politique générale

Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 11:34

 

D'après Michel Collon

www.michelcollon.info

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/comprendre-la-guerre-en-libye-3-3-92041

 

A chaque guerre, les médias veulent nous persuader que nos gouvernements font bien et pour ça, ils appliquent ces cinq principes :

1. Occulter les intérêts économiques.

2. Inverser la victime et l’agresseur.

3. Cacher l’Histoire.

4. Diaboliser.

5. Monopoliser l’info.

 

 

Dans plusieurs articles très argumentés Michel Collon explicite la pertinence de ce principe (vérifié en Irak, Libye, Côte d'Ivoire...)

 

Ci-après un extrait de l'article de Pierre PICCININ 
Professeur d’histoire et de sciences politiques 


Website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/

 

 

Par SEPH10 avril 10:01

"Comment faut-il comprendre ce qui est en train de se passer en Lybie ?

Comment expliquer cette intervention onusienne, qui prend une tournure surréaliste et 
crée un précédent lourd de conséquence pour le devenir de la « gouvernance 
 » à l’échelle mondiale ? 

Qu’est-ce que la « gouvernance » ? 

C’est cette tendance de plus en plus marquée, dans le chef des puissances, 
à intervenir là où bon leur semble, sans plus tenir compte des règles 
précises du droit international, dans le but, officiellement, de gérer une 
crise qualifiée « d’humanitaire », sous le prétexte d’agir de manière 
rapide et pratique. 

Cette tendance s’est développée après l’effondrement de l’Union 
soviétique et la disparition de la logique bipolaire qui régissait les 
relations internationales, chacune des deux superpuissances, Etats-Unis et URSS, 
protégeant ses alliés de l’ingérence de l’adversaire. Ainsi, depuis le 
début des années 1990’, même si la Russie et la Chine tiennent à leur pré 
carré (à l’échelle régionale du moins), les Etats-Unis et leurs alliés 
européens, à travers l’alliance militaire de l’OTAN, ont commencé à 
dominer la scène internationale et à intervenir tous azimuts, là où leurs 
intérêts les y portent, et sans nécessairement tenir compte du droit et des 
prérogatives de l’ONU : en Afghanistan, en Irak, au Kosovo, plus récemment 
en Côte d’Ivoire… et à présent en Libye. 

Dans le cas de la Libye, c’est la France de Nicolas Sarkozy, nouvel allié 
privilégié de Washington et dès lors soutenu par elle en contrepartie, qui a 
été le promoteur de l’intervention : après avoir un peu trop rapidement 
lâché son ancien allié, Mouammar Kadhafi, et reconnu les rebelles comme 
nouveau gouvernement légal, Paris s’est retrouvée Gros-Jean comme devant 
lorsque Kadhafi a repris la main ; d’où cet acharnement d’Alain Juppé, le 
ministre des Affaires étrangères français, à arracher au Conseil de 
Sécurité une résolution autorisant l’intervention en Libye. 

Pour ce faire, une pirouette rhétorique, bien que cousue de fil blanc, a 
été exécutée : la rébellion, armée, qui tente de renverser le régime de 
Kadhafi, rébellion partisane (la « révolution » libyenne est en réalité 
une guerre civile entre les clans tribaux de la région de l’est, Benghazi et 
Tobrouk, et la majorité des Libyens, favorables à Tripoli), s’est comme par 
magie transformée en une « révolte de civils sans défense », en proie à la 
vengeance meurtrière du chef de l’État libyen. 

C’était en effet la condition sine qua non à la légalité d’une 
intervention onusienne dans les affaires intérieures libyennes : le principe 
fondamental qui régit les rapports entre les État consiste en la 
non-ingérence ; chaque État est souverain à l’intérieur de ses frontières 
et seul le gouvernement, qu’il soit démocratique ou pas, a la légitimité 
pour user de la force et maintenir l’ordre. Toutefois, le Conseil de 
Sécurité de l’ONU peut autoriser une intervention, mais dans le seul cas où 
serait en cours un génocide ou un crime contre la population civile. 

