politique générale

Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 20:28

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Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 11:15

Pensée du jour empruntée à  

Jean-François KAHN : Où va-t-on ? Comment on y va... Fayard éditeur, 2008.

 

"[...]

On a le droit de ne pas vouloir savoir, mais on sait.

[...]"

 

 

Observation


Formule applicable aux retraites, à la fiscalité, à la pauvreté qui gagne du terrain, aux inégalités nationales et planétaires, à la prégnance de l'argent, à la dégradation des rapports sociaux, à la nécessité de redéfinir les objectifs de l’Europe communautaire, à la nécessité de définir des limites à l’Europe communautaire, aux conséquences à terme d’un déséquilibre grandissant entre populations immigrées et autochtones, à la nécessité impérieuse de rappeler, et d’imposer, ce qu’est notre République laïque, à notre histoire vieille de 2000 ans, à la dette publique, aux conséquences de la non-représentativité du parlement, au cumul des mandats, à l’accumulation de structures administratives assorties de d’indemnités et salaires indus,

 

On a le droit de ne pas vouloir savoir. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences pour notre descendance. MAIS ON SAIT !

 

Nous sommes donc responsables devant l’histoire, nos enfants et nos descendants. Nous ne pouvons trouver d'excuses.

 

   

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 16:52

Pour ceux qui douteraient de mon esprit laïc, il me faut rappeler que la laïcité ce n'est ni la christianophobie, ni l'islamophilie (et réciproquement).

 

L'interprétation est libre, mais les faits sont sacrés.

 

Note de lecture

in http://www.libertyvox.com/article.php?id=435

 

Article paru le 31/07/2010

 

Mattheus : Qui stigmatise qui ? pour LibertyVox 


"Dans la frange avancée des tièdes qui entendent le grondement du tonnerre sans oser regarder les nuages en face, il est souvent affirmé, sur un ton légèrement feutré : "c'est LA religion qui pose problème". De la même manière, quand nos parlementaires s'imaginent braver l'ordre du politiquement correct en chuchotant dans les couloirs de leurs palais les contours d'une nouvelle loi "anti-burqa", ils justifient inévitablement leur initiative en prétextant la défense de la "laïcité à la française", qu'il conviendrait de ceindre de miradors citoyens. L'ennemi ? "Les extrémismes", nous dit-on, "tous les extrémismes", répète en choeur le vaste cul-de-poule béant des bavards subventionnés de la république. Or, bien que tout le monde sache pertinemment que c'est l'islam, et l'islam seul qui, de fait, est la cause de telles initiatives, on s'interdit de légiférer sur les aspects intolérables de cette religion, craignant de "stigmatiser" les populations qui la pratiquent. Quand il s'agissait du Catholicisme, en 1905, il n'y avait pas ce genre de pudeurs...

Il y a de nombreuses choses à dire sur ce sujet. Un mot, d'abord, pour en finir avec la fameuse stigmatisation.  Qui stigmatise qui ? Posons la question !

Qui stigmatise qui, quand plus de 80% des attentats terroristes, depuis plus de dix ans, sont l'oeuvre de nihilistes islamiques qui, doigt en l'air, justifient leurs actions en citant des passages du Coran ?

Qui stigmatise qui, quand des musulmans, outrés de quelques caricatures pourtant gentillettes, protestent des intentions pacifiques de leur religion en brûlant, cassant, lynchant et vomissant à qui veut l'entendre des flots de haine compacte ?

Qui stigmatise qui, quand en Irak, des civils sont massacrés quotidiennement, non par l'armée occupante anglo-américaine, mais par des groupes panarabes et islamistes ?

Qui stigmatise qui, quand un imam, tout récemment, ose dire que "l'islam condamne toute forme de violence" [1] alors qu'une simple lecture d'une biographie de Mahomet indique évidemment le contraire ?

Qui stigmatise qui, quand après chaque attentat d'envergure, on observe dans toute la communauté musulmane un silence assourdissant ? Les Basques défilaient naguère en masse pour dénoncer le terrorisme de l'ETA. Où étaient nos musulmans, pacifiques "dans leur immense majorité", selon l'expression consacrée, le 12 septembre, après les attentats de New York ou le 13 octobre, après Bali, ou le 12 mars après Madrid, ou le 8 juillet, après Londres ? Même feu Jean-François Revel, un esprit pourtant pas tellement fascisant, remarquait le caractère fort dérangeant d'une telle inaction de masse (in L'Obsession Anti-Américaine)...

Qui stigmatise qui, quand un Jordanien mitraille sa nièce de 16 ans, violée un mois auparavant, pour "laver l'honneur de sa famille" ? [2]

Qui stigmatise qui, quand une des plus hautes et policées "autorités" musulmanes d'Europe parle d'instaurer un simple "moratoire" sur les lapidations ?

Qui stigmatise qui, quand la communauté musulmane de la Goutte d'Or, à Paris, recourt impunément à une milice religieuse pour encadrer le déroulement illégal des ses prières en plein air ? [3]

Nous, bien sûr ! C'est nous qui stigmatisons. Toujours nous. Jamais les musulmans qui, de par le monde, ne manquent certes jamais une occasion de lapider ou égorger toute opposition, ou se terrent dans une fort prudente réserve, voire un mutisme ambigu, mais sont nécessairement les victimes innocentes de l'impérialisme, du colonialisme, du racisme occidental...

On observe, aux Etats-Unis ou en Europe, des millions d'Américains ou d'Européens qui n'hésitent pas à descendre dans la rue pour se désolidariser régulièrement de la politique de leur gouvernement. Observe-t-on de pareils mouvements de foule en pays arabe ? Ah, quand il s'agit de hurler leur haine des caricaturistes ou du Pape, après le discours de Ratisbonne, oui. Quand il s'agit de s'emparer de la chance historique qu'ils auraient de dire : "non, l'islam n'est pas la même chose que l'islamisme", silence assourdissant. Alors, qui stigmatise qui ?

