Comment Monsieur Sarkozy prépare moralement les militaires à une éventuelle future action en Côte d’Ivoire.
M. Sarkozy [aux aviateurs français]: "Le président de la Côte d'Ivoire s'appelle Alassane Ouattara"
Je ne fais pas d'ingérence mais je vous dis ma Vérité, celle de la France
!
"Les soldats de la France n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent en vertu d'un
mandat des Nations unies",a ajouté le chef de l'Etat.
Vous l'aurez compris, il n'y a pas d'ingérence française mais ingérence de
la France comme supplétif de l'ONU !!!!
Commentaires choisis relatifs cette déclaration(in le Monde du 05 janvier 2011)
On a surtout l’impression que Ouattara a été choisi par Sarkozy qui en fait des tonnes.Or s’il y a une démocratie ivoirienne c’est à elle de faire ses preuves en imposant ses choix, si elle devait échouer il y aurait dictature.
D’autre part si Ouattara devait sa légitimité à la pression française, une démocratie "à l’ivoirienne" deviendrait une mascarade. Le président français dont la légitimité est aujourd’hui fragile
devrait se dispenser de gesticulations par trop ostentatoires.
Jean
16h20
« Son Excellence Monsieur Ali Bongo Ondimba, Vice Président du Parti Démocratique Gabonais, Président élu de la République gabonaise ».
«
Monsieur le Président,
Après l'annonce par la Cour
constitutionnelle des résultats de l'élection présidentielle, je [Nicolas Sarkozy] suis heureux de vous adresser mes félicitations et mes vœux de succès pour l'exercice des hautes
responsabilités qui vous attendent..." Lundi 7 septembre 2009 .
Deux poids deux mesures. La décision de la Cour constitutionnelle au Gabon est valable, alors qu’elle n'est pas valable en Côte
d'Ivoire. D’après le même Sarkozy !!!
sylvie-cornu
15h37
Espérons que rapidement le nôtre ne s'appelle plus Nicolas Sarkozy. Il veut donner une leçon de démocratie aux Ivoiriens alors que lui
même a bafoué le vote des français qui ont dit non au traité de Lisbonne et qu'il a donc, en grand démocrate, fait voté aux députés le contraire (pour rappel les députés de droite c'est normal)
plus un traitre : Jack Lang le même qui a été faire des meetings en Côte d'Ivoire pour Laurent Gbagbo. »
Observation
Pendant que M. Gbagbo demande une commission internationale pour recompter les bulletins. Demande refusée par M. Ouattara, ce
dernier (ex instigateur de la rébellion du nord), dans une déclaration à la télévision française entendue hier, demande l’intervention militaire,en Côte d’Ivoire,d’autres Etats étrangers, pour déloger son
adversaire politique, M. Gbagbo.
C’est original n’est-ce pas ! Si l'appel est entendu ça promet pour l'avenir.
Je vois une grande NUANCE dans la démarche.
Qui est le plus démocrate, ou le plus soucieux du peuple ivoirien ?
Les avis,explicités, des africainsglanés sur les blogs semblent beaucoup plus nuancés
et non partisans que la position de la "Communauté internationale" entrainée par la France officielle, et les USA. Aux dernières nouvelles une mission de la CDEAO se rendra en Côte d'Ivoire la
semaine prochaine et l'option guerrière semble mise en suspens.
Espérons que la sagesse africaine saura surmonter la crise, mieux que les menaces de Nicolas Sarkozy.
Lu sur un blog : "Désormais la référence en matière de république bananière c'est la France !"
1 –Dans la presse d’un pays voisin, le BURKINA FASO.
« […] Proclamation des résultats par la CEI : nulle dans la forme et dans le fond Il n’est
pas besoin d’être docteur en Droit pour reconnaître que la proclamation des résultats par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Mr Issouf Bakayoko, est nulle et de nul
effet. […]
III-Conseils constitutionnels africains : qui peut faire la leçon à qui ? Depuis que
le Conseil constitutionnel ivoirien, évoquant le dossier des élections face à la forclusion de la CEI à tranché dans les délais, on en entend des vertes et des pas mûres sur cette
institution.[…]
Cependant, si l’on doit mener le débat sur la crédibilité des Conseils constitutionnels ou autres institutions du genre en Afrique, qu’on le
fasse clairement, sur la base d’un débat objectif. On verra alors que le Conseil constitutionnel ivoirien, s’il est «critiquable » est loin de faire plus mauvaise figure que bien d’institutions
du même type, ici et là, sur le continent.[…] Même dans la patrie des droits de l’homme, le Conseil Constitutionnel, à ce qu’on sache, est composé de gens nommés par le Chef de l’Etat et les
présidents des chambres parlementaires. […]
Alors, arrêtons ces débats sélectifs, discriminatoires au cours desquels, sur des bases
subjectives, on délivre des satisfécits aux uns et des blâmes aux autres.
IV-Observateurs internationaux et observateurs africains, les pires ne sont pas forcément ceux qu’on
croit !