De là, le discours martelé par la France et partout redit : « nous 
intervenons pour protéger des civils, avec l’accord de la communauté 
internationale, y compris celui des nations arabes, et dans le cadre d’un 
mandat de l’ONU ». 

Mais de quelle « communauté internationale » s’agit-il, si non du petit 
club des États occidentaux (et encore, pas de tous) ? En effet, la résolution 
n’a été avalisée ni par l’Inde, ni par la Chine, ni par la Russie, ni par 
le Brésil. Elle est critiquée par la Turquie et même par l’Allemagne, qui a 
décidé de suspendre la participation de sa marine aux manœuvres de l’OTAN 
en Méditerranée, pour être certaine de ne pas devoir intervenir dans 
l’affaire en cas d’extension du conflit. Quant aux nations arabes, elles se 
résument à trois monarchies, depuis toujours gagnées aux intérêts 
états-uniens : l’Arabie saoudite et deux petits États, le Qatar et les 
Émirats arabes unis, lesquels, paradoxalement, laissent leur voisin, le roi du 
Bahreïn, massacrer son peuple en révolte, qui est, lui, réellement sans 
défense (mieux, l’Arabie saoudite a envoyé des troupes en renfort au 
monarque bahreïni). 



 

En outre, ce dont aucun média n’a fait écho, plusieurs des leaders des 
rebelles ne sont pas à proprement parler des démocrates « épris de liberté 
 »... 

À commencer par le président du « Conseil national de Transition » qui 
ambitionne de remplacer le gouvernement Kadhafi, lequel n’est autre que 
Mustapha Mohammed Abud al-Jalil, ancien ministre de la justice de Kadhafi, 
nommé à ce poste car il appartient à la même tribu que l’épouse du 
dirigeant libyen.  

En décembre 2010, Amnesty International avait dénoncé Mustapha Abud 
al-Jalil comme l’un « des plus effroyables responsables de violations des 
droits humains en Afrique du nord ». C’est lui qui, notamment, avait condamné 
à mort les cinq infirmières bulgares détenues en otages par le régime, avec 
un médecin palestinien, et, libérées, suite à l’intervention 
hyper-médiatisée de Cécilia Sarkozy, l’épouse du président français, 
après huit années de calavaire, pendant lesquelles elles furent maltraitées 
et violées (ainsi donc, la boucle est bouclée...). Ce qui a valu à Nicolas 
Sarkozy la colère du premier ministre bulgare Boïko Borissov, lorsque ce 
dernier a appris la reconnaissance unilatérale par Paris du « Conseil national 
de Transition ». 



 

Autre exemple éloquent, parmi les « démocrates » et « défenseurs des 
Droits de l’Homme » soutenus par la coalition, le général Abdul Fatah 
Younis, nommé à la tête des « forces armées "civiles" » rebelles. 

Ancien ministre de l’intérieur libyen, Abdul Fatah Younis a également 
dirigé la police politique. Il était donc en charge de la répression et des 
tortures exercées sur les opposants au régime du colonel Kadhafi, dont il 
semble qu’il ait, en fin de compte, décidé de prendre le trône... 



 

Sont-ce là les civils « épris de liberté » que la coalition est sensée 
protéger ? 

Enfin, le mandat de l’ONU. A l’origine, il s’agissait de mettre en place 
une zone d’exclusion aérienne. Par la suite, la France a réussi à imposer 
un texte autorisant les États à « tout mettre en œuvre » pour protéger les 
civils, contenu déjà plus vague et propice à l’interprétation… 

Néanmoins, l’objectif est demeuré précis : la protection des civils. 

Pourtant, à peine la résolution votée, la France s’est empressée 
d’engager le combat contre les forces armées libyennes (l’armée 
régulière obéissant au gouvernement légitime) et a commencé à détruire 
ses infrastructures. Des missiles, qui ont fait de nombreuses victimes civiles, 
ont été tirés par les Britanniques et les États-uniens depuis des navires ; 
certains visaient directement la résidence du chef de l’État libyen ( !). 

