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Publié par Casanova

  François Hollande, Président de la République, va se rendre en Algérie et il est question de repentance de la France.

 

Il a reçu l'historien Benjamin Stora. Il faut donc espérer qu'il a été éclairé sur une situation qui est loin d'être apaisée.


Quelques éléments soumis à sa réflexion, et à la réflexion de ceux qui approuvent :

 

Malika Sorel : « Mes origines [algériennes] me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français […] Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues. Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !  

 

Massacre de Mélouza (Algérie) en 1957, « crime de masse perpétrée par le FLN contre les 303 habitants musulmans du village de Mélouza (Mechta-Kasbah), sous prétexte qu'ils soutenaient le mouvement indépendantiste MNA, rival du FLN. Par le biais de tracts de propagande, le FLN a accusé l'armée française d'avoir perpétré le massacre à sa place » 

 

Massacre d’Oran (Algérie), le 5 juillet 1962 : « trois mois et demi après le cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie, deux jours après la reconnaissance officielle de l’indépendance, quelques heures avant sa proclamation. Il est le fait d’éléments armés algériens à l’encontre de civils européens (plusieurs centaines de morts et disparus) et musulmans (bilan inconnu). » Et tant d’autres crimes.

 

Le soit disant massacre à Paris d’Algériens, le 17 octobre 1961, reconnu par le Président et le Parlement, fait piètre mine devant ceux de Mélouza et d’Oran, pour lesquelles la repentance de l’Algérie n’est pas à l’ordre du jour.

 

Monsieur le Président, mettre le doigt dans cet engrenage historique est une faute. Toute repentance française sur la guerre d’Algérie est ainsi pour le moins suspecte et déplacée, sinon coupable. 

 

Il faut encore rappeler aux donneurs de leçons, que l’histoire ne peut être modifiée, même si elle peut être différemment interprétée ou occultée[1], qu’ils feraient bien de regarder le monde tel qu’il est et non tel qu’ils le rêvent, ou bien se l’imaginent, dans le confort de notre civilisation occidentale. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs, au contraire.

 

Il faut surtout rappeler que l’essence même du racisme c’est la discrimination de groupe et malgré le déni actuel, le racisme anti-gaulois, anti-chrétien, anti-occidental, anti-blanc, est bel et bien présent[2]/[3]/[4] et dénié alors que l’antiracisme est devenu un sport national chez les élites qui s’exerce en tous domaines[5]. Rendre responsables les générations d’aujourd’hui, qui n’en peuvent mais, des crimes de leurs ancêtres est tout simplement assimilable à du racisme, puisque il faudrait supposer qu’un groupe humain (une race ?), porterait une tare collective génétique dans son passé, son présent et son avenir. La responsabilité d’une action ne peut être qu’individuelle.



[1] Dimitri Casali, L’histoire de France interdite, JC Lattès éditeur, 2012. Déjà cité.

[2] Gilles-William Goldnadel, Réflexions sur la question blanche, du racisme blanc au racisme anti-blanc, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2011.

[3] Emmanuel Brenner, Les territoires perdus de la République, Mille et une nuits éditeur, 2004,

[4] Tarik Yildiz, Le racisme anti-blanc – Ne pas en parler : un déni de réalité, Puits de Roulle éditeur, 2010.

[5] Richard Millet, De l’antiracisme comme terreur littéraire, Pierre Gguillaume de Roux éditeur, 2012.

 




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