Et quelle est cette manie, si ancrée dans nos esprits, de toujours vouloir faire jeu égal entre toutes les religions ? "Il faut lutter contre tous les extrémismes", répète-t-on ad nauseam. Prototype de la phrase creuse. Autant dire : "La guerre, c'est mauvais !" ou "Le bien, c'est meilleur que le mal"... Pourquoi "les" religions, ou "la" religion en général ?

D'abord, parce que nos contemporains ignorent tout du sujet et mettent dans le même sac toutes les traditions religieuses, pour en faire un méli-mélo spirituel et métaphysique intrinsèquement contradictoire. Quoi de commun entre le monisme acosmique du brahmanisme et le dualisme ontologique du judéo-christianisme ? Entre l'idéalisme des apparences hindouiste et le réalisme matérialiste de la tradition hébraïque ? Entre le mektoub musulman et le libre-arbitre d'un Saint-Augustin ? Rien, sinon le simple terme de "religion" qui leur est accolé, et dont on pense qu'à lui seul il permet de réduire les contradictions. Ce qui n'est évidemment pas le cas.

Mais il y a pire. La précaution oratoire qui consiste à parler de "toutes les religions" et de "tous les extrémismes" poursuit un autre but, celui de ne jamais, surtout jamais révéler officiellement au grand public que, de toutes ces religions, une et une seule pose des problèmes particuliers. Non seulement particuliers, mais peut-être même insurmontables. Or, dans le monde des Bisounours qui régentent nos vies et nos esprits, il ne saurait être question d'un tel accroc. Le réel est une chose détestable, surtout quand il prétend reprendre ses droits et faire intrusion dans ce château de cartes idéologique que nos politiciens illusionnistes s'acharnent à perpétuer autour de nous. Et pourtant, on ne saurait fermer les yeux assez longtemps pour que le monde finisse par disparaître. Dans la réalité, un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit, même s'il n'y a personne pour l'écouter. Et malheureusement pour nos élites, le glaive de la réalité, à l'inverse de la justice, n'a pas de fourreau, et il arrive toujours un moment où celui-ci déchire le rideau de carton où les "représentants de la Nation" nous jouent leur spectacle de marionnettes infantilisant.

Car avez-vous jamais vu dans nos journaux des titres tels que : "Des extrémistes hindous protestent contre l'abattage des vaches dans le Gers. Deux cents voitures brûlées". Ou bien : "Deux bandes de plusieurs dizaines de jeunes Chinois se sont affrontées hier sur le parvis de la Défense. Deux blessés graves sont à déplorer. On note aussi des détériorations sur la ligne 6 du métro, à destination du 13ème arrondissement". Ou bien : "Le mari orthodoxe d'une jeune femme russe a violemment pris à partie le personnel de la Clinique Notre-Dame du Salut après avoir exigé le retrait d'un crucifix catholique accroché dans la chambre". Ou bien : "Un jeune assyro-chaldéen a aspergé d'essence la jeune fille qui s'était refusée à lui, avant de lancer une allumette vers la malheureuse. Cette dernière a succombé hier matin à ses blessures". Ou bien : "Attentats de Marrakech : on en sait plus sur les circonstances des dernières attaques terroristes. Selon les témoins et les caméras de surveillance, le jeune Français Alfred A., agissant au même moment que ses camarades du groupement catholique extrémiste «le Glaive de Jésus», s'est élancé dans le bus, bondé à cette heure-là, en s'écriant : «Vive le Christ-Roi !» avant de faire exploser la charge explosive qu'il portait noué à la ceinture."

Politique-fiction... Ce ne sont pas les Hindous, les Confucianistes, les Orthodoxes, les Assyro-Chaldéens ou les Catholiques, qui remplissent ainsi les unes de nos quotidiens. Serait-ce donc que l'hypothèse "des" religions n'est pas la bonne ? Evidemment. Osons nommer un chat un chat, même si son miaulement a les accents des sourates coraniques ou des hadiths mahométans !

A quoi bon chercher ces pitoyables excuses de bazar, selon lesquelles "l'islam, ce n'est pas ça", "l'islam, c'est la paix", "l'islam, c'est une religion d'amour et de tolérance" ? Quelle est la valeur de tels arguments, venant pour la plupart d'Occidentaux non-musulmans, baignés peu ou prou, même à leur corps défendant, dans la culture chrétienne, et qui appliquent, en bons ethnocentristes qu'ils se défendent pourtant d'être, les schémas de leur propre culture ?

Oui, chez nous, en Occident, le Christianisme des textes est pacifique, indulgent et magnanime, et ce nonobstant des siècles de guerres parfois fratricides. Et qu'on arrête de nous opposer Croisades et Inquisition ! Ces contre-arguments sont le faits d'ignares qui seraient même incapables de vous citer la date de la prise de Jérusalem par les Croisés, ou la différence entre Inquisition papale et Inquisition espagnole ! Et quand bien même... Que je sache, ni l'institution inquisitoriale, ni le programme des Croisades n'étaient contenus dans le texte des Evangiles et des Epîtres. Alors qu'il suffit de se pencher sur celui du Coran et des Hadiths pour savourer à sa juste mesure l'esprit "pacifique" du "beau modèle" mahométan.