« […]Dans ce pays, les observateurs africains, qui étaient déployés sur l’ensemble du
territoire, ont relevé dans le nord et l’ouest du pays, des faits de violences, de fraudes, d’empêchement de voter, de bourrages d’urnes, de vols d’urnes, portant atteinte lourde à la sincérité
de la votation et en ont conséquemment préconisé l’invalidation. Mal leur en a prit. On a estimé, au niveau des observateurs
internationaux, que tout cela n’était qu’affabulations venant de personnes à la crédibilité douteuse pour avoir surgi du néant. » […]
Les observateurs internationaux sont d’autant moins fondés à se targuer d’une supériorité dans l’observation des élections qu’ils ne peuvent pas
mieux connaître l’Afrique que les Africains et qu’en nombre insuffisant pour couvrir l’entièreté d’un territoire national, leur jugement est forcément exposé à l’arbitraire.
V- De la crédibilité du vote en zone rebelle Extraits d’un point de vue de Mr Eric Kahé, président de l’Alliance ivoirienne pour la
République et la Démocratie (Aird). A méditer ! «
Les scores régionaux (nous disons bien régionaux et non dans quelques bureaux de vote) obtenus par le candidat du Rdr [Ouattara] dans ces régions atteignent un pic de 93.42% avec une moyenne de
85%, ce que ne réalise aucun autre candidat nulle part ailleurs. Ces scores rappellent ainsi l’ancienne époque soviétique ou celle des
partis uniques africains ou des républiques bananières. Le candidat Alassane Ouattara ne gagne donc que dans les zones contrôlées et administrées par des commandants de zone
(Com’zones). Non seulement elles sont dirigées par l’ex (?) rébellion qui n’a ni désarmé, ni
concédé aux Préfets la moindre autorité, mais ces zones ont la particularité d’être alimentées en informations par des radios pirates aux ordres du Rdr et qui assurent à son mentor une propagande
exclusive depuis plus de 8 ans. Malgré les accords
de Ouagadougou qui prévoient la cessation de leurs activités au profit de la radio et de la télévision nationales, la situation n’a guère évolué. […]
On comprend maintenant pourquoi l’on tenait tant à des élections sans désarmement ».
[…]
Hebdomadaire burkinabé
San Finna
Approuvé par de très nombreux commentaires
Rappel, Article provenant d’un pays voisin (le Burkina Faso).
2 – Avis de 21 ONG
Second tour de l’élection présidentielle / Crédibilité du vote La COMISCA dénonce des irrégularités à Korhogo,Séguéla et
Mankono[Nord de la Côte d’Ivoire]
La COMISCA (Coordination de la Mission Internationale des observateurs de la Société Civile
Africaine), a lu une déclaration le 29 novembre 2010, au siège de la Commission Electorale Indépendante (CEI), visant à dénoncer des étrangetés dans le scrutin du 28 novembre dernier.
CE SONT AU TOTAL, 21 ONG réunies au sein de la Comisca, qui, redéployées sur le terrain, ont donné lecture de leurs observations.
Selon Compaoré Saïdou, cette élection est loin d’être démocratique. « Je pense que nous avons été très objectif en déployant nos observateurs sur le terrain. Et des constats qui ne sont pas de
nature à encourager la démocratie et la bonne gouvernance ont été constaté et je pense qu’il est de notre devoir en tant qu’observateur, de relever ces insuffisances et ces atteintes graves, pour
la sérénité de ce scrutin, parce que l’expression démocratique n’a pas été la même partout sur l’étendue du territoire», a dénoncé Compaoré Saïdou porte parole de la mission d’observateurs
Africains. Et de poursuivre en relevant des cas de violation. « Certains militants et représentants de partis LMP [parti de Gbagbo] ont
été empêchés d’exprimer librement leur vote, des urnes ont été transportées par les hommes en tenues précisément dans la région de Korhogo, Mankono et Séguéla. Nous avons également assisté
au molestage de certaines personnes dans les bureaux de vote, le secret de vote n’étant pas respecté et des consignes de vote ont été données par certains membres de bureaux de vote. On a aussi
enregistré des dégâts corporels et matériels », a-t-il précisé. Tous ces faits, selon la Comisca mettent en cause le processus démocratique. « Au regard de ce qui précède, le processus
démocratique tant souhaité est fortement mis en cause. Par conséquent, la Comisca constate que la crédibilité du vote dans ces régions
ci-dessus citées, est fortement entachée », a fait savoir Compaoré Saïdou. Et de conclure en appelant la société civile à garder sa neutralité. Au peuple ivoirien, le porte parole de la
Comisca a demandé de garder son calme, tout en encourageant le gouvernement, la classe politique, le peuple Ivoirien et tous les acteurs impliqués à poursuivre le dialogue national engagé afin
que la Côte d’Ivoire retrouve sa stabilité politique et sociale, gage de l’unité nationale
Aymar Dedi
Ça interpelle n’est-ce pas ?
3 - Dans la presse d’un pays voisin, le MALI.