Sans complexe, devant « l’incapacité des rebelles à profiter de l’aide 
de la coalition pour remporter la victoire » (sic), certaines chancelleries ont 
même proposé de « fournir des armes lourdes aux insurgés » (sic), car « il 
est évident que les populations civiles ne pourront être en sécurité 
qu’une fois Kadhafi parti » (sic). 

Il est en outre désormais bien établi que la coalition « internationale » 
a dépêché aux rebelles des conseillers, qui coordonnent les opérations 
militaires et les mouvements des troupes des insurgés et les frappes des forces 
franco-britannico-états-uniennes. Autrement dit, les frappes de cette 
coalition, non seulement, ont enlevé la maîtrise de l’air au gouvernement 
libyen mais, surtout, ont objectivement et délibérément soutenu la 
progression des rebelles. La coalition a fourni une force aérienne aux 
insurgés. 

L’objectif poursuivi, comme on l’aura compris, n’est donc nullement la 
protection des civils, mais le renversement du gouvernement libyen et son 
remplacement par les leaders de la rébellion

En d’autres termes, cette coalition est en train d’appuyer une tentative 
de coup d’État, en faveur duquel elle a pris parti. 

L’intervention en Libye constitue incontestablement un acte de guerre, 
illégal, envers le gouvernement libyen. 

C’est aussi une ingérence patente dont les motivations, évidemment liée 
à la question pétrolière et gazière, s’inscrivent sans ambiguïté aucune 
dans le cadre d’une politique néocoloniale qui crie son nom. 

En cela, la résolution 1973 et l’intervention en Libye constituent un 
précédent dangereux pour la souveraineté des peuples : ce précédent 
pourrait être le justificatif et le premier acte d’une longue liste 
d’interventions à venir, au Venezuela, en Amérique latine, en Afrique, en 
Iran… 

[...]

 

La question pour l’avenir : après l’Irak, après la Libye… à qui le 
tour ? 




"

Pierre PICCININ 
Professeur d’histoire et de sciences politiques 


Website : http://pierre.piccinin-publications...

http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/comprendre-la-guerre-en-libye-3-3-92041

 

 

OBSERVATION

 

Cette analyse a une portée très générale et peut être strictement décalquée pour la Côte d'Ivoire.

 

Il suffit de voir les quelques rares images qui nous parviennent des "envoyés spéciaux" en Côte d'Ivoire, pour se rendre compte que les populations civiles sont le cadet des soucis de la force Licorne et de l'ONU. Ces populations civiles subissent l'embargo sur la nourriture et les médicaments, elles sont l'objet d'exactions "horrifiantes" de la part des rebelles soutenus par l'ONUCI et la France, elles sont laissées à l'abandon par des forces internationales dont le rôle est officiellement de les protéger.

 

Par contre des actes de guerre sont perpétrés par la France contre un pays souverain, qui ne nous a pas attaqué, tels l'occupation de l'aéroport et du port d'Abidjan et des bombardements sélectifs d'objectifs militaires et civils !!!!!

 

L'objectif poursuivi est bien l'élimination de Laurent Gbagbo, pour le remplacer par Alassane Ouattara.

 

L'envoi de "forces spéciales françaises" ne peut en aucun cas être justifié par la protection des populations. Les forces spéciales sont des forces de pointe dans des actes de guerre !

 

 

 


 

 

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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 09:31

Hier soir sur France 3, ce matin sur France info, puis sur Europe 1 les "commentaires" (si on peut parler de commentaires) sont fallacieux.

 

Ce seraient les forces pro-Gbagbo qui reprennent l'offensive ? Sur ce on nous montre des hommes armés qui ressemblent plus à des bandits de grands chemins (en fait les dozos, chasseurs du nord embauchés par Ouattara) que des militaires des forces de sécurité (FDS), en uniforme réglementaire.

