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Publié par Casanova

Mayotte : tout le monde s’en fout… raison de plus !
NOTE de lecture

Résumé : "Le moment n’est pas, n’est plus à se grattouiller le menton à la recherche du ou des abrutis qui ont eu l’idée de transformer cette île en département français. C’était une belle connerie, nous sommes d’accord..."

SOURCE : Boulevard Voltaire, Jacques Tillier, journaliste, le 3 février 2013

http://www.bvoltaire.fr/jacquestillier/mayotte-tout-le-monde-sen-fout-raison-de-plus,10419?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=4159a0da51-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

« Ce sont les confrères de Mayotte-Matin et des Nouvelles de Mayotte qui nous racontent que le week-end dernier, au moins deux kwassas, barcasses dans lesquels s’entassent les clandestins comoriens en direction de Mayotte, ont été interceptées avec une grande majorité d’enfants à bord. Les gendarmes de la brigade nautique ont en outre découvert, sur l’îlot de M’tsamboro, une gamine de 13 ans en situation irrégulière, tenant dans ses bras son bébé dans un état de déshydratation avancé, vraisemblablement victime de l’immigration clandestine.

On connaissait les kwassas-ambulance, les kwassas de marchandise, les kwassas de clandestins. Va falloir, hélas, ajouter à la liste les kwassas-orphelinats, bondés de jeunes enfants en galère vers la France — à condition qu’ils échappent à la noyade et aux requins —, là où la loi française les protège contre toute expulsion. Les parents arrivent ensuite, aggravant encore un peu plus le taux de clandestins.

Je sais, tout le monde s’en fout et fallait pas faire de Mayotte un département français et patati et patata… Je connais la musique et la chanson qui va avec. Raison de plus pour en parler encore avec le risque — léger — de vous emmerder avec ces petits noirs qui crèvent de faim ou d’autres choses…

Le moment n’est pas, n’est plus à se grattouiller le menton à la recherche du ou des abrutis qui ont eu l’idée de transformer cette île en département français. C’était une belle connerie, nous sommes d’accord, mais cela n’est pas le sujet. C’est, depuis des lustres, un drame humanitaire qui se déverse régulièrement en mer et, pour les plus chanceux, sur les côtes du cent-unième département français. Sauf que jusqu’ici, entassés dans les barcasses, les gendarmes maritimes interceptaient des hommes, des parents, leurs bébés sous le bras, des mamans enceintes parties pour accoucher en France, des vieillards, des malades…

Ce sont maintenant de jeunes enfants qui voyagent seuls — il faut, par beau temps et au mieux, cinq à six heures pour rejoindre Mayotte depuis Anjouan — envoyés par leurs parents qui avaient comme choix pour leurs gosses : les voir crever de faim ou de maladie ou bien risquer leur vie sur le trajet vers Mayotte afin de rejoindre l’orphelinat à ciel ouvert dont je vous parlais récemment et qui « recueille » entre 4 000 et 6 000 enfants qui échouent dans la rue…

C’est tout de même pour les confrères métropolitains encore actifs un sujet autrement plus passionnant que la libération de Florence Cassez. Un reportage garanti sans risque (une gastro peut-être, vu que la boustifaille locale est pimentée ?) et qui peut se faire sans l’autorisation des galonnés ou du gouvernement. Mayotte n’est pas le Mali. Vous me direz, c’est loin et le billet coûte cher. Ce qui n’est pas faux."

 

Revoir aussi mes nombreux articles dans ce blog.

Il parait qu'on a les élus qu'on mérite.

Ce n'est pas brillant !!!

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