Maliweb-28/12/2010
Les occidentaux, au premier chef les dirigeants français et américains, utilisent à présent les chefs d’Etats de la CEDEAO pour régler à leurs
places “son compte” à Laurent Gbagbo. […] peu importe les dégâts collatéraux d’une telle ignominie.
C’est comme les requins, dès qu’il y a une odeur de sang ils abondent pour participer au festin… Les occidentaux veulent la tête du frère
Gbagbo, pas de problème, ils l’auront “chieff”, “merci messiéé”. Mais, regardez de plus près ces présidents de la CEDEAO qui reprochent à Laurent Gbagbo tous les pêchés du monde, la plupart sont
arrivés au pouvoir à la suite d’opérations douteuses, de manœuvres dilatoires ou s’accrochent obstinément à la tête de leur pays dont ils ont fait leur propriété privée…
Des exemples ? Oui. Blaise Campaoré, l’inamovible président du Burkina Faso, en place depuis l’assassinat crapuleux de Thomas Sankara le 15
octobre 1987 et récemment (le 25 novembre 2010) réélu dès le premier tour avec plus de 80% de suffrages, Abdoulaye Wade du Sénégal, arrivé au pouvoir par voie démocratique en 2000 se comporte
depuis en véritable autocrate et pense même faire de son fils le successeur désigné à la présidence de la République du Sénégal, le togolais Faure Gnassingbé, c’est le prototype même de chef
d’Etat africain que les occidentaux savent installer au pouvoir pour finir par s’en débarrasser comme un Kleenex lorsqu’ils n’en ont plus besoin… Qui encore ? Les violations répréhensibles de
constitution ajustée à répétition par les présidents en exercice pour éviter l’alternance politique, sont un mode opératoire qui n’a jamais irrité les puissances occidentales (USA, France, etc.)
dés l’instant où leurs intérêts sont garantis.
Assez ! L’Afrique n’est pas un département de la France encore moins un terrain de chasse pour
les occidentaux, et la Côte d’Ivoire n’est pas une sous-préfecture française…L’Afrique est libre de prendre attache avec les pays émergeants tels que la Chine, l’Inde et le Brésil que cela plaise
ou non à la France et aux Etats-Unis.
L’interventionnisme des puissances occidentales dans les affaires africaines qui n’a pour but que de faire main basse sur les matières
premières du continent noir, on ne le dira jamais assez, commence par agacer. Trop c’est trop ! Lumumba en a été victime, Kwamé Kruma en a souffert, Sékou Touré en a fait les frais, Marien
Ngouabi en a payé de sa vie… Hier, c’était Lissouba au Congo Brazzaville, président élu démocratiquement mais chassé du pouvoir par les armes avec la complicité de qui vous savez, le
centrafricain Anges Patassé renversé par un coup d’État le 15 mars 2005 de François Bozizé, un ancien réfugié politique en France… A qui le tour demain ?
Nous savons tous qu’en Afrique noire les élections sont souvent truquées, les élus sont corrompus, la fraude dans tous les domaines est un
sport national, la concussion une règle, la compromission fait office de programme, l’assassinat politique avec l’aide parfois de lointains complices est un moyen pour accéder au pouvoir, alors
que veut nous faire croire la CEDEAO ? » […]
Source: LEPOST.FR - 28/12/2010 à 09h21 - mis à jour le 28/12/2010 à 15h36
Rappel, Article provenant d’un pays voisin (le MALI).
Je maintien, l'acharnement et la précipitation de la France et des
USA, a imposer Ouattara, issu du FMI, sont suspects et ont de quoi interpeller.
Les médias français feraient bien de modérer leurs propos et de
faire état des fraudes, en particulier au Nord, justifiant une nouvelle analyse du scrutin.
Les médias français, (en particulier la radio et la télévision) ont pris ostensiblement parti et soutiennent M. Ouattara sans discernement. Nous
subissons tous les jours leurs prises de position, au mépris des réalités électorales ivoiriennes, qui mériteraient pour le moins de la circonspection.
Il me semble donc indispensable de s’en tenir aux faits. En voici quatre :
Le camp Ouattara a appelé le 27 décembre 2010 à la grève générale. Ce fut un échec.Traduisant que M. Ouattara n’a peut-être pas autant de soutien en Côte d’Ivoire qu’on voudrait nous le faire croire.
Le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), a accusé l'ex-rébellion des Forces nouvelles
(FN), qui soutient Ouattara, d’empêcher de partir les personnes voulant fuir la Côte d’Ivoire. La presse fait seulement état des
départs, mais pas du comportement des hommes de M. Ouattara.
La France vient de bloquer l'avion, en entretien, de M. Gbagbo sur l'aérodrome de Mulhouse-Bâle, aéroport Franco-Suisse. Confirmant la prise
de position active de la France dans cette affaire (il s’agit bien d’une voie de fait). Ainsi, la France joue un rôle ambiguë et à terme contraire à l’intérêt de la France dans ses relations
avec les peuples africains. La France par la bouche de notre Président donne des ordres publics à M. Gbagbo, notre ambassadeur en Côte d’Ivoire déclare à la télévision que c’est aux africains à
régler le problème et par ailleurs nous bloquons l’avion d’un des protagonistes. Tout cela manque de cohérence.