Deux anecdotes pour prouver cela : Il arriva qu'un jour, au cours de ses années de prédication, on amena devant Jésus une femme convaincue d'adultère, et donc encourant la lapidation. Réaction de l'intéressé : "que celui de vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre." (Jean, 8). Mahomet, quant à lui, selon ce que nous rapporte Imran Husayni, fut mis devant le même cas, la femme étant de surcroît enceinte. Réaction de l'intéressé : il attend que la grossesse arrive à son terme, puis ordonne la lapidation... (http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/mahomet_et_les_femmes.asp)

La vie de Mahomet elle-même est remplie de meurtres revendiqués, de jalousies mesquines, de massacres froidement ordonnés, de razzias récurrentes. Comment d'ailleurs reprocher à un musulman pieux et désireux de suivre les traces de son prophète de vouloir défendre et étendre l'islam, le cimeterre ou la kalashnikov à la main ? Il s'agit là du programme génétique de cette religion, et il conviendrait de tendre l'oreille vers les prêches, notamment étrangers, pour entendre le message clair et décomplexé que les chefs religieux musulmans tiennent à ce sujet. Eux n'ont pas les pudeurs alambiquées d'un Tarik Ramadan louvoyant entre fidélité au dogme coranique et souci de bonne présentation envers le monde occidental. Ils disent les choses directement, et riraient sans doute de bon coeur à l'évocation de l'islam "religion d'amour, de paix et de tolérance" qui est celle d'infidèles ne connaissant rien à la religion de Mahomet, et s'imaginant qu'il s'agit d'une version plus exotique, plus métissée, en un mot, plus "cool", d'un christianisme trop vieux et, surtout, chargé de l'aura démoniaque de religion traditionnelle de l'Occident.

Pour certains gauchistes du nord de la Méditerranée, mieux vaut se tromper avec Mahomet qu'avoir raison avec Jésus. Mieux vaut promouvoir l'islam, "religion des pauvres", que le christianisme, refuge de "l'obscurantisme"... Et si les choses n'étaient pas si tragiques, on rirait d'une affaire comme celle de Redeker, contraint de vivre sous protection policière pour éviter les représailles de musulmans outrés de lire dans son article à quel point ils seraient intolérants... On pourrait résumer cette attitude ainsi : "L'islam est une religion de paix, et si tu dis le contraire, je t'égorge...". C'est assez fascinant... Et ce qui est le plus fascinant, c'est de voir nos élites plonger tête la première dans le panneau, soit par aveuglement idéologique, soit par intérêt, soit les deux à la fois. Et nos belles âmes, dans les lambris et les ors de la république, ou bien sur le parvis de nouvelles mosquées, ciseaux à la main, qui nous intiment, main droite sur le coeur et main gauche sur la cravache de la répression citoyenne : "la réalité de l'islam de France aujourd'hui, c'est celle d'un islam de paix et de dialogue, un islam de juste milieu où le croyant vit sereinement sa foi dans le respect de la République" (F. Fillon, le 28/6/10 [4]). Sans nul doute, ces paroles auront rencontré un vif assentiment parmi les millions de nos compatriotes qui, à l'inverse de M. Fillon, ne se contentent pas de se payer un quart d'heure de frisson multiculturel avant de retourner à l'abri des palais parisiens, mais sont forcés de vivre quotidiennement aux côtés d'une religion qui transforme petit à petit leur cadre de vie, leur quartier et leur pays.

Dernière chose : plusieurs mouvements abolitionnistes font pression sur le gouvernement pour qu'on interdise les dernières corridas en France. L'association Alliance Anti-Corrida [5], notamment, a l'air particulièrement active, et on est impressionné à la lecture des noms contenus dans l'encart du comité d'honneur. Etrangement, on peut douter que les mêmes noms figureraient demain pour demander l'interdiction de l'abattage hallal, lequel se fait pourtant selon une méthode qui ferait pâlir le plus enragé des aficionados..."
 

 © Mattheus pour LibertyVox

Pour joindre l’auteur : mattheus@libertyvox.com

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 16:07

En attendant la réaction des "socialistes"

 

In Var Matin du dimanche 7 novembre 2010

de Georges-Marc Benamou

« SOS chrétiens d'Orient

L'événement est passé presque inaperçu, tant la barbarie est quotidienne là-bas : dimanche dernier, à Bagdad, cinquante-deux personnes ont été assassinées durant l'office du dimanche, dans l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. Un carnage, un carnage de plus. Mais cette fois, un carnage à la symbolique bien particulière. Ces Irakiens ont été tués car ils étaient chrétiens. Pour le mouvement terroriste al-Qaïda auteur cet attentat, le message est clair, et la croisade engagée. Il s'agit de « purifier » la terre d'islam de tous les infidèles, des Israéliens bien sûr, mais aussi de cette vieille civilisation chrétienne d'Orient, qui s'est développée loin de l'empire romain. Les Chaldéens, les maronites, les Syriens-orthodoxes, les Syriens-catholiques, et tant et tant d'autres variétés de cette riche famille des chrétiens d'Orient. Le déclin de ces chrétiens d'Orient est ancien, historique, cyclique, ils seraient aujourd'hui dix millions, mais depuis des années leur exode est massif. Ainsi, le nombre des chrétiens d'Irak - les plus touchés et présents depuis deux mille ans - est passé, en un demi-siècle, de 20 % à 3 % de la population ! Dans la plupart des pays arabes, ce sont des vexations administratives, des persécutions quotidiennes, un statut de citoyens de seconde zone; au Liban, une concurrence démographique où les maronites, et autres chrétiens, se sont retrouvés dépossédés de leur paix au profit du Hezbollah, cette importation iranienne; en Egypte, une marginalisation de la minorité copte, menée notamment par les Frères musulmans; et plus récemment, d'inattendues et gravissimes persécutions en Algérie. Il y a quelques semaines, deux hommes ont comparu à Aïn-el-Hamman, en Kabylie, pour avoir mangé à midi le 12 août dernier au deuxième jour du ramadan. Ils risquent trois ans de prison... Le mouvement s'amplifie tragiquement, se répand même dans les pays les plus « tolérants ». Cette fois, al-Qaïda voudrait accélérer ce processus. Le rendre irréversible. Eradiquer toute trace de ces antiques « infidèles ».

