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Publié par Casanova

En France métropolitaine, la date de commémoration annuelle de la traite, de l’esclavage et de leur abolition est fixée au 10 mai. Cette abolition vient d’être fêtée.

 

Tout et son contraire a été écrit sur la traite négrière et sur l’esclavage. Je m’en tiendrai donc à ce qui ne peut être contesté, avec une remarque préalable : l’esclavage a existé dans toutes les sociétés, depuis la nuit des temps (ce qui ne l’excuse en rien), mais lorsqu’il est question d’esclavage et de traite dans nos médias, ou dans la bouche des bien-pensants de la pensée unique, ou dans les propos de lutte contre les discriminations de toutes sortes, le seul esclavage et la seule traite évoqués sont imputés à l’Occident, France surtout, par ceux qui exigent la repentance de notre pays (dont Christiane TAUBIRA, ministre de la justice, et une quirielle d’associations subventionnées par l’Etat) et accessoirement la Grande Bretagne, l’Espagne, le Portugal et la Hollande.

 

Aussi après quelques considérations sur l’esclavage et la traite « classiques », j’évoquerai une traite plus mal connue et surtout passée sous silence car elle dérange les repentants maladifs, la traite des noirs d’Afrique par les Arabo-Musulmans, au travers du Sahara. J’évoquerai aussi l’esclavage des européens par les mêmes Arabo-musulmans, dits barbaresques et les razzias en Méditerranée et sur les côtes d’Europe, qui a duré plusieurs siècles.

   

SOURCES, très nombreuses, dont

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18480427

http://www.ec-toussaint-houilles.ac-versailles.fr/vschoel/sch00.htm

Le génocide voilé, par Tidiane N’Diaye, Gallimard éditeur, 2008.

Réflexions sur la question blanche, du racisme blanc au racisme anti-blanc, par Gilles-William Goldnadel, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2011.

Slavery, terrorism and Islam, par Peter Hammond, Xulon Elite éditeur, 2010.

Pour en finir avec la repentance coloniale, par Daniel Lefeuvre, Flammarion éditeur, 2008.

Barbaresque et esclavage des blancs, par Claude Jacquemay, PPS, 2010.

http://www.antislavery.org/includes/documents/cm_docs/2009/f/full_french_slavery_in_niger.pdf

http://www.histoire-afrique.org/article225.html?artsuite=6

 

 

1°/ Esclavage et traite transatlantique, par les occidentaux (« classique »). Rappel !

 

Condorcet, Montesquieu, Thomas Reynal, Viefville des Essarts et bien d'autres intellectuels du XVIIIème siècle n'ont jamais cessé de condamner toutes les formes d'esclavagisme.

 

Cette traite a duré du XVIème au XIXème siècle. Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d'inspiration chrétienne, ont aboli la traite atlantique en 1807 et l'esclavage en 1833.

 

C’est plus tard, le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l'esclavage dans les colonies françaises. Le décret d'abolition est rédigé par Victor Schoelcher (franc maçon notoire), sous-secrétaire d'État à la Marine sous la deuxième République.

 

« Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière »

...Victor Schoelcher...

 

Sous la Révolution, les députés de la Convention avaient aboli l'esclavage une première fois, en 1794, pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles, mais, sous l’influence des planteurs blancs, Napoléon Bonaparte est revenu sur cette mesure et a légalisé l'esclavage le 20 mai 1802,

 

A Mayotte, sultanat musulman sous protectorat français depuis 1841, où n'existait aucun planteur européen, le gouvernement du roi Louis-Philippe 1er abolit l'esclavage dès le 9 décembre 1846.

 

En fait la seule abolition qui est célébrée est celle de l’abolition par les occidentaux, ce qui n’empêche pas les « droits-de-l’hommistes » de réclamer en permanence à l’Occident de faire repentance.

 

Rappel de la loi TAUBIRA : en 2001 la France a reconnu les traites et les esclavages comme crime contre l'humanité.   Nous aurons sans doute à en reparler puisque madame TAUBIRA est désormais ministre de la justice de la République Française, après avoir été indépendantiste en Guyane (ce qu’elle est peut-être encore) ! Cherchons l’erreur.

 

Le nombre de déportés en Amérique n’est pas précisément connu, mais les historiens estiment que ce nombre a pu atteindre 14 millions de noirs pour l’ensemble des Amériques, sur deux siècles.

 

 

2°/ Esclavage et traite transsaharienne, par les arabo-musulmans (télévisionnement moins connue).

 

Dite traite arabo-musulmane, elle aurait fait plus de 17 millions de victimes.

Cet esclavage par les arabo-musulmans a toujours cours. Même si les autorités gouvernementales des pays concernés démentent. En effet, bien que l’esclavage soit officiellement aboli partout, les observateurs, dont Amnesty International constatent sa poursuite. Ainsi, il y aurait encore en Mauritanie (en fait la République islamique de Mauritanie) plus de 100 000 esclaves. Cependant, une loi de 2007 ( !) a criminalisé l’esclavagisme dans ce pays, et il faut espérer qu’une évolution positive se produira.