 

Hier le général commandant la gendarmerie aurait fait allégeance à M. Ouattara (c'est du moins ce qui nous a été présenté à la télé). Aujourd'hui on nous annonce que des tirs ont lieu à la caserne de gendarmerie (que la France a bombardé lundi, sans tenir compte que cette caserne abrite les familles des gendarmes, femmes et enfants). Rappelons que les Forces Nouvelles de Guillaume Soro (premier ministre de Ouattara), lorsqu'elles ont preis Bouaké ont tué et mis en fosse commune 99 gendarmes et leurs enfants. Ce matin UNE SEULE personne ivoirienne (Michel) a été interrogée par "un envoyé spécial" et curieusement il attribue les tirs aux pro-Gbagbo. Pourquoi le choix de ce Michel (manifestement pro-Ouattara) alors que plus de la moitié des habitants d'Abidjan a voté pour Gbagbo.

 

Cherchons l'erreur !

 

Au chapitre de la même "information biaisée" France info annonce ce matin la disparition des médias de Ségolène Royal qui ferait le tour de France "pour chercher ses signatures". Il faut oser ! Le commentateur doit sans doute être un très grand journaliste d'investigation. Pour qui est-il plausible que Ségolène Royal n'aura pas ses signatures pour se présenter éventuellement à la présidentielle ?

 

Si l'on ajoute que périodiquement la question des signatures est posée pour Marine Le Pen, il y a de quoi s'interroger de plus en plus fort sur notre démocratie (en fait une Monarchie de moins en moins  "républicaine"). Si les partis UMP et PS sont capable d'éliminer deux candidates de la course à la présidence, une ayant recueilli 17 millions de voix en 2007 et l'autre représentant aujourd'hui plus de 20% des français, il n'y a plus à s'étonner que le monarque "républicain" veuille placer sur le trone de Côte d'Ivoire un suzerain ilégitime.

 

En fait les américains qualifient Nicolas Sarkozy de "petit Bush" et ils n'ont pas tort. Le comportement de la France en Côte d'Ivoire est aussi irresponsable que celui de l'Amérique de Bush, en Irak.

 

Mais il n'y a plus à s'étonner de rien dans un pays où les 2/3 des parlementaires (donc UMP et PS) ont été capables d'annuler le vote de 54% des français contre le traité constitutionnel européen. D'ailleurs Martine Aubry, un des grands espoirs du PS (celle de la "priorité à donner aux musulmans et des piscines séparées pour hommes et femmes) est d'accord avec Sarkozy pour les interventions en cours.

 

Vive la médiocratie. Pauvre France !


 

 


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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 20:43


Plusieurs manifestations pacifiques d’ivoiriens pro-Gbagbo ont eu lieu à Paris, sans qu’il en soit fait mention dans les télés françaises.

Ça c’est de l’information !

 

Par contre le discours du président élu par la « Communauté internationale », mais non encore reconnu par les institutions nationales et en particulier par le Conseil constitutionnel ivoirien,  fait l’objet d’une large diffusion sur les télés françaises.

 

Cette prestation nous permet ainsi de savoir que l’embargo européen qu’avait demandé M. Ouattara, sur les vivres et surtout les médicaments sera levé.

 

Cette prestation nous permet aussi de savoir que la résidence du président Gbagbo (qui avait été construite par M. Félix Houphouet-Boigny) dite « bunker » par les médias français, est  cernée par un blocus imposé par les forces de la France et de l’ONUCI…Vous l’aurez compris, s’il s’agit d’intervenir pour "protéger les populations civiles" mais surtout pour étrangler Gbagbo qui est dans son pays. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas de l’ingérence.

 

Bref, Alassane Ouattara dont les partisans sont responsables (d’après l’ONU, la Croix Rouge et l’ONG Caritas) des plus grands massacres commis dans l’ouest (mais attendons les résultats des enquêtes en cours du TPI), ne peut se maintenir au pouvoir que grâce à l’armée française. C’est exactement ça qu’on appelle un coup d’état. Il sera le seul président africain installé au pouvoir par une armée étrangère (notre armée hélas).