Les médias prétendentqu’il y a unanimité sur le soutien à M. Ouattara. C’est faux
et plusieurs pays africains, dont l’Angola soutiennent M. Gbagbo.Exemple d’opinion africaine : « La crise ivoirienne
vue du Cameroun : Illusions perdues.L’opinion publique prend fait et cause pour Laurent Gbagbo », et considère que les institutions occidentales manipulent les opinions et attisent les
divisions. » http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-crise-ivoirienne-vue-du-86149
"Côte d'Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier"
Communiqué, le 23 décembre 2010 de l'association SURVIE, in AFRIK.COM
NB1. Les surlignages et les observations
sont de Roger Démosthène Casanova.
NB2. Je rappelle avoir passé 24 ans de ma vie en Côte d’Ivoire.
Après mon retour en France en 1979, j’ai continué à y travailler
en encadrant des doctorants, du nord et du sud.
Je n’ai donc pas perdu le contact et suis d’ailleurs membre du Conseil scientifique de l’Université d’Adjamé.
J’ai conservé des relations avec de nombreux ivoiriens de mes amis.
"L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du
pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération
militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien. Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des
conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe
sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre, Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.
Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.
À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion
armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.
En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le
gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif
français.
En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de
l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants
envahissent certains quartiers d’Abidjan. L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.
Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis,
aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [1]. Dans la foulée, le Rassemblement des
Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer
la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire.
Le descriptif de ce programme [3] laissait déjà augurer un passage en force :
« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à
des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »
Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques
Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise
Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société
française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [5].
Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour
annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de
la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs
français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la
victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept
départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.
Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [6].
Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre.
Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes
institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent
Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.
Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie
qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la
Côte d’Ivoire dans la violence.
Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des
Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.
Source Survie
[1] Par le jeu des alliances politiques, le président et trois des vice-présidents de la CEI sont favorables à Alassane Ouattara. Le quatrième vice-président
est favorable à Laurent Gbagbo
[2] Au milieu des années 90, la Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées du Président Henri Konan Bédié promeut l’ivoirité. Cette notion aux
forts relents xénophobes fut instrumentalisée pour écarter Alassane Ouattara de la vie politique ivoirienne.
[3] Programmes d’Appui au Processus Électoral CIV-46362 (2006-2007, 58 millions de dollars) et CIV10-57717 (2008-2011, 75 millions de dollars) du Programme des
Nations Unies pour le Développement.
[4] « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre [2007], ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu,
soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »
[5] « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre [2007], ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu,
soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »
[6] Les accords de Ouagadougou exigeaient le désarmement des rebelles et le rétablissement de l’État de droit
sur tout le territoire. Sur la reconversion de la rébellion dans l’économie de guerre, consulter les rapports du groupe d’experts ad’hoc de l’ONU. était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties
brandies par l’ONU
[7] Par exemple celle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne. En outre, on attend la publication du rapport de la mission de Thabo Mbeki. Ce dernier
avait contribué à faire retomber la pression après les événements de novembre 2004."
Observations
Henri Konan Bédié, allié d'Alassane Ouattara au deuxième tour de l'élection, est celui qui a introduit la notion d'ivoirité dans la Constitution pour éliminer en
2000 la candidature d'Alassane Ouattara.
Voir l'analyse de Maître Lassina Touré, article 453
Voir aussi l'article 452.
L'ultimatum envoyé par le Président Sarkozy, à Laurent Gbagbo ("vous devez quitter le pouvoir d'ici la fin de la semaine"- soit dans les 3 jours) était
"déplacé", en termes diplomatiques. Mais scandaleux et inacceptable pour l'ingérence délibérée et unilatérale de la France dans les affaires d'un Etat souverain. Déclaration intemperstive
(rodomontade) d'autant moins justifiée que Nicolas Sarkozy avait proclamé la fin de la FrançAfrique.
Comme il est scandaleux de lire dans la presse française et occidentale les jugements de valeur repris sans discernement et un parti pris fondé sur un seul son de
cloche, en méconnaissance des faits réels complexes.
Comme il est scandaleux de constater l'application sans nuance du principe de "deux poids deux mesure". La France et la
"Communauté internationale" invoquent l'accord de l'Union Africaine, de l'ONU, de la CEDAO, pour chasser Laurent Gbagbo, alors que les mêmes se sont opposés (plus la Ligue Arabe) à la
départementalisation de Mayotte et que la France est passé outre !!! Voir mes nombreux articles sur "Mayotte.
Le colonialisme n'est pas mort.
Par contre la désinformation et la manipulation des esprits fonctionnent à plein régime, comme pour les
"charniers" de Ceaucescu ou le génocide kosovare par les Serbes qui s'avèrent maintenant avoir été des escroqueries morales.
