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Publié par Casanova

Les régionalistes (Corses, Provençaux, Bretons, Basques…) se réjouissent de l’avènement d’une charte des langues régionales faisant suite à la « Charte européenne des langues régionales ou minoritaires » adoptée en 1992 par le Conseil de l’Europe.

 

J’ai parfaitement conscience de l’intérêt de la chose, comme de la bonne foi des promoteurs de ces initiatives. SAUF que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ! » En Corse et en Bretagne par exemple les tenants des langues régionales parlent même de bilinguisme.

 

Que ces passionnés de leurs racines me permettent d’attirer leur attention sur deux conséquences prévisibles, sinon orchestrées par les eurocrates de Bruxelles et leurs agents nationaux mondialistes.

 

1 – « L’Europe », dans son espoir de fédéralisme, s’active pour réduire la puissance des Etats-Nations, qui peuvent dicter leur volonté à la Commission européenne (CE) non élue. C’est ainsi que la CE, voit d’un très bon œil la fragmentation des pays historiques en provinces dénuées de poids politique sur le mastodonte omniscient bruxellois.

 

2 – La promotion des langues régionales va dans le même sens en affaiblissant les langues majeures (dont le Français en grande régression dans les instances internationales). Cette évolution ne peut en définitive qu’aider à l’effacement progressif des Etats-Nations. Quel individu sain de corps et d’esprit peut s’imaginer que les instances internationales mettront en place des traductions simultanées en Corse, en Breton ou en Provençal ? Ces langues régionales n’auront donc qu’une valeur culturelle sinon folklorique. Ce qui n’est pas rien. Mais parler de bilinguisme et voir fleurir des panneaux routiers en Ajaccio.jpegdeux langues (une nationale et une vernaculaire) me semble vraiment un déni de réalité et fait abstraction du sens même du panneau indicateur. L’étranger voyageant en France n’a cure de lire Fréjus et Freju sur un même panneau. Fréju ne figurant ni sur les cartes, ni sur son GPS. Quand au Fréjusien, il est depuis longtemps majoritairement non provençal et sait qu’il habite à Fréjus. Comme l’Ajaccien parle d’Ajaccio avec le reste du monde, même si localement et en Corse il parle d’Aiacciu C’est de la pure démagogie à cible très restreinte.

 

Cette démarche est exactement l’inverse de l’ouverture à l’autre, prônée par ailleurs, et même imposée, par toutes les instances politiques supra-nationales.

 


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