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Publié par Casanova

 

Objectif : réduire notre dépendance aux importations d’hydrocarbures du Moyen Orient, par la transition énergétique.

 

ANALYSE.
Par Jean Fluchère, août 2013.

[…] « A la chute des dictateurs ne pouvaient succéder que des dictatures théocratiques qui allaient être rapidement insupportables pour une partie des populations. » […]

« La situation actuelle va accroître la pauvreté, elle-même génératrice de conflits intérieurs, le cercle vicieux par excellence. »

[…] « Dans ces conditions, il est légitime de s’interroger sur ce qu’il va advenir en Arabie Saoudite et dans les Emirats en raison de leurs positions très importantes dans le secteur pétro-gaziers. Et, bien entendu, quels seraient les désordres en France en termes d’alimentation en combustibles fossiles. »

[…] « D’après le tableau de l’INSEE, sur 64,4 Mtep de pétrole importé, 12 Mtep viennent du proche orient tandis que l’Afrique, traversée elle aussi, par des mouvements islamistes intégristes compte pour 18,8 Mtep. »

Question : […] « Si des désordres graves venaient à avoir lieu en Arabie Saoudite, ils risqueraient d’entraîner la fermeture du détroit d’Ormuz et se traduiraient par un déficit de 12 Mtep, soit 20 % de nos approvisionnements d’après l’INSEE [viennent du Proche et Moyen-Orient]. Trouverions-nous d’autres pays fournisseurs dans un contexte mondial où le proche orient réduirait drastiquement ses fournitures alors que sa production représente le tiers de la consommation mondiale ? Et que dire du choc économique ? »

Réponse de Jean Fluchère : « Réduire encore notre dépendance pétrolière de 12 Mtep soit 20 % de nos importations devient un objectif stratégique de la transition énergétique. »

 

Conclusion du jour (inspirée pp de Jancovici, déjà cité, Fluchère et d’autres) :  Avant de s’acharner à vouloir supprimer, en urgence, notre énergie nucléaire, il faudrait peut-être considérer quelques données et chiffres fondamentaux.

  • L’énergie disponible par personne va continuer de baisser en Europe, donc en France.
  • Les moyens financiers disponibles pour investir dans la transition énergétique sont de plus en plus réduits.
  • Les énergies renouvelables (dont l’hydroélectricité) ne représentent en France que 8% de la consommation énergétique. Comment intervenir de façon significative ?
  • Les seules ressources énergétiques, dites « économies » d’énergie, accessibles sont dans l’amélioration « énergétique » de l’habitat, mais l’Etat comme les particuliers sont exsangues et dans l’incapacité de financer massivement les constructions existantes ou de nouvelles réalisations, pour obtenir un résultat significatif, sur l’équilibre global importation/production (ou économies).
  • Le transport (essentiellement routier) absorbe 98% de l’énergie fournie par les hydrocarbures. Comment intervenir de façon significative ?

 

Bref une situation peu brillante et préoccupante, qui nécessite du pragmatisme, de la vision et non de l’idéologie et de la communication politicienne.

 


NB. Tout problème non posé ne peut avoir de solution.

A suivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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