 

Quelques témoignages.

 

Lors de mon dernier voyage au Sahara, en 1974 (il y a déjà longtemps, mais c’est quand même l’époque actuelle, 130 ans après l’abolition de 1848), j’ai pu constater que des Touaregs avaient pour serviteurs des esclaves noirs.

 

M. Galy Kadir Abdelkader a écrit en 2004, un ouvrage intitulé : Etude sur le dénombrement des victimes de l’esclavage au Niger, édité par Anti-Slavery International & Association Timidira : « […] Plusieurs formes d’esclavagisme existent au Niger en ce début du troisième millénaire.[…]

 

Le journal Le Démocrate du 07 novembre 1994, publie en page 3, la photo de trois évadés avec le commentaire suivant : “ ...Tahmoud, Rhali et Chaddi... vivaient depuis des années en situation d’esclaves ( !) Taillables et corvéables à merci.[…] La chose aurait peut-être été compréhensible si elle se passait quelque part dans un coin perdu où certaines tribus vivent encore, nous n’avons aucune honte à le dire, dans la préhistoire. Il se trouve que les trois pauvres jeunes gens ont déclaré avoir fui de chez un secrétaire général adjoint de ministère à Niamey”.

 

Dans le journal gouvernemental SAHEL DIMANCHE du 22 novembre 1991, on peut lire : “ Esclavagisme à Tchintabaraden. Dans la région de Tchintabaraden, un jeune homme aurait été sauvagement battu par son prétendu ” maître ,“ fils d’un notable, […] En réalité, le maître a tout simplement procédé à l’émasculation de la victime.[…]

 

On peut multiplier les exemples mais nous avons choisi de nous en tenir à ceux qui sont parus dans la presse nationale, prouvant par-là même que la pratique n'est inconnue ni des autorités publiques, ni de l'opinion, ni des associations de défense des droits de la personne.  […] »

 

Cette traite arabo-musulmane a commencé bien avant la pénétration des occidentaux en Afrique, puisque dès 632 un traité fut signé entre l’émir Abdallah ben Saïd et le roi nubien Khalidurat, prévoyant dans son article 5 la livraison de 360 esclaves des deux sexes chaque année...

 

NB. Il faut noter avec Tidiane N’Diaye, historien, que « dans les sociétés nord-africaines la distinction fondamentale entre esclaves et hommes libres répond toujours à un critère de couleur de peau, les esclaves sont noirs et les hommes libres sont blancs. »

 

NB. Encore avec Tidiane N’Diaye : « L’arrivée des Arabes fut le prélude d’une éclipse totale de toutes ces civilisations [noires] ».

 

NB. Il faut enfin noter avec Tidiane N’Diaye que « C’est la colonisation européenne qui mit fin à la traite arabo-musulmane. »

 

NB. C’est la Charia (loi islamique) qui autorise la réduction en esclavage des infidèles (c’est à dire des non musulmans).

 

NB. D’après Djibo Hamani, 1989, les esclaves sont noirs ce qui fera de la société touareg une société où la « division en « classes » était aussi une division « raciale » : en haut, l’aristocratie et les hommes libres tous blancs ; au bas de l’échelle la masse servile composée de noirs »

 

REMARQUES concernant ces deux traites négrières (transatlantique et transsaharienne) :

Alors que les nations occidentales ont aboli l’esclavage et célèbrent cette abolition, alors que des débats sur le sujet ont animés l’Occident, y compris le Vatican (citons l’action du cardinal Lavigerie), force est de constater un silence coupable et assourdissant des nations arabo-musulmanes sur le sujet. Cette attitude est d’ailleurs a rapprocher de celle de la Turquie qui ne reconnaît pas le génocide arménien, pourtant avéré.

 

Tidiane N’Diaye va même plus loin : « dans le monde arabo-musulman on n’a jamais privilégié la tradition critique et encore moins celle de l’autocritique […] dans un univers où les tenants de la raison ont rarement pu se faire entendre face aux doctrinaires de la foi. »

Ce racisme des arabo-musulmans envers les noirs ne semble émouvoir personne en France et n’est pas dénoncé par les associations anti-racistes.Pourquoi ?


Alors que les noirs transportés en Amérique ont fini par s’intégrer dans des sociétés libres et sont désormais près de 70 millions occupant toutes sortes de positions sociales, alors que toutes les nations occidentales ont fait leur aggiornamento, les nations arabo-musulmanes ne reconnaissent pas leur responsabilité.

 

Par ailleurs il est  à observer que les noirs sont peu nombreux dans les Etats arabo-musulmans, et de surcroît ils y sont discriminés. Pourquoi ? Les historiens ont la réponse : « …La plupart des Africains déportés dans le monde arabo-musulman […] ont presque tous disparu du fait de la généralisation de la castration [des esclaves mâles dès l’âge de 8 ans]… »

Pour en faire des eunuques.

