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Publié par Casanova

Les médias nous « bassinent » avec « Hollande en guerre contre l’argent ». Il y aurait à analyser la vie de Hollande, à charge depuis toujours de la société, sans contrepartie d’un travail concret, à ma connaissance. Donc définir ce que Hollande appelle « l’argent et ses dérives ». Mais aujourd’hui ce n’est pas mon propos.

Les médias, y compris les plateaux télé se gargarisent, faussement admiratifs, de l’acte d’autorité de François Hollande il y a deux jours au débotté, annonçant des mesures énergiques pour faire cesser la fraude fiscale :

  • Création d’une haute autorité « indépendante ».
  • Création d’un procureur national chargé de la fraude fiscale.
  • Suppression des paradis fiscaux.

Le hic, c’est qu’il s’agit d’un nouvel écran de fumée dense et moralisatrice.

  • La haute autorité existe, elle s’appelle la Commission des infractions fiscales  (CIF).
  • Un « procureur national » ? Alors que dans la plupart des juridictions françaises existent des pôles financiers avec des magistrats et des enquêteurs spécialisés. Qui, lorsqu’ils s’attaquent aux amis du pouvoir en place se trouvent confrontés le plus souvent à l’obstruction du ministre concerné.
  • Suppression des paradis fiscaux. Les médias se focalisent sur la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche et passent sous silence les îles anglo-normandes (anglaises) et les dizaines de paradis fiscaux disséminés dans le monde, sur lesquels notre pays n’a aucun pouvoir.

 

Sur les deux premiers points j’ai entendu à la radio, d’une part, la porte-parole du syndicat de la magistrature (syndicat qui avait pourtant, contre toute éthique, appelé à voter pour François Hollande) et d’autre part le procureur Eric de Montgolfier, émettre des nuances profondes sur l’efficacité supposée du dispositif proposé par le Président. Argant que ce qu'il propose existe déjà.

 

Il s’agit donc d’un écran de fumée destiné, peut-être, à brouiller ce qui se prépare comme informations nauséabondes, comme par exemple que les ministres Moscovici et Valls auraient prévenu le Président, dès décembre 2012, de la situation « Cahuzac ». Pour faire oublier peut-être aussi le trésorier de campagne de François Hollande et ses participations dans des sociétés off-shore. Peut-être aussi pour savoir ce que seraient devenus les 10 millions d’euros qui auraient transités sur le compte de Cahuzac. Et pourquoi pas, pour ne pas revenir sur la déclaration de patrimoine de François Hollande, révélée par le Canard enchaîné du 4 mars 2013…

 

Bref le rideau de fumée est bien venu.

 


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