Malika Sorel : "La laïcité, c'est la digue qui protège la France"
Les Français doivent refuser que l’on touche à la laïcité.
Samedi, 05 Mars 2011 18:49
http://www.medias-france-libre.fr/index.php/chroniques/8-infomations-diverses/1182-malika-sorel-qla-laicite-cest-la-digue-qui-protege-la-franceq.html
ou
http://www.atlantico.fr/decryptage/malika-sorel-laicite-c-est-digue-qui-protege-france-47566.html
Malika Sorel (française issue de l’immigration maghrebine), est membre du Haut Conseil à l'Intégration, auteur de « Le puzzle de l’intégration , les pièces qui vous manquent. Crise identitaire, violence, échec scolaire, discrimination positive, culpabilité des Français, droit du sol». Mille et une nuits éditeur, 2007.
Ouvrage lucide et lumineux que tous les hommes et femmes politiques responsables, de tous bords, devraient avoir lu. Mais aussi tous ceux et celles qui cherchent des explications (et des solutions) à la situation que nous vivons actuellement. J’y reviendrai dans des « notes de lecture ».
"Question d’Atlantico : Nicolas Sarkozy en visite au Puy-en-Velay, a réaffirmé les racines chrétiennes de la France. Choquant ?
Malika Sorel : C’est une réalité ! Mais il aurait pu aussi parler de l’héritage grec et romain : Tout notre système juridique en est hérité, ou encore de la Renaissance ou des Lumières.
Tout le monde sait ce qu’il dit. Les racines chrétiennes sont une évidence, et tout le monde sait aussi comment l’Europe s’est construite. Même les principes républicains viennent de l’héritage chrétien et de la pensée catholique.
En revanche, ce qui est profondément gênant, c’est que en période électorale, les personnalités politiques veulent rappeler aux Français d’où ils viennent, à des fins électoralistes.
Pourtant, dans le même temps, ils laissent bafouer et bafouent les principes républicains qui sont la synthèse de tout cet héritage culturel et politique.
Oui, l’égalité républicaine est bafouée en défendant la discrimination positive et en la mettant en place, au travers de la défense de la diversité. Oui, le principe d’égalité est situé à l’opposé de la communautarisation.
En fait, il existe un décalage profond entre ce que dit que le président de la République, garant des principes constitutionnels, et ce que fait Nicolas Sarkozy."