Plus fort encore, la morgue de notre représentant en Côte d'Ivoire. En effet, nous avons entendu l’ambassadeur de France déclarer hier à la télé : « Gbagbo n’existe plus ! ». Qu’est-ce à dire ? Qu’un prochain assaut de nos hélicoptères va l’éliminer physiquement… évidemment se sera pour « protéger les civils », rhétorique éculée, mais le président Sarkozy prétendra qu’il n’y a pas ingérence.

 

Encore. Dans son discours monsieur Ouattara annonce que le pays est pacifié. Pourquoi alors les agences humanitaires de l'ONU ont-elles demandé vendredi l'ouverture de corridors humanitaires en Côte d'Ivoire, pour avoir accès aux milliers de personnes qui fuient les violences. (AFP).

 

On nous prend pour des débiles, mais ce n’est pas nouveau.

 

Quoi qu’il en soit, les vacances ont commencé, les gens sont enfin heureux, tant mieux, mais pendant que les civils soufrent en Côte d’Ivoire, du fait de notre ingérence et de notre occupation  je ne puis m’empêcher de penser au chant des partisans: « il y a des pays ou les gens au creux des lits font des rêves… »

 

Comme l’a dit Calixte Bayla « l’occident invoque et pratique la guerre dans le tiers monde, car elle ne la subit pas. »


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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 20:20

Publié à l'instant sur le Monde.fr

 

"Des hélicoptères français tirent sur un camp pro-Gbagbo à Abidjan."

 

Il paraît qu'en Côte d'Ivoire nous ne faisons pas d'ingérence !!!!

 

Nous y sommes pour protéger les ressortissants français...qui ne sont pas attaqués par les forces loyalistes !!!!

 

 

Mais l'Elysée prétend le contraire. L'Elysée qui ne s'est pas exprimé sur les massacres de pro-Gbagbo par les pro-Ouattara dans 'ouest.

 

La HONTE !!!

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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 23:33

OUI, le peuple ivoirien se bat pour sa liberté et son indépendance, derrière Laurent Gbagbo.

 

Qu’est devenu notre peuple ? Que fait l’opposition ? Le PS approuve-t-il notre action en Côte d’Ivoire ?

Car enfin, après un engagement qui n’en fini pas en Afghanistan. Après la guerre en Yougoslavie. Après le Rwanda, Après la néo-colonisation de Mayotte. Après une guerre en Libye qui n’est pas près de finir. Maintenant la France fait la guerre à la Côte d’Ivoire. Comment appeler autrement l’action de l’armée française en Côte d’Ivoire ? Elle occupe l’aéroport d’un pays souverain, est-ce une situation « normale » ? Imaginez une situation inverse avec une armée africaine occupant un aéroport français ! Elle envoie des troupes (1500 hommes). Elle aide des forces armées engagées dans une guerre civile fomentée de l'extérieur.  Le président français a téléphoné 3 fois aujourd’hui à son ami M. Alassane Ouattara, chef de la rébellion du nord, ayant perpétré massacres et crimes de guerre et déclaré illégalement élu par la « Communauté internationale ».

 

Il faut dire STOP ! et faire payer électoralement à ce gouvernement (et au PS complice) ses méthodes de mafias ou de voyous.


La honte ! et l’histoire le confirmera. Mais en attendant un peuple se bat pour sa liberté, derrière Laurent Gbagbo. Contre des envahisseurs venus du nord et contre la France de Nicolas Sarkozy, qui pratique en fait la politique de la terre brûlée. A moins qu’il ait besoin de ces guerres pour masquer les turpitudes de son camp ?

 

Nous serons là pour lui rappeler que notre intervention en Côte d’Ivoire est contraire à tous les principes de respect d’autrui.

 

Vivement qu’il dégage avant que l'image de la France ne soit irrémédiablement ternie !