Le Vatican s'est mobilisé récemment, avec un synode consacré au sort des chrétiens d'Orient. Mais il est bien seul. Les diplomates occidentaux genre Kouchner se contentent de vagues protestations et, pour soulager leurs consciences, de délivrer des visas à ces persécutés. Les médias de masse s'en désintéressent, et la plupart des intellectuels aussi, la cause n'étant peut-être pas assez glamour. Pourtant, la survie des chrétiens d'Orient est un enjeu de civilisation : la disparition d'une histoire vieille comme Jésus marquerait la fin du pluralisme dans ces terres où sont nés les trois monothéismes. Allons nous laisser faire? Allons-nous continuer à considérer comme normal de bâtir des mosquées en Occident, et de voir détruire des églises ou des temples là-bas, dans notre plus grande indifférence? Laisser faire, accepter l'éradication de cette grande tradition des chrétiens d'Orient, ce serait pour l'Europe une erreur politique, sociale et historique majeure. Je m'étonne que l'on ne s'en émeuve pas plus parmi les maîtres du monde, et que l'on n'ait pas encore inscrit cette affaire grave au menu de quelque prochain G20. D'autant que, comme l'écrit le grand journaliste des religions Henry Tinq (slate.fr), citant l'historien Henry Laurens, « les chrétiens ont été les catalyseurs de la modernité arabe. Et ils sont d'autant plus chez eux en terre d'islam qu'ils sont antérieurs à l'islam ».

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 15:48

 In Marianne n°707 du 6 au 12 novembre 2010

« Silence, on assassine

les chrétiens d'Orient

 

Imaginons qu'un groupe d'extrémistes chrétiens prenne en otage des fidèles musulmans dans une mosquée, au cours de la prière du vendredi, et que l'affaire tourne au carnage. L'émotion internationale serait considérable et les manifestations vireraient à l'émeute dans de nombreux pays.

 

Las ! Dimanche 31 octobre, le massacre n'a concerné « que » des chrétiens d'Irak. Quarante-six syro-catholiques, surtout des femmes et des enfants, qui assistaient à la messe, ont été tués et des dizaines d'autres blessés quand la police - assistée de conseillers américains - a donné l'assaut contre les cinq preneurs d'otages liés à Al-Qaida. La nouvelle est donnée presque en passant. A peine signale-t-on que l'organisation de Ben Laden considère que les chrétiens sont, en tant que tels, devenus des « cibles légitimes »...

 

L'idée finit par s'enraciner dans les têtes : au fond, la présence des chrétiens au Moyen-Orient n'est pas vraiment légitime. Ils y représenteraient une sorte de cinquième colonne occidentale. C'est oublier que le christianisme est né en Orient. Il y eut des chrétiens là-bas avant même leur installation à Rome, et la messe fut célébrée à Bagdad cinq siècles avant l'arrivée de l'islam. Accepter la perspective d'un Moyen-Orient vidé par la force de ses minorités chrétiennes - il s'agit de plusieurs millions de personnes -, c'est s'inscrire dans la logique du choc des civilisations, version djihad.

 

Paradoxalement, ceux qu'Al-Qaida désigne sous le nom de « croisés », c'est-à-dire les Américains et leurs alliés, ont sérieusement contribué à la détérioration du sort des chrétiens d'Orient. L'invasion américaine de 2003 a chassé un régime dictatorial mais d'inspiration laïque, qui assurait une relative protection à ses minorités religieuses au nom de la nation arabe. Une nation censée transcender les clivages entre croyants, qu'ils soient musulmans ou chrétiens.

 

Jean-Dominique Merchet »

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 13:28

Les socialistes semblent indifférents au massacre des chrétiens d'Orient. Pourtant, de l'Humanité au Front National, en passant par les musulmans de France et par le Gouvernement, l'indignation est unanime. Le PS lui n'a pas encore réagi. Sans doute calcule-t-il les avantages et inconvénients d'une prise de position. Avant de se prononcer.

 

Pour les socialistes, les droits de l'homme ne semblent pas concerner les chrétiens d'Orient ils concernent les chinois, les birmans, les islamistes en France, les opposant divers et variés, les bouddistes du Tibet... mais pas les chrétiens. Ils s'agit de droits de l'homme à géométrie variable.

 

Remarquez qu'ils nous ont déjà habitué à leur flou politique. En 2007 ils "soutenaient" officiellement  Ségolène Royal, mais s'y opposaient dans les faits. François Hollande en tête. Il fallait lui faire payer d'avoir battu dans l'esprit des militants DSK et Fabius, mais aussi d'avoir évincé son compagnon !

 

J'ai cherché en vain une réaction des dirigeants du PS, au massacre de Bagdad. Ils semblent uniquement préoccupés, par la venue prochaine de de DSK !!!!! (le patron du Fond monétaire international, donc représentant du capitalisme mondial !) et la perspective de leur retour au pouvoir. Pour quoi faire est une autre histoire. L'humanisme attendra.


 

Notes bibliographiques

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101102.OBS2178/condamnation-unanime-apres-l-attaque-contre-des-chretiens-en-irak.html2/11/10

Le nouvel Observateur

09:29

85 réactions

Condamnation unanime après l'attaque contre des chrétiens en Irak

Responsables politiques et religieux dénoncent fermement la prise d'otage qui a fait 46 morts parmi les fidèles d'une messe à Bagdad.