 

3° Esclavage et traite des blancs en Méditerranée (encore plus rarement évoquée).

 

De 1500 à 1800, les pirates barbaresques ont fait de la Méditerranée "la mer de la peur", par le rapt de blancs européens en Méditerranée, alimentant l'exploitation et le commerce des esclaves. Les spécialistes évaluent leur nombre à plus d’un million pendant cette période.

 

Cette traite a cessé en 1830, après une bataille navale, et le débarquement de l'armée Française à Sidi-Ferruch le 14 juin 1830, puis la prise d’Alger. C'était l'Algérie qui détenait le plus d'esclaves chrétiens, devant la Tunisie.

 

Parmi les captifs célèbres citons Miguel de Cervantes auteur de don Quichotte, capturé lors de son retour de Naples et a été déporté comme esclave au bagne d'Alger, le 26 septembre 1575. Après quatre tentatives d'évasion, il fut libéré contre rançon en septembre 1580 après 5 ans de captivité.

 

Pour tenter d’enrayer cette piraterie, en 1683, Louis XIV a fait bombarder Alger par une grande flotte commandée par Duquesne. Mais en vain.

 

C'est enfin en 1818, au congrès d'Aix la Chapelle, que les grandes puissances européennes évoquent la nécessité de mettre fin une fois pour toutes au fléau barbaresque et c’est la France qui a été chargée de mener l’action.

 

 

4° Conclusion (?)

 

Comme traiter en quelques lignes d'un sujet complexe n’est pas facile, conclure l’est encore moins.

 

D’abord j’espère avoir montré que l’Occident ne porte pas seul toutes les turpitudes du monde.

 

Ensuite, que l’Occident semble être la seule aire civilisationnelle capable de reconnaître ses torts.

 

Pour rappeler aux donneurs de leçons que l’histoire ne peut être modifiée, même si elle peut être différemment interprétée.

 

Qu’enfin ceux qui se gargarisent d’un mondialisme heureux, feraient bien de regarder le monde tel qu’il est et non tel qu’ils le rêvent.

 

Pour être un peu plus concret disons que l’Orient c’est l’Orient et l’Occident est l’Occident et que le soi-disant métissage culturel et civilisationnel n’apporte rien qu’un nivellement par le bas. Le rap, ou la musique arabo-andalouse, aussi respectables soient-ils, n’ont rien à voir avec Mozart, Schubert, Debussy et tant d’autres. Que le chant grégorien et les hymnes à la vierge marie (les ave Maria de toutes origines) n'ont rien à voir avec le tambourin du sud. Prétendre que toutes ces cultures peuvent se mélanger sans dommages et mieux en s’enrichissant, est fallacieux et pervers.

 

Respectons nous les uns les autres, apprécions-nous les uns les autres, mais évitons, évitez mesdames et messieurs de l’oligarchie médiatico-politique française, d’enfumer le peuple et de lui faire croire n’importe quoi.

  

Que les beaux esprits critiques et dogmatiques, voyagent un peu avant d’énoncer des principes péremptoires et destructeurs, hors de toutes les réalités du monde.

 

Bref, excusez-moi de m'être éloigné de l’esclavage... mais finalement tout est lié.


J'espère cependant avoir apporté une petite lumière sur des "différences" entre le Nord et le Sud, en particulier sur les différences de mentalités.

 

 Le Nord c'est le Nord, le Sud c'est le Sud. Sans stigmatisation, ni amalgames. Nos noirs, nos gris, nos jaunes, nos blancs français devraient se sentir d'abord Français avant de revendiquer leurs origines ! Me semble-t-il.

 

Ce qui nous uni devrait être mis en avant, mais ce n'est pas ce que je constate.

 

Il y a cependant des exceptions notables et par exemple, j'ai bien entendu Rachida DATI revendiquer qu'elle est Française. Un point c'est tout !!! ... Mais curieusement elle n'est pas en odeur de sainteté auprès de l'oligarchie médiatico-politique.

Cherchons l'erreur.


 


 

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fabienne faucheux 31/12/2015 09:11

.......mais pourquoi ne reprenez-vous pas les Theses de Louis FARAKHAN qui dénoncent le judaisme et la Monarchie chrétienne d'avoir commandé et organisé la traite des Noirs et auparavant, la traite des blancs Avec les arabo-musulmans et autres turcs ?
ils doivent tous etre jugés et condamnés
la France actuelle Avec un F nepeut plus exister
et ces Noirs qui ont vendus leurs frères Noirs pendant la traite des Noirs ca compte aussi
il vont tous vouloir rentrer chez eux après ce Jugement de la France
car ils sont venus nous faire peau neuve comme on dit
a bientot