 

RAPPEL

Selon l'Onuci, "la plupart" des 330 morts de Duékoué ont été tués par des
combattants pro-Ouattara, [...] Ces graves accusations sur de possibles "crimes de guerre" sont d'autant plus embarrassantes pour M. Ouattara qu'elles proviennent de l'Onuci, qui assure sa protection et a validé sa victoire à la présidentielle du 28 novembre.

 

Et la France soutien M. Ouattara, l'ami de M. Sarkozy, évidemment, compte tenu des mœurs politiques actuels !

 

Pour mémoire Madame Aubry soutient le PS de Marseille contre vents et marées et malgré le rapport explicite de Montebourg sur des comportements délictueux dans les Bouches du Rhône.

Pour mémoire l'UMP soutient Bernard Tapie et justifie les 45 millions d'euros qui lui sont attribués pour "préjudice moral", hors décision de justice !!!

Il est donc illusoire d'attendre "de ces gens", une critique des interventions guerrières tous azimuths du Président de la République.

 


 


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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 12:21

Pas mal.

L'arroseur arrosé.

 

Mayotte département français depuis hier (malgré l'opposition de l'Union Africaine, de la Ligue arabe, de l'ONU et bien sûr des Comores, et aussi contre toute logique politique ou historique), vient de remercier monsieur Sarkozy en votant PS, pour sa première élection cantonale.

 

Motif non explicité, mais évident pour qui suit l'actualité dans les Comores : l'île de Mayotte estime que la France met du temps pour accorder toutes les aides prévues dans le cadre de la départementalisation.

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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 10:17

Avez-vous remarqué que l'expression "Président reconnu par la communauté internationale" ne s'applique qu'à M. Ouattara en Côte d'Ivoire et que cette expression n'est utilisée nul par ailleurs dans le monde.

 

En effet nul part ailleurs la "Communauté internationale" ne s'est mêlée des élections nationales, pas plus en Corée du nord, qu'en Birmanie, ou en Bielorussie, ou au Kosovo, ou en France.

 

Cette ingérence préfigure-t-elle que désormais la "Commnauté internationale" va se mêler de toutes les élections du monde ou est-ce seulement réservé à l'Afrique...à recoloniser ?

 

Exit donc les constitutions nationales, exit les tribunaux "normaux" seule la "Communauté internationale", à savoir USA, Grande Bretagne et France, auront le droit de dire le droit . Ça promet !

 

La "Communauté internationale" n'a pas fini de vendre des armes.

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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 18:30

J'ai reçu le commentaire suivant :

 

« La France a son Lampedusa, mais un Lampedusa à la puissance 10.


 

Pour la seule année 2010, 26 405 clandestins en furent expulsés, ce
 qui donne une idée du chiffre réel du nombre des arrivants…

 

Toute l’Europe va désormais être accessible aux miséreux de l’océan 
indien, de l’Afrique orientale et de plus loin encore

 

Le nom de ce poste frontière submergé est Mayotte, petite île de
 l’océan indien qui, dans moins de trois semaines, juste après les élections cantonales, « en douce », sans que les Français aient été consultés, va devenir notre 101° département. Par la décision de 
quelques politiciens irresponsables, toute l’Europe va désormais être accessible aux miséreux de l’océan indien, de l’Afrique orientale et de plus loin encore… »

 

 

Ma réaction

 

J'acquiesce aux "politiciens irresponsables".

 

Et j'ajoute qu'ils rivalisent (UMP et PS confondus), pour créer de nouvelles difficultés à la France.

 

Il faudrait leur imposer un moratoire sur leur décisions et les envoyer se former, après leur avoir imposé le non cumul des mandats pour qu'ils puissent prendre le temps de réfléchir.

 

Quelqu'un a-t-il une méthode pour y arriver ?

 


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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 18:04

LeMonde.fr     BigBrowser

29 mars 2011

  

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/03/29/libye-fait-on-la-guerre-pour-la-popularite-de-sarkozy/

 

« Fait-on la guerre pour la popularité de Sarkozy ?"