        

COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Nicolas Sarkozy, président de la publique française : "C'est avec une profonde émotion que je vous adresse, ainsi qu'à tout le peuple irakien, mes condoléances et celles du peuple français après la prise d'otages qui a conduit à la mort de plus de quarante personnes, le 31 octobre dans une église de Bagdad.Je condamne avec la plus grande fermeté cette attaque terroriste barbare dirigée contre des fidèles qui exerçaient la liberté de culte garantie par la Constitution irakienne. L'Irak "pourra toujours compter sur le soutien de la France" face "au terrorisme, à l'extrémisme et à l'intolérance". (Lettre au président irakien Jalal Talabani)

Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche : "Les Etats-Unis condamnent en termes forts l'acte de violence insensé qu'a été la prise d'otages dimanche à Bagdad par des terroristes liés à Al-Qaïda en Irak, tuant de nombreux Irakiens innocents. [...]

Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères : Je suis "profondément attristée par les informations sur l'attaque de fidèles" dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, où "un grand nombre de civils innocents ont été tués ou blessés. Cette attaque inacceptable contre des fidèles catholiques innocents" et exprimait sa "sympathie profonde" aux familles et amis des victimes. [...]

Nasser Jawdeh, ministre des Affaires étrangère jordanien : "La Jordanie dénonce cet acte terroriste criminel contre une église à Bagdad. [...]

Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères : "Nous condamnons fermement les actions criminelles des terroristes, l'atteinte à la liberté et à la vie des croyants de toutes les confessions. [...]

Hossam Zaki, porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien : "L'Egypte refuse catégoriquement que son nom ou que ses affaires soient mêlées à de tels actes criminels" et condamne "cet acte terroriste".

 

RESPONSABLES RELIGIEUX

Le pape Benoît XVI : "Je prie pour les victimes de cette violence absurde, d'autant plus féroce qu'elle a frappé des personnes sans défense, réunies dans la maison de Dieu, qui est un lieu d'amour et de réconciliation. J'exprime ma solidarité affectueuse à la communauté chrétienne (irakienne), de nouveau frappée. Face aux atroces épisodes de violence qui continuent à déchirer les populations du Moyen-Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix. Celle-ci est un don de Dieu, mais aussi le résultat des efforts des hommes de bonne volonté, des institutions nationales et internationales.Que tous unissent leurs forces afin que toute violence cesse!" (Déclaration lors de l'angélus place Saint-Pierre à l'occasion de la Toussaint)

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris : "Nous nous élevons avec horreur et tristesse pour condamner le massacre de Chrétiens irakiens survenu dimanche soir dans l'Eglise Notre Dame du Salut à Bagdad, et nous nous associons par le cœur et la prière à la souffrance de familles éplorées et aussi durement touchées par ces actes sanguinaires. L'objectif de ces fanatiques ne vise qu'à créer la mésentente et l'hostilité entre les Chrétiens et les Musulmans qui, de par le monde, luttent pour une fraternité spirituelle et une éradication profonde de la violence du cœur des hommes". Après avoir rappelé qu'en son temps l'Emir Abdelkader "avait vaillamment protégé les Chrétiens de Damas contre de tels massacres perpétrés par les fanatiques" (ndlr, troubles confessionnels de 1860), Dalil Boubakeur, estime que "les musulmans d'aujourd'hui ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les Chrétiens vivant en terre d'islam".

- Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) : "Le Conseil œcuménique des Eglises condamne fermement l'acte criminel de terreur qui s'est déroulé dimanche dans l'église Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel secours) de Bagdad et exprime sa profonde solidarité avec ceux qui ont perdu des êtres chers. [...]

(Nouvelobs.com avec AFP)

In http://www.licra.org/fr/communique/massacre-chretiens-irak

La LICRA

MASSACRE DES CHRÉTIENS D'IRAK : LA LICRA DEMANDE À L'ONU D'AGIR EN URGENCE

publié le 05/11/2010

 Des agressions insoutenables sont perpétrées contre les Chrétiens d’Irak, parce que Chrétiens. Le massacre de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad en est tristement la dernière illustration.

La licra est révoltée par le sort réservé à cette minorité aujourd’hui décimée du Proche et Moyen-Orient et s’insurge contre les actes sectaires et barbares dont elle est victime depuis trop longtemps.

La licra se félicite de l’initiative prise hier par le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner de porter cette tragédie dans les plus hautes sphères internationales.

Si ces violences sont débattues prochainement au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme en a appelé de ses vœux le Ministre, la licra demande également aux Etats membres du Conseil des Droits de l’Homme, la mission diplomatique française en tête, de se saisir en urgence de cette situation.

Il faut que cessent ces persécutions et l’indifférence qui les entoure.

Information : 01.45.08.08.08 

 

In http://humanite.fr/01_11_2010-massacre-de-chrétiens-en-irak-456859

L’Humanité.fr

Novembre 2010

monde

Massacre de chrétiens en Irak

Une branche d’al-Qaida a revendiqué l’attaque d’une cathédrale syriaque catholique à Bagdad. Deux prêtres et quarante-six fidèles, dont des femmes et des enfants, ont été tués.

Un véritable bain de sang. La prise d’assaut par un groupe terroriste dimanche en pleine messe de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours s’est transformée en carnage après l’intervention des commandos irakiens et des troupes américaines dans la soirée.

«Il y a eu 46 tués parmi les fidèles, notamment des femmes et des enfants, et 
60 blessés, dont une vingtaine dans un état grave», a indiqué une source du ministère de l’Intérieur. Sept membres des forces de sécurité sont morts et 15 autres ont été blessés. Parmi les assaillants, trois ont été tués, deux se sont suicidés en faisant détonner leur ceinture d’explosifs et huit ont été arrêtés. «Seulement 10 à 12 fidèles sont sortis indemnes de ce carnage», a estimé Mgr Pios Kasha, le vicaire épiscopal syrien catholique de Bagdad.

La messe a commencé en début d’après-midi. «Un quart d’heure plus tard, les terroristes ont pénétré par la porte principale dans l’église», a raconté Bassam Sami Youssef, un rescapé de la tuerie. «Le père Athir a interrompu son sermon et le père Wassim a tenté de mettre dans une pièce une cinquantaine de fidèles dont moi. Il a ensuite essayé de parlementer avec les assaillants mais ces derniers l’ont immédiatement abattu, ainsi que le père Athir», a-t-il ajouté.

