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Publié par Casanova

Journaliste au Nouvel Obs et à Marianne, écrivain, ancien syndicaliste, Jacques Julliard est ce que l’on peut appeler un gauchiste engagé.

« Quant à la question scolaire,

elle est en train, elle, de virer au tragique. » 

Il a signé nombre d’éditoriaux qui sont autant de signaux d’alarme et de résumés de la situation dans laquelle se trouve notre pays, dont :

« La gauche a perdu le contact avec le peuple. »

« Vers la fin de l’Etat de droit. »

« Contre les professionnels de la politique. » 

Sujets critiques abordés dans ce blog, entre autres. Venant d’un homme de gauche proche de l’actuel pouvoir, les opinions qu’il développe n’en ont que plus de signification critique profonde, non suspecte d’opposition sectaire ou partisane.

Mais nos dirigeants ne semblent pas plus lire les éditoriaux de gauche que ceux de droite, pas plus qu’ils ne semblent lire des ouvrages de fond traitant de notre évolution sociétale mortifère pour notre civilisation, pas plus qu’il n’ont lu le Coran, ouvrage de référence, « Constitution », de plus de 10% de la population française…

Dans le dernier Marianne (7 au 13 décembre 2013), Julliard signe un éditorial au vitriol, où je retrouve un thème que j’ai souvent abordé ici et qui me tient particulièrement à cœur (par vocation, profession et tradition familiale) : le système éducatif.

 

NOTES DE LECTURE.

[…] Connaissez-vous le seul endroit en France où l'on n'en a pas parlé dimanche dernier [de l’écotaxe] ? Oui, vous avez trouvé : au congrès des Verts, dont l’écotaxe était pourtant: la grande pensée et l'enfant chéri ! Grands dieux, mais ils sont où, les verts, ils sont, où ?

Quant à la question scolaire, elle est en train, elle, de virer au tragique. […]

… les pays qui ont de bons résultats sont ceux qui reconnaissent le professeur dans la société, lui garantissant l'autonomie et ne le perturbant pas par des rafales de réformes contradictoires.

France, ton école fout le camp ! L'impuissance française se lit en toutes lettres dans cette lamentable affaire des rythmes scolaires, où l'on va chercher des bulldozers pour aplanir des taupinières, j'avais cru au départ que la récupération d'une demi-journée de classe par semaine avait pour but de renforcer l’enseignement du français et du calcul, qui est en fort, mauvaise posture. Que nenni ! Il s'agit de développer le « périscolaire », théâtre, tir à l’arc, macramé, pâte à modeler. En somme, trois fois rien. Si c'est cela, la « refondation de l'école » de Vincent Peillon, nous voilà mal partis. 

[…] Nous sommes dans le bricolage généralisé, avec la complicité de tous les acteurs. 

Autre ineptie de première grandeur. Sous prétexte d'en faire profiter les enseignants des zones défavorisées, on a entrepris de réduire dans des proportions importantes, de l'ordre de 10 %, la rémunération des profs de prépa, c'est-à-dire des classes préparatoires aux grandes écoles. Comme c'est une des rares choses qui fonctionnent bien dans le système scolaire français, rien n'est plus urgent qu'y mettre le bazar. II y a longtemps que les profs de prépas et les prépa en général sont l'objet de la jalousie mesquine et de la vindicte de tous les médiocres, de tous les besogneux, qui sont légion dans l'administration et dans la secte pédagocratique. Au nom de l'égalité ! Comme si les pays démocratiques n'avaient pas besoin d'une élite du savoir […]

Au point que l'on dit Vincent Peillon tenté d'aller voir ailleurs et animé de soudaines ardeurs européennes. […]

Il est parfaitement inutile aujourd'hui de « réformer l'enseignement », de « refonder l'école », formules creuses qui ont fait la preuve de leur inefficacité, si Ton ne s'attaque pas au cœur du problème : la restaurât ion de l’éminente dignité du savoir et le rétablissement d'un rapport de confiance et de respect entre le maître et l'élève. Sinon, mieux vaut supprimer l'école. Wikipédia y suppléera.

NB. Les surlignages sont de mon fait.

 

OBSERVATIONS-SYNTHESE : Sonner le tocsin !

  • « la question scolaire, est en train, de virer au tragique. »
  • « Nous sommes dans le bricolage généralisé .»
  • « Au nom de l'égalité ! Comme si les pays démocratiques n'avaient pas besoin d'une élite du savoir. »
  • Tout est fait pour le nivellement par le bas.
  • Les rats (l’oligarchie politique) quittent le navire, mais continuent à faire des trous dans la coque !!! Le ministre, Vincent Peillon, semble avoir perdu la raison, mais retournera dans la sinécure du Parlement européen, dès 2014.
  • Tous les moyens doivent être injectés dans le tonneau des Danaïdes des ZEP (zones d'éducation prioritaires), sans l'analyse préalable du pourquoi et du comment les ZEP sont devenues ZEP.

Egalité-des-chances-KONK-W

 C'est archi fou.

entonnoir-copie-1

 


 

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