Sans parler des leçons de démocratie que veulent donner la France et l'Union Européenne à l'Afrique, qui, pratiquant le déni de démocratie, se sont arrangés pour
contourner le vote des Français, des Hollandais et des Irlandais contre le traité constitutionnel.
Contrairement à ce qui est écrit et déclaré à longueur de médias, UBU-Roi règne bien aujourd'hui en Occident et plus particulièrement en France. Et non en Côte
d'Ivoire.
Sans porter de jugement de valeur sur les hommes et
leurs méthodes, n’en déplaise à la « Communauté internationale » c’est à dire les USA, leur supplétif la France de Nicolas Sarkozy… et le FMI (DSK, Ouattara…), c’est Monsieur Laurent
Gbagbo qui est Président de la Côte d’Ivoire.
Je crains cependant que la « Communauté internationale », relayée par les médias consanguins qui orchestrent les tam-tams de la
désinformation, ne nous refasse le coup de Bush en Irak, de l’OTAN en Afganistan, ou de la Serbie et du Kosovo. Ils veulent "défendre la démocratie" ! C'est à dire comme en Afganistan faire tuer
nos soldats pour que le clan Karzai (choisi par les américains), puisse s'enrichir avec l'aide au développement !!!
Censure à l'Institut du monde arabe : interdit de parler politique
Par Nassira El Moaddem le 11/12/2010
Au moment ou notre Président joue les matamores et s’ingère dans la politique intérieure d’un pays
souverain…et ami, la Côte d’Ivoire, il n’est pas inutile de revenir sur le principe gouvernemental du « deux poids, deux mesures » toléré chez nous.
En effet une conférence-débat devait se tenir à l’Institut du Monde Arabe à Paris sur le thème : « Analyser la situation
politique actuelle en Egypte en proposant un point sur les élections législatives et la présidentielle à venir. »
Les intervenants prévus étaient quatre spécialistes de l'Egypte :
Sophie Pommier, chargée de cours à Sciences-Po Paris ;
Tewfik Aclimandos, Collège de France ;
Youssel El Chazli, Université de Lausanne et Sciences-Po Paris ;
Shayma Hassabo, Institut d'études politiques (IEP) de Grenoble,
Elle n'aura jamais lieu, à cause du « sujet sensible ».
Depuis les élections ont eu lieu et n’ont pas été reconnues comme particulièrement démocratiques.
"Ces électionsont un
goût de sang et une odeur de poudre.Les citoyens ont été sacrifiés pour que le PND reste au pouvoir", a affirmé la Coalition indépendante pour
l’observation des élections.
Cette fédération d’observateurs non-gouvernementaux égyptiens a diffusé un dossier décrivant en détail 83 cas
d’irrégularités ou de violences, dans treize des trente gouvernorats d’Egypte.Le PND est mis en
cause dans un grand nombre de cas, mais des candidats indépendants ou d’autres partis sont aussi cités.
L’organisation américaine Human Rights Watch a elle aussi dénoncé les conditions dans lesquelles le scrutin s’est
tenu. »
Il n'y a eu aucune déclaration de notre Président à ce sujet !
Ainsi dans notre France terre de démocratie, le Président peut se mêler ouvertement des élections (contestées) en Côte d’Ivoire, il peut,
proférer des menaces à l’encontre d’un président et de sa famille, sans que des voix s’élèvent pour dénoncer la pratique, mais un débat académique sur un pays arabe puissant ne
peut se tenir entre chercheurs universitaires, le thème des élections étant un sujet "sensible".
Rappelons que l’Institut du Monde Arabe à Paris est présidé par Monsieur Dominique Baudis, député européen UMP.
L’histoire du Kosovo est instructive à plus d’un titre.
« Premier titre du jour »
Le Kosovo est une province de la Serbie, reconnue comme telle par la résolution 1244 de l’ONU.
Pendant des années elle a subit l’immigration albanaise et la population albanaise y représente plus de 95% des habitants.
Les Serbes s’avisant (trop tard) de cette évolution ont voulu la stopper.
Pour mémoire signalons que les Serbes sont en majorité de religion chrétienne (Orthodoxes) et les Kosovares sont de religion musulmane. NB 1 Ne
sachant plus si ce genre d’information peut être communiqué, je présente mes excuses à ceux (les autruches) que cette précision choquerait. NB 2. Depuis la fin de la guerre une
soixantaine d’églises ont été brûlées au Kosovo. Je présente à nouveau mes excuses pour cette nouvelle précision, sans doute tendancieuse !
D’ou la guerre du Kosovo (dans les années 1990) et l’intervention de l’Occident (OTAN), dont nous étions, sans mandat de l’ONU, qui a bombardé
la Serbie (petit pays de 10 millions d'habitants) jusqu’à ce qu’elle capitule, devant la puissance destructrice américano-européenne. NB 3 Rappelez-vous une anecdote, nos avions n’étaient pas
équipés pour bombarder la nuit et nous ne pouvions bombarder les Serbes (nos ex-alliés) que de jour. C’est triste non, pour nos aviateurs bien sûr ?