Cette attaque, l’une des plus meurtrières contre les chrétiens d’Irak, a été revendiquée par l’État islamique d’Irak (ISI), un groupe affilié à la nébuleuse al-Qaida. «Un groupe de moudjahidine en colère parmi les fidèles d’Allah a effectué un raid sur l’un des repaires obscènes de l’idolâtrie qui était toujours utilisé par les chrétiens d’Irak comme quartier général pour le combat contre la religion de l’islam et le soutien à ceux qui combattent cette religion», indique dans un communiqué l’ISI.

Ce carnage met en lumière les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Orient, en particulier en Irak où leur nombre est passé après la chute de Saddam Hussein de 800000 à 500000. Les syriaques catholiques ne sont plus que 20000 contre 60000 en 2003. « Nous n’avons plus notre place ici. Ils veulent nous faire partir, et que fait le gouvernement? Absolument rien », se désole Mgr Kasha. Et pour cause, huit mois après les élections législatives du 7 mars, l’Irak ne dispose toujours pas d’un nouveau gouvernement malgré de nombreuses médiations régionales. Le premier ministre sortant Nouri El Maliki et l’ancien premier ministre Iyad Allawi ont obtenu respectivement 89 et 91 sièges sur les 325 du Parlement.

Damien Roustel

In http://www.mediadroite.fr/article-massacre-des-chretiens-d-irak-par-les-islamistes-communique-de-marine-le-pen-60146291.html

 

 

Front National

 

Mardi 2 novembre 2010

MASSACRE DES CHRETIENS D'IRAK PAR LES ISLAMISTES: COMMUNIQUE DE MARINE LE PEN

 

Communiqué de presse de Marine Le Pen, vice-présidente exécutive du FN

 

Le massacre de 46 chrétiens d’Irak dont une majorité de femmes et d’enfants dans la cathédrale de la capitale irakienne, témoigne aux yeux du monde de la prégnance du terrorisme islamiste et de la menace permanente d’une idéologie fondée sur la haine et le mépris de la vie humaine.

 

Ce carnage inqualifiable contre une communauté chrétienne qui paye un lourd tribut à l’islamisation progressive de l’Irak, révèle une fois encore le visage sanglant de ce nouveau totalitarisme.

 

C’est au moment où la barbarie islamiste frappe au cœur d’une église, que la justice française requiert contre Jean-Marie Le Pen, deux mois de prison avec sursis, 1 an d’inéligibilité et 20.000 euros d’amende pour avoir dénoncé sur des affiches électorales les dangers de l’islamisme en France.

 

Ce réquisitoire tout aussi injustifié qu’injustifiable est un coup sévère porté à tous ceux qui en Irak, comme en France, luttent contre l’islamisme et ses desseins totalitaires.

 

Marine Le Pen, vice-présidente du Front National, dénonce à travers ce procès cette politique de bienveillance des pouvoirs publics vis-à-vis d’une idéologie liberticide qui ne peut qu’encourager les islamistes à multiplier leurs exigences et leurs revendications.

 

Elle apporte tout son soutien à la communauté chrétienne d’Irak victime de cette stratégie de la terreur.

In Tribune de Genève

02.11.2010

COMMUNIQUE SUITE AU MASSACRE DES CHRETIENS D' IRAK

 Le Collectif des Musulmans de France et la Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie condamnent avec la plus grande fermeté le massacre des chrétiens irakiens dans l'attaque terroriste survenue dans l'église Notre Dame du Perpétuel Secours à Bagdad, le 31 Octobre 2010.

Cette attaque, que rien ne peut justifier, intervient dans un pays où le chaos est entretenu et où une forme d'anarchie règne depuis l'invasion américaine, alors que les musulmans et les chrétiens cohabitent depuis des siècles en parfaite harmonie.

Elle intervient dans un moment où la montée de l'islamophobie, attisée par certains politiques irresponsables en Europe en particulier, risque d'encourager ou de donner des prétextes à des fanatiques de tous bords pour qui la paix et l'entente entre les peuples sont les derniers des soucis.

Nous exprimons notre solidarité avec la communauté chrétienne dans son ensemble face à cette épreuve. Fait le 1er Novembre 2010.

Pour tout contact : 06 18 79 76 61

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/01/97001-20101101FILWWW00372-irakmassacre-d-boubakeur-condamne.php

in Le Figaro

Irak/massacre: D. Boubakeur condamne

AFP

01/11/2010 | Mise à jour : 13:35 Réactions (31)

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a condamné aujourd'hui un "massacre" de fidèles chrétiens en Irak, soulignant dans un communiqué que "l'islam n'est nullement l'ennemi du christianisme".

"Nous nous élevons avec horreur et tristesse pour condamner le massacre de Chrétiens irakiens survenu dimanche soir dans l’Eglise Notre Dame du Salut à Bagdad, et nous nous associons par le coeur et la prière à la souffrance de familles éplorées et aussi durement touchées par ces actes sanguinaires", a déclaré M. Boubakeur.

Selon lui, "l’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les Chrétiens et les Musulmans qui, de par le monde, luttent pour une fraternité spirituelle et une éradication profonde de la violence du coeur des hommes".

Une messe en plein coeur de Bagdad s'est terminée en carnage dimanche soir lorsqu'un groupe d'Al-Qaïda a pénétré dans la cathédrale syriaque catholique, tuant deux prêtres et 35 fidèles, et en blessant 56 autres.

Après avoir rappelé qu'en son temps l’Emir Abdelkader "avait vaillamment protégé les Chrétiens de Damas contre de tels massacres perpétrés par les fanatiques" (ndlr, troubles confessionnels de 1860), M. Boubakeur, estime que "les musulmans d’aujourd’hui ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les Chrétiens vivant en terre d’islam".

