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Publié par Casanova

Var matin nous apprend que la mairie envisage d’acheter une parcelle de terrain supportant les sources de Fontigon.

C’est évidemment une bonne nouvelle, enfin !

Ainsi, après avoir abandonné

  • la maison de pays (pour dynamiser le commerce local),
  • le terrain de la Sigue (pour y implanter une maison de retraite),
  • le lac du quartier du Plan (pour y implanter une réserve d’eau à vocation multiple, y compris ornithologique et touristique),
  • la restauration du village médiéval de Régnier (pour sauver le patrimoine et créer une forte attraction touristique)...

merci monsieur Vignal, maire, d’avoir ENFIN compris où est l’intérêt général d'une collectivité et la nécessité de se projeter un peu sur l’avenir, quand on est gestionnaire public. 

Cependant cela m’amène à une brève analyse électorale. Narcissique et prétentieuse diront certains, forcément de grands penseurs, puisque tous les humains se valent. Soit.

  • En 2008 le citoyen-électeur avait le choix entre deux « équipes » : l’une conduite par monsieur Patrick Vignal, militaire à la retraite (dont on peut supposer qu’il a passé sa vie à obéir et transmettre des ordres) et une autre « équipe » conduite par moi-même (ayant passé ma vie à prévoir, innover, ou essayer de le faire). Le citoyen-électeur a choisi Patrick Vignal.
  • En 2011, dans le même ordre d’idées, le citoyen-électeur avait le choix entre François Hollande réputé depuis longtemps « pépère », voire « capitaine de pédalo » et Ségolène Royal » qui fut toute sa vie combative, sinon révolutionnaire dans ses divers mandats ministériels ou électifs. Le citoyen-électeur a choisi François Hollande. J’ai même rencontré des socialistes satisfaits de leur choix ! Ségolène était "irritante". Hollande, lui, était grand amateur de blagues et apprécié des médias.

Force est de constater que le citoyen-électeur choisit parfois (ou le plus souvent ?) de préférence un candidat médiocre. Ou celui qui lui ment le mieux. Ou celui susceptible de lui apporter des avantages personnels… J’ai donc essayé de comprendre.

Tout d’abord il convient de noter que le « citoyen-électeur » dont je parle, s’agissant d’une élection est un être statistique évidemment et non un être de chair et d’os. Notons cependant que depuis le départ de de Gaulle le choix de candidats médiocres semble quasi inévitable... et déterminé par la courbe de Gauss (voir les figures).

La courbe ci-dessous est la courbe théorique

Repartition_ideale_courbe_de_Gauss.jpg

Gauss-QI.jpegGauss-Religion.jpeg

Une précision cependant, j’ai dit médiocre au sens mathématique, je devrais dire moyen, ou médian, ou banal, ou en fait normal. Comme l’a bien énoncé Einstein et longtemps après lui Coluche, chacun ne peut juger qu’en fonction de son propre cerveau, qui n’est généralement pas celui d’un génie (Léonard de Vinci, Eiffel, Pasteur, Einstein…).

D’où le problème majeur de la démocratie, où chaque homme pèse la même voix, génie ou débile, honnête ou truand. Et qu’il n’y a pas d’examen de conduite démocratique, pas plus pour l’électeur-citoyen que pour le candidat au graal du pouvoir. Il n’est que de constater les innombrables « affaires » en cours pour constater qu’être élu "démocratiquement" ne vaut pas brevet de moralité publique.

Je reviens donc à AMPUS et aux sources de Fontigon. Depuis le POS de 2001, élaboré par une municipalité Casanova, le terrain de Fontigon, réserve d’eau de la commune depuis 500 ans, a été classé en emplacement réservé au POS de la commune pour être acquit par la mairie. Il a donc fallut attendre 13 ans de municipalité Vignal pour envisager cette acquisition (à moins d’un an de l’élection).

Aussi je me répète, après avoir abandonné la maison de pays (pour dynamiser le commerce local), le terrain de la Sigue (pour y implanter une maison de retraite), le lac du quartier du Plan (pour y implanter une réserve d’eau à vocation multiple, y compris ornithologique et touristique), la restauration du village médiéval de Régnier (pour sauver le patrimoine et créer une forte attraction touristique), merci monsieur le maire d’avoir ENFIN compris où est l’intérêt général et la nécessité de se projeter un peu sur l’avenir, quand on est gestionnaire public. 

Le citoyen électeur français ne veut pas prendre de risques de progrès et d’avancées. "Encore une minute monsieur le bourreau" demandait Marie-Antoinette sur l’échafaud. Tant que le ciel ne lui tombe pas sur la tête, le citoyen-électeur français a le temps de voir venir et de voter pour l'UMPS. J’ai toujours cru, semble-t-il à tord que le propre de l’homme sur les animaux était sa capacité à anticiper les évènements et à se projeter dans l’avenir.

Pour finir, merci monsieur le maire de n’avoir mis que 13 ans pour comprendre l’intérêt vital de contrôler les sources de Fontigon.


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trublion 13/06/2013 09:23

comme on dit, il n' est jamais trop tard pour bien faire, mais le temps perdu ne se rattrape jamais