En 2008 le Kosovo a unilatéralement déclaré son indépendance, vite reconnue par les USA, la Grande Bretagne et la France, garants du respect des
résolutions de l’ONU, dont la résolution 1244 ! Il paraîtrait que c’est sous la pression de certains Etats du Golfe. NB 4 Il n’y a pas de pétrole en Serbie.
« Deuxième titre du jour »
Nous apprenons, dix ans après les faits, par un livre de Madame Carla Del Ponte, qui fut présidente du Tribunal pénal international pour la
Yougoslavie (TPIY), que le Tribunal avait identifié le trafic d’organes sur 300 Serbes prisonniers de l’UCK ( donc des albanais).
Confirmation dans un rapport qui vient d’être connu établi par le Conseil de l’Europe. Selon M. Marty (auteur du rapport), "cette activité criminelle, qui s’est développée en profitant du chaos régnant dans la région et grâce à l’initiative de certains chefs des
milices de l’UCK liés au crime organisé, s’est poursuivie, bien que sous d’autres formes, jusqu’à nos jours". Dans son rapport de 27 pages, Dick Marty évoque notamment "un centre
de réception dernier cri pour le crime organisé du trafic d’organes" près de Fushë-Krujë. »
Monsieur Bernard Kouchner qui fut « gouverneur du Kosovo » interrogé sur le sujet a eu cette réponse cocasse et hors sujet :
« vous me voyez faire du trafic d’organes ? »
Que je sache personne ne l’a accusé de faire du trafic d’organes.
Il me faut donc évoquer le fait que M. Kouchner mériterait au sujet du Kosovo la palme du mensonge politique. En effet : Après le conflit,
Bernard Kouchner nommé administrateur de l'Onu au Kosovo, cite en août 1999, le chiffre de 11 000 cadavres albanais retrouvés
dans les charniers. Au même moment, le Tribunal pénal international en recense 340. A l'automne, un rapport du Conseil de l'Europe révèle finalement que l'exode massif de la
population albanaise avait été surtout dû aux bombardements de l'Otan… […]
Information démentie par Monsieur Hashim Thaçi, ex-Chef de l’UCK et aujourd’hui « Président » du Kosovo.
Observation
Tout va très bien Madame la Marquise. Les forts au pouvoir font toujours ce qu'ils veulent, aidés par les médias bien pensants qui "enfument le
paysage". Evidemment sans en référer au peuple qui n'y comprend rien, et qui vote "mal" quand on lui demande son avis.
Vive la démocratie et la bonne gouvernance.
Eléments de bibliographie
Le Figaro (14/12/2010) : Kosovo: trafic d'organes sur des détenus
Jean Sévillia : Le terrorisme intellectuel,de 1945 à nos jours. Editions-Perrin, 2004.
Notes de lecture :
« La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur
la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation
apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du
communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années
1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les
faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant
l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent
l'avenir. »
Après la pagaille sur les routes d’Ile de France la semaine dernière (et surtout la cacophonie entre le Ministre de l’intérieur, le Premier
Ministre et le Président de la République !), cette semaine le Gouvernement, sans crainte du ridicule, réuni des tables rondes interministérielles, pour pouvoir faire face.
Il fut un temps ou nos services des ponts et chaussées pouvaient figurer parmi les meilleurs du monde ! Maintenant quelques flocons de
neige obligent le Gouvernement à débattre, à son sommet, de l’état des routes et du ciel.
En même temps on entend des commentateurs s’inquiéter de la hauteur de neige qui tombera en Ile de France ( 5, 8, 10
cm !!!). C’est surréaliste.
France, où sont passés tes services publics ? Après la privatisation des autoroutes faut-il s’attendre à la privatisation des routes… pour
faire face à quelques flocons de neige tous les 20 ans ?
France où est passé ton esprit cartésien ?
Ça me rappelle la guerre de 1870, quand le Chef d’Etat-major déclarait à Napoléon III : « il ne manque pas un bouton de
guêtres. » Nous y avons perdu l’Alsace et la Lorraine. Les boutons de guêtres n’étaient pas le problème …
Ça me rappelle la guerre de 1939-1945, quand la France disposait de la deuxième marine militaire au monde et que la plupart de
ses bâtiments ont été sabordés à Toulon, par les français eux-mêmes, ou à Mers-el Kébir (en Algérie), où la flotte a été coulée au port (faisant 1500 morts français), par nos amis les
anglais.
Paraphrasant Marie-France Garaud je dirais que nos gouvernants occupent mal le pouvoir mais ne l’exercent pas, sauf pour en profiter
personnellement. Avec ça nous donnons des leçons de bonne gouvernance, directement, ou par l’intermédiaire des institutions internationales, aux pays d’Afrique.
Les vieux (dont je suis désormais) disaient dans le temps « Pauvre France » !
N’en déplaise aux déclinologues, la France a les ressources pour se redresser, encore faut-il que nos dirigeants le veuillent vraiment.