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 09:00

 In discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN : « l’indépendance ou l’esclavage ». Debout la République, 12 septembre 2010.

 

[…]

« Car l'abolition des frontières, si elle profite grassement aux multinationales, à l'argent du crime et aux négriers des temps modernes, conduit en revanche à des résultats catastrophiques en matière sociale.

[…]

Triste tableau que celui d'une classe politique qui finalement se sent plus attachée aux valeurs mondialistes qu'elle défend qu'à la nationalité de ceux dont elle tient pourtant la légitimité. »

 

Observation

Il ne s'agit pas de s'opposer aveuglément à la mondialisation mais d’analyser objectivement (c’est le contraire du dogme) les causes et conséquences, comme des avantages et inconvénients de l’ouverture sans frein des frontières et d’en tirer les conséquences.

 

Certains pays de l’Europe communautaire ont su s’intégrer à l’Europe, tout en préservant leur possibilité de contrôler leurs frontières. C’est le cas de la Grande Bretagne qui n’est pas entrée dans l’espace Schengen.

 

 

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 06:49

Ces derniers temps la presse fait ses gros titres avec la déclaration de Nicolas Sarkozy, Président de la République, qui « veut prendre le temps de réfléchir. »

Observations

D’abord, qu’il réfléchisse c’est la moindre des choses à ce niveau de responsabilités.

Ensuite, il est impressionnant d’entendre dire d’un personnage immergé dans la politique depuis une trentaine d’années, responsable gouvernemental sans discontinuer depuis huit ans et Président de la République depuis trois ans, « qu’il veut prendre le temps de réfléchir ». Il est temps.

Pour finir, nous pouvons lui suggérer de réfléchir, les yeux ouverts et le cerveau en alerte, à divers sujets conditionnant l’avenir du pays et des Français. Il pourrait commencer par l’EUROPE (puisque une modification du Traité de Lisbonne, va être entreprise !). Quelle Europe voulons-nous ? Pour qui ? Pour les 500 millions d’européens ou pour une oligarchie financière ? L’humain sera-t-il enfin placé au centre des préoccupations des instances dirigeantes ? Quelles sont les limites de l’Europe communautaire ? Va-t-on encore longtemps tergiverser pour accueillir la Serbie (après l’avoir bombardée), authentiquement et indiscutablement européenne alors que pour la Turquie (qui occupe un Etat européen, Chypre), malgré l’opposition des peuples européens les « responsables » politiques et les eurocrates font tout leur possible pour l’imposer ? Dans l'intérêt de qui ? Toujours sur le sujet Europe, pourrait-il réfléchir à une authentique constitution, d’une vingtaine d’articles seulement, définissant les fondamentaux d’une Europe communautaire de nations solidaires ? Pourrait-il réfléchir aux moyens de rendre applicable le référendum européen d’initiative populaire ? Pourrait-il réfléchir aussi à l’intérêt de notre Nation d’avoir intégré le commandement « intégré » de l’OTAN (sauf pour le placement de nos militaires, hauts gradés, à des postes prestigieux et lucratifs, qui ont dû le conseiller) ? Pourrait-il réfléchir à la prédiction d’Eisenhower, président des USA, sur le pouvoir du lobby militaro-industriel qui ne lâcherait plus le pouvoir (et il savait de quoi il parlait) ? Pourrait-il aussi se pencher sur le fonctionnement de la Commission Européenne, en matière d’aide aux pays pauvres ? Pourrait-il aussi, tant qu'il  est, réfléchir à la question suivante : pourquoi l'Europe "libérale" a--elle un fonctionnement administratif de plus en plus "bolchevique" ? Bref sur l’Europe, il y a a réfléchir et ce n'est pas le Secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes Pierre Lellouche qui me semble être le mieux placé pour conseiller au Président les voies et moyens pour une Europe européenne. Le Président Sarkozy, va peut-être aussi y réfléchir.

 

Il y a encore beaucoup trop à dire, pour nourrir la « réflexion » du Président, sur l’Europe et beaucoup d’autres sujets évidemment. J’arrête pour aujourd’hui. Encore une proposition : pourrait-il réfléchir à ne pas confondre gesticulation verbale, rodomontade et mouvement brownien, avec  l'action ?


Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 19:03

Notes de lecture

 

http://www.lepartidegauche.fr/

 

Jean-Luc Mélanchon : Qu’ils s’en aillent tous ! Flammarion éditeur, 2010.

 

« Qu'ils s'en aillent tous ! » Ce sera demain le slogan de millions de gens. Ils iront prendre aux cheveux les importants parce qu'ils sont excédés de les voir piller et saccager notre pays, gaspiller les efforts des travailleurs, dilapider les savoir-faire, solder nos innovations et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde à une misère croissante et au recul de tous les acquis sociaux arrachés en un siècle et demi d'Histoire. Ils le feront, révulsés par les mœurs arrogantes des amis de l'argent, écœurés par le mode de vie égoïste qu'ils imposent, indignés par les attrape-gogos du genre « Travailler plus pour gagner plus », « Moraliser le capitalisme », « Grenelle de l'environnement », j'en passe et des meilleures. C'est clair ? Les belles personnes, les satisfaits, leurs griots   et   tous   les   donneurs   de   leçons   qui tiennent le haut du pavé peuvent s'étrangler d'indignation. Ils peuvent brandir leur dérisoire carton rouge : « Populisme ! », « Dérapage ! » J'assume.

« Il y a en ce moment une déplorable ambiance de nuit du 4 août1 », redoute monsieur Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Ça vient, monseigneur !

[…]

Et pendant que j'y suis, « Qu'ils s'en aillent tous » aussi ces antihéros du sport, gorgés d'argent, planqués du fisc, blindés d'ingratitude. Du balai ! Ouste ! De l'air !

