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Publié par Casanova

 

 

 Aujourd'hui était un jour de relâche, mais il a fallu s'y mettre... 

 

Aujourd’hui, le parlement de la république autonome de Crimée vient de décider l’organisation d’un référendum pour proposer au peuple de Crimée de se prononcer sur le rattachement de la Crimée à la Russie.

 Sans doute en vertu du principe de la liberté des peuples à décider de leur propre sort.

Que croyons-nous qu’il arriva ?

Les Européens parlent d’escalade de la Russie et prennent des « sanctions » contre la Russie !!!

 

Dans le même temps un référendum est organisé pour l’indépendance de l’Ecosse qui sortirait alors du Royaume-Uni.

 

La « Communauté internationale » ne réagit pas et s’y oppose encore moins. Sans doute en vertu du principe de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

NB. L’Ecosse est membre du Royaume-Uni depuis beaucoup plus longtemps que la Crimée de l’Ukraine (1954). La Crimée a intégré l'Ukraine comme suite à la décision du maître de la Russie d'alors Nikita Krouchev. Les habitants de Crimée n'ont pas eu d'avis à donner !

 

En 2011, Mayotte a décidé par référendum de rejoindre la république français, se détachant d’un pays les Comores.

 

La « Communauté internationale » n’a pas réagi et n’a énoncé aucune sanction contre la France. Sans doute, toujours en vertu du principe de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

OBSERVATIONS.

Je retiendrais, d’une part l’article de Christian Vanneste sur le sujet sur Bd Voltaire (extrait): « Ukraine : qui occupe le mauvais côté de l’histoire ?

« Le vent de l’histoire n’est pas celui qui pousse un incendie que les Russes n’ont pas allumé. »

 

Et la lettre de Nicolas Dupont-Aignan  (extrait): « Déconsidérée sur le terrain de la démocratie et de l’économie, l’Europe supranationale ne se défend guère mieux sur celui des relations internationales.

Sa politique brouillonne et aventureuse en Ukraine en est la meilleure – ou plutôt la pire – des illustrations.

Après s’être laissée instrumentaliser par les Etats-Unis, ses membres hostiles à Moscou - Pologne en tête - et des nationalistes ukrainiens animés par une commune envie d’en découdre avec la Russie, l’UE se retrouve embarquée dans une lutte d’influence qui n’est pas la sienne et dont elle n’a aucunement les moyens de sortir victorieuse.

Pire que tout, en soutenant contre Moscou les nouvelles autorités ukrainiennes issues de l’émeute, elle a foulé au pied ses valeurs revendiquées (le respect des urnes dont était issu le président destitué Ianoukovitch) et ses engagements (notamment celui du 21 février appelant à une sortie de crise négociée). Elle a aussi cautionné la politique d’épuration linguistique antirusse voulue à Kiev et, enfin, [la Communauté européenne] a offert le plus lamentable des spectacles lors de la rencontre entre sa représentante extérieure, Mme Ashton, et le président du parti ukrainien néo-nazi Svoboda

[…] [il faut] trouver, avec Moscou et non pas contre lui, la solution concertée et raisonnable qui s’impose. »

 

Toujours le deux poids deux mesures de la « Communauté internationale ».

Toujours la géopolitique à géométrie variable, de la « Communauté internationale ».

Toujours la paille et la poutre, de la « Communauté internationale ».

Toujours l’amateurisme et l’impérialisme mortifère de l’Europe !

 

 

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