Je suis fatigué d’entendre dire que la France seule ne peut rien. Ah bon ? La France par
Pascal Lamy ne dirige-t-elle pas l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ? par Dominique Strauss-Kahn, ne dirige-t-elle pas le FMI (Fond Monétaire international) ? La France par
Nicolas Sarkozy ne dirige-t-elle pas le G 8 et le G20 ? La France par Jean-Claude Trichet, ne dirige-t-elle pas la BCE (Banque centrale Européenne) ? La France n’est-elle pas un des six
pays fondateur de l’Europe ? La France n’est-elle pas un des cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la France n’est-elle pas une des dix puissances industrielles du
Monde ? La France n’est-elle pas une des six puissances nucléaires du monde ? La France n'est-elle pas le plus gros contributeur au FED (Fond européen de développement)
?
Toutes ces positions stratégiques ne serviraient à rien ???
La France n’aurait aucune influence sur le cours du monde ???
Arrêtons de nous battre la coulpe.
Nos dirigeants nous mentent en permanence. L’UMPS (UMP+PS) ferait bien d’élaborer un vrai projet, à moyen et court terme, pour le bonheur des
peuples de France et d’Europe et de le défendre auprès de nos partenaires gouvernementaux.
Cependant, ils ne pourront le faire que si c’est leur préoccupation première et s’ils acceptent de prendre le risque de ne pas être réélus. Mais
s'ils réussissent quelle satisfaction devant l'histoire.
Pour qu’ils puissent raisonner sainement, avec la participation de tout le peuple, je leur suggère de renoncer pour
quelques temps (dix ans par exemple) au cumul des mandats (Ségolène Royal l’a fait, c’est donc possible) ; d’introduire une représentation proportionnelle au Parlement (toutes les
sensibilités doivent y être représentées (ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on supprime la température), de suspendre le temps de l’élaboration d’un projet la loi Gayssot (pour
libérer la parole) ; de rendre enfin possible le référendum d’initiative populaire ; de donner des limites à l’Europe et d’élaborer un vrai traité constitutionnel, simple, pour l’Union
Européenne ; de mettre en chantier l’harmonisation fiscale et sociale de l’Europe, d’adopter le principe de réalité…
Bref d’arrêter de suivre aveuglément le modèle anglo-saxon (paradis fiscaux, communautarisme, chacun pour soi...), qui ne correspond ni à notre
histoire, ni à nos mœurs, ni à notre intérêt.
La mondialisation telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, au dépend des peuples d’Europe, est le résultat de la volonté des multinationales, de la
finance mondialisée et du capitalisme le plus sauvage, des USA à la Chine en passant par la Grande Bretagne.
Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous parle dans les médias de DSK, l’homme, de gauche agent du capitalisme mondial, crédité même de 62%
d’avis favorables, dans certains sondages… Les élections étant généralement gagnées avec des scores de l’ordre de 52%, il y a vraiment de quoi s’interroger. Nous nous acheminons vers un
plébiscite et nous serons bientôt dispensés d’aller voter. Les médias s’en chargent pour nous. Dormez en paix braves gens, le Messie va venir sauver la France, après avoir sauvé le Monde !
C’est comme ça.
Dans le même temps Ségolène Royal est traitée dans les médias de « gourde », de « folle », de « samouraï
impitoyable », de « madone du Poitou », « seulement préoccupée par son égo »… Sans jamais que ces avis définitifs soient justifiés. C’est comme ça.
Idem pour Marine Le Pen qui est qualifiée de « nazie », « fasciste », "semeuse de haine" et autres qualificatifs peu
reluisants. La encore ces avis à l’emporte pièces sont assénés sans nuance. Mais avec des avis péremptoires du genre « les extrêmes sont inadmissibles ». Ah bon. Avis évidemment très
sélectifs et partiaux. C’est comme ça.
Je pourrais rajouter Jean-Luc Mélenchon, qualifié de « dangereux pour la démocratie » par Manuel Valls (PS) et de « pire que Le
Pen » par Jean-Paul Huchon (PS). Rien que ça. Lui, JL Mélenchon, demandant l'interdiction du Front National. C'est comme ça.
Ou évoquer Eric Zemmour, poursuivi par le MRAP pour incitation à la haine raciale. A bon.
Ou Martin Hirsch qui ose critiquer Jean-François Copé et à qui ce dernier reproche son manque de solidarité (entre juifs sauvés par des Justes
!) C'est du moins ce que j'ai cru comprendre lors de l'émission "On n'est pas couché", où Copé était interrogé par Eric Nauleau.
Qui veut noyer son chien l‘accuse de la rage, énonce la sagesse populaire. N’est-ce
pas ?
Rappels
Voltaire a écrit (mais qui c’est celui-là ?) : « je ne suis pas de votre avis, mais je me battrai pour que vous puissiez
l’exprimer. »
La France est le pays de la loi salique (seuls des hommes pouvaient être roi de France).
Le droit de vote n’a été accordé aux femmes qu’en 1944 (ordonnance du 21 avril 1944).