 

Le pays regorge de talents bloqués derrière le mur de l'argent. Les partants seront remplacés en vingt-quatre heures par meilleurs qu'eux, plus soucieux des autres, plus inventifs, moins addicts au fric, plus loyaux avec leur patrie républicaine. Partout où je suis passé, ateliers, bureaux, haute administration, établissements bancaires, grands médias et tutti quanti, j'ai vu l'enthousiasme de la relève possible, débordante de vitalité. Pas de crainte à avoir, il n'y aura pas de manque.

[…]

Car la consigne ne visera pas seulement ce président, roi des accointances, et ses ministres, ce conseil d'administration gouvernemental de la clique du Fouquet's ! Elle concernera aussi toute l'oligarchie bénéficiaire du gâchis actuel. « Qu'ils s'en aillent tous ! » : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les émigrés fiscaux, les financiers dont les exigences cancérisent les entreprises. Qu'ils s'en aillent aussi, les griots du prétendu « déclin de la France » avec leurs sales refrains qui injectent le poison de la résignation.

1. Le 4 août 1789, l'Assemblée nationale constituante vote un décret portant abolition des privilèges de l'Ancien Régime. L'abolition se fait sans indemnité.

Le résultat de ce système a dépassé en aveuglement tous les gouvernements capitalistes ou socialistes du passé. Ivre de certitudes, saoulé par sa propre propagande, le système patauge dans les crises financières systémiques. Il assiste, halluciné, à sa propre dynamique de destruction de l'écosystème humain. Les gouvernements y deviennent des agences de spectacle politique. Les productifs de haute et petite qualification sont mis au service d'objectifs ineptes et sont traités moins bien que les machines qu'ils créent et font tourner. »

[…]

Osons !

Le monde du nouveau siècle offre toutes sortes d'opportunités majeures pour notre pays, pour peu qu'on agisse avec optimisme et confiance en soi. Les Français ont une place singulière, parce qu'ils portent une histoire singulière et sont unis par la cause universelle qu'ils gravent au fronton de leurs mairies : « Liberté ! Egalité ! Fraternité ! »

Entre Méditerranée et Atlantique, présents dans le Pacifique et l'océan Indien, frontaliers du Brésil, le monde nous intéresse et nous concerne de façon concrète et stimulante. Nous n'avons pas à craindre les horizons larges. »

[…]

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 14:01

Eléments de bibliographie

Notes de lecture.

 

Jacques Généreux : La grande régression. Seuil éditeur, 2010.

 

« Durant les vingt premières années de ma vie, j’ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents ; au cours des trente suivantes, j’ai vu mourir la promesse d’un monde meilleur. En une génération, la quasi-certitude d’un progrès s’est peu à peu effacée devant l’évidence d’une régression sociale, écologique, morale et politique, la «Grande Régression» qu’il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre.

Car la première force des malades et des prédateurs qui orchestrent cette tragédie est leur capacité à présenter celle-ci comme le nouveau visage du progrès. Et leur première alliée, c’est la perméabilité des esprits stressés, trop heureux de s’accrocher à n’importe quelle fable qui fasse baisser d’un cran la pression et l’angoisse. À l’âge de la démocratie d’opinion, les réactionnaires ne peuvent se contenter de démolir l’acquis des luttes passées en faveur d’une vie meilleure pour tous; il leur faut aussi anesthésier les résistances, susciter l’adhésion ou la résignation de leurs victimes; ils doivent remporter une bataille culturelle dont l’enjeu est de nous faire aimer la décadence.

La Grande Régression, p.9

On peut bien préserver tous les autres traits apparents de la civilisation, mais si l’on perd le désir et la capacité de faire progresser l’égalité, la solidarité et la convivialité entre les hommes, la plus avancée des sociétés peut sombrer dans la barbarie; telle est la leçon du xxe siècle, où l’on vit des peuples – ô combien brillants par leur culture! – s’abîmer dans l’horreur totalitaire. La leçon peut se résumer ainsi : entre les êtres humains, le seul progrès qui compte vraiment, c’est le progrès social, au sens le plus large du terme, c’est-à-dire l’extension de leur capacité à faire société, à vivre bien avec autrui et tous ensemble. Sans ce dernier, le progrès des connaissances et des techniques ne protège aucune civilisation contre une régression et, pire encore, il peut servir à sa destruction. Quand les humains perdent de vue la priorité qui a présidé au processus même de l’hominisation – la constitution et le renforcement de leur alliance – et s’adonnent au culte de l’accumulation et de la compétition, alors l’essor de leurs techniques n’étend plus que leur capacité à se combattre et à épuiser leur Terre. Ainsi meurent les civilisations, par la guerre ou par la destruction de leur écosystème.

La Grande Régression, p.12

Telle est précisément la situation paradoxale de la Grande Régression dans des sociétés prétendument démocratiques : tandis qu’une minorité semble profiter outrageusement d’une dynamique destructrice pour la vie du plus grand nombre, aucune force politique majoritaire n’émerge pour imposer une autre voie !

La Grande Régression, p.45

 

La seule question est de savoir s’il nous faudra pour cela endurer la régression jusqu’à l’effondrement, ou si une nouvelle majorité authentiquement progressiste pourra engager à temps une grande transformation démocratique: celle qui nous sortira de la dissociété de marché pour nous emmener vers la société du progrès humain. Constater qu’une entreprise aussi simple à concevoir soit aujourd’hui hautement improbable peut être navrant et décourageant. Mais savoir qu’elle est aussi simple et ne dépend que de l’action humaine est plutôt enthousiasmant.

La Grande Régression, pp.49-50

Par Casanova - Publié dans : politique générale
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Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.

Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur, r
évéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon ambition. voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.


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