contexte et de déformer les propose tenus par vos adversaires politiques. Surtout quand il s'agit de femmes.


 

 

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 16:47

in journal Le Monde daté du 12 décembre 2010.

 

[...] " J'avais trois objectifs dans ma vie, explique-t-il [Hashim Thaçi, l'homme fort du Kosovo]. La libération du Kosovo : elle a eu lieu en juin 1999. L'indépendance : elle a été proclamée en février 2008. L'intégration dans l'OTAN et l'Union européenne (UE) : c'est la mission qu'il me reste à accomplir. "

 

Pourtant, dans son bureau, on cherche en vain un symbole européen. A l'entrée ne trônent magistralement que le drapeau kosovar... et celui des Etats-Unis. " Ma vision est celle d'un Kosovar européen, assure-t-il, mais le peuple kosovar aime beaucoup l'Amérique. "

 

Celle-ci le lui rend bien. L'influence économique et politique américaine n'a pas d'égale au Kosovo. Les Etats-Unis ont obtenu le plus important contrat (la construction d'une autoroute). Leur ambassade est impressionnante - une soixantaine de diplomates, contre deux pour la France. L'UE, certes présente via Eulex, apparaît désunie et décevante. Cinq pays de l'Union (Espagne, Grèce, Chypre, Slovaquie, Roumanie) refusent toujours de reconnaître le nouvel Etat.

L'intégration européenne est au point mort, les Kosovars sans visas et isolés. La moitié de la population active est au chômage. »

 

Observation

 

Faut-il chercher pourquoi les USA (et la France, bien sûr) après avoir voté la résolution n° 1244 des Nations Unies (en 1999) selon laquelle le Kosovo est partie intégrante de la Serbie, ont reconnu la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, en 2008 ?

 

Et la France suit !

 

Y a-t-il encore une politique étrangère française indépendante (à part les effets de tribune ou de manche) ?

 

D'après WikiLeaks, nous savons maintenant que si Monsieur Sarkozy avait été président à la place de Chirac nous aurions suivi les américains dans leur aventure désastreuse en Irak.

 

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 15:08

 

Lu sur http://news.abidjan.net/h/382976.html

 

[...] "Paris s`est dit "prêt" jeudi à évacuer les 15.000 Français et binationaux sur place, si nécessaire. Mais cet entrepreneur [cité dans l'article] souhaite surtout que le président Nicolas Sarkozy se fasse plus discret, pour ne pas exciter les sentiments antifrançais : "qu`il se taise!".

 

 

Observation

 

Qu'il se taise notre Président ?!

Ce n'est pas dans sa nature. Même quand c'est grave.

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Texte Libre

Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.

Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur, r
évéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon ambition. voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.


En démocratie, les contre-pouvoirs sont exercés par la société civile, les associations et les citoyens, dans le cadre de la Loi.

On a le droit de ne pas vouloir voir et savoir. On a le droit de dire "après moi le déluge". On a le droit de ne pas comprendre ce qu'est une évolution. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences. MAIS ON SAIT ! Et notre responsabilité personnelle et collective est engagée, face à l'histoire.

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