"Plus d’une semaine après le début de l’intervention militaire internationale en Libye, l’éditorialiste américaine Anne Applebaum n’y va pas par quatre chemins et s’interroge publiquement sur Slate.com : “Le président français a-t-il défendu l’intervention en Libye pour avoir de meilleures chances d’être réélu ?”

Depuis le début de cette intervention militaire, la France a en effet joué un rôle prépondérant. Paris a été le premier pays à reconnaître officiellement les rebelles libyens du Conseil national de transition. L’article rappelle que c’est surtout grâce à Bernard-Henri Lévy, “philosophe-pop tellement français qu’il n’y a pas d’équivalent américain”.

“Nous n’avons pas de philosophes qui portent des chemises déboutonnées, épousent des actrices blondes, et choisissent avec enthousiasme un camp dans des guerres au Bangladesh, en Angola, au Rwanda, en Bosnie.”

La diplomatie française a également largement contribué à faire adopter la résolution 1973 à l’ONU. Et le gouvernement français a pris les devants politiques, en organisant un sommet à Paris pour acter le début des bombardements.

Sarkozy espère clairement que l’aventure libyenne va le rendre populaire, écrit Anna Applebaum..."

 

 

Ma réaction

 

Force est de constater que malgré nos 1800 milliards d'euros de dettes, nous pouvons ouvrir un nouveau front militaire !

 

A moins que l'anéantissement de l'aviation de Kadhafi, ne soit un prélude obligatoire à son renouvellement. Avec quels avions ? Français, Américains ou Anglais ? Les paris sont ouverts.

 

Puisque la seule industrie florissante qu'il nous reste est l'industrie d'armement, il faut bien ouvrir de nouveaux marchés. N'est-ce pas ?

 

Saurons nous un jour combien de morts auront été nécessaire ?

 


 


 


 

 

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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 11:09

Ça y est. L'année du Mexique en France vient d'être annulée, suite à la position du Président de la République sur Florence Cassez, accusée de complicité d'enlèvement au Mexique.

 

in lemonde.com

"Affaire Cassez : l'Année du Mexique annulée
Après des hésitations, Paris a constaté hier "l'impossibilité de la mettre en œuvre", Mexico ayant confirmé qu'il se retirait de l'opération puisque Paris continuait à vouloir la dédier à Florence Cassez."

 

Je persiste à penser que le comportement de notre Président n'est pas à la mesure de sa fonction.

 

Faut-il s'étonner de sa position dans les sondages ? Au sujet des sondages, notons d'ailleurs que lorsqu'ils indiquaient 60% d'intérêt pour DSK, personne ne s'en est offusqué. Maintenant qu'ils indiquent une progression déterminante de Marine Le Pen, le sondeur est tenu de s'expliquer sur sa méthode d'évaluation...et le PS demande une loi (une de plus) pour encadrer les sondages...qui ne devront communiquer, sans doute, que les résultats favorables à l'UMPS (UMP ou PS).

 

Il va falloir systématiquement demander avec insistance aux parlementaires une loi limitant le cumul des mandats, soit à UN seul mandat électif et  UN seul renouvellement. Les élus pourront ainsi approfondir les sujets de préoccupation de la société française et essayer réellement d'y apporter remèdes. Et ne passeront plus leur temps à s'agiter pour leur seule réelection.


NB. De tous les "grands politiques" seule Ségolène Royal s'est opposée au cumul des mandats et n'a brigué qu'un seul mandat.

 

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Texte Libre

Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.

Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur, r
évéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon ambition. voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.


En démocratie, les contre-pouvoirs sont exercés par la société civile, les associations et les citoyens, dans le cadre de la Loi.

On a le droit de ne pas vouloir voir et savoir. On a le droit de dire "après moi le déluge". On a le droit de ne pas comprendre ce qu'est une évolution. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences. MAIS ON SAIT ! Et notre responsabilité personnelle et collective est engagée, face à l'histoire.

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