Dans notre histoire se sont pourtant des femmes, semble-t-il, qui dans des moments désespérés ont joué un rôle déterminant pour sauver notre
peuple ou orienter notre destin. Trois petits exemples pour les enfants (en cours de suppression de l'histoire de France dans les nouveaux programmes d'enseignement de l'histoire de France
au Collège) :
·Au Vème siècle, Clotilde, épouse de Clovis, le fit se convertir au christianisme et il devint le premier « Roi de France », chrétien. Premier
d’une longue lignée qui a fait la France, pendant plus de mille ans. Désormais cet épisode semble devoir être gommé des livres scolaires d’histoire.
·Au Vème siècle, Sainte Geneviève galvanise les parisiens qui repoussent les Huns assiégeant Paris.
·Au XVème siècle, Jeanne d’Arc a bouté les anglais dehors, occupants de notre terre pendant 100 ans. Désormais cet épisode semble devoir être gommé des
livres scolaires d’histoire.
Faut-il croire que dans les cas désespérés seules les femmes peuvent trouver les ressources nécessaires à la survie. Il faut dire qu’elles
portent la Vie et que l’instinct de vie des femmes s’oppose naturellement à l’instinct de mort des hommes, chasseurs et fauteurs de guerre.
Faut-il évoquer sous d’autres cieux Golda Meir, ou sous la Résistance Danielle Casanova, Lucie Aubrac ou Marie-Madeleine Fourcade et bien
d’autres encore ?
Injonctions à la cantonnade.
Arrêtez de vous moquer sélectivement des femmes qui s’engagent en politique. Elles en ont du mérite et le font de surcroît avec
conviction. Même si c'est avec outrance. Par exemple l'intervention d'Aurélie Filippetti (PS) qui dans un congrès vitupérait, congestionnée, avec véhémence en tribune, bras au ciel et
tapant sur la table : "l'immigration a été , est, et sera une chance pour la France". Pour ma part, je nuancerais. Cependant, si c'est son engagement respectons-le. Mais respectons aussi ceux et
celles qui sont d'un avis contraire... et peuvent argumenter.
Arrêtez de diaboliser et fustiger ceux qui ne marchent pas dans le sillon de la bien-pensance.
Arrêtez de dénaturer la démocratie. Voir mes articles antérieurs.
Arrêtez la censure médiatique. Arrêtez de sortir des phrases de leur contexte et de déformer les propose tenus par vos adversaires politiques.
Surtout quand il s'agit de femmes.
[...] " J'avais trois objectifs dans ma vie, explique-t-il [Hashim Thaçi,
l'homme fort du Kosovo]. La libération du Kosovo : elle a eu lieu en juin 1999. L'indépendance : elle a été proclamée en février 2008. L'intégration dans l'OTAN et l'Union européenne (UE) :
c'est la mission qu'il me reste à accomplir. "
Pourtant, dans son bureau, on cherche en vain un symbole européen. A l'entrée ne
trônent magistralement que le drapeau kosovar... et celui des Etats-Unis." Ma vision est celle d'un Kosovar européen, assure-t-il, mais le peuple kosovar aime beaucoup l'Amérique.
"
Celle-ci le lui rend bien. L'influence économique et politique américaine n'a pas d'égale au Kosovo. Les Etats-Unis ont obtenu le plus important
contrat (la construction d'une autoroute). Leur ambassade est impressionnante - une soixantaine de diplomates, contre deux pour la France. L'UE, certes présente via Eulex, apparaît désunie et
décevante. Cinq pays de l'Union (Espagne, Grèce, Chypre, Slovaquie, Roumanie) refusent toujours de reconnaître le nouvel Etat.
L'intégration européenne est au point mort, les Kosovars sans visas et isolés. La moitié de la population active est au chômage. »
Observation
Faut-il chercher pourquoi les USA (et la France, bien sûr) après avoir voté la résolution n° 1244 des Nations Unies (en 1999) selon laquelle le
Kosovo est partie intégrante de la Serbie, ont reconnu la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, en 2008 ?
Et la France suit !
Y a-t-il encore une politique étrangère française indépendante (à part les effets de tribune ou de manche) ?
D'après WikiLeaks, nous savons maintenant que si Monsieur Sarkozy avait été président à la place de Chirac nous aurions suivi les américains
dans leur aventure désastreuse en Irak.
:
Blog créé en 2008, à l'occasion des élections municipales d'Ampus (Var), par Roger Démosthène Casanova, Maire honoraire. Réaction aux questions d'actualité. Laïcité et démocratie. Société
Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des
questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.
Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur,
révéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon
ambition.voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.
En démocratie, les contre-pouvoirs sont exercés par la société civile, les associations et les citoyens, dans le cadre de la
Loi.
On a le droit de ne pas vouloir voir et savoir. On a le
droit de dire "après moi le déluge". On a le droit de ne pas comprendre ce qu'est une évolution. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences. MAIS ON SAIT ! Et notre
responsabilité personnelle et collective est engagée, face à l'histoire.