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Publié par Casanova

 

et pour le président François HOLLANDE, la langue de bois tient lieu de nouvelle politique africaine.

 

Le changement ce n’est pas maintenant !

Les Droits de l’homme invoqués à Kinshasa, ce n’est pas pour la Côte d’Ivoire.

 

Depuis bientôt deux ans plus d’une centaine de personnes sont détenues comme prisonniers politiques par le pouvoir d’Alassane OUATTARA, que Nicolas SARKOZY a mis en place (avec l’accord des socialistes). Parmi elles, un Français Michel GBAGBO. Le général DOGBO, vient d'être condamné par ce pouvoir à 15 ans de prison !

 

Le président Laurent GBAGBO, lui est désormais détenu à la Haye à la Cour pénale internationale (CPI), dans l’attente de son jugement, qui tarde à venir tant la cour doit redouter une première question embarrassante : Pourquoi OUATTARA et SORO ne sont-ils pas jugés eux qui sont responsables de la tuerie sauvage d’un millier de personnes dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire ?

 

Ci-dessous l’article publié par l’Association Survie en août 2012(http://survie.org).

 

SOURCE : http://survie.org/billets-d-afrique/2012/214-juin-2012/article/cote-d-ivoire-detention-de-michel

 

"La situation des détenus politiques en Côte d’Ivoire est un sujet quasi totalement occulté dans les médias français. C’est peu de dire qu’elle se trouve hors de tout respect des droits humains. Elle constitue un crime à l’égard de personnes contre lesquelles aucune charge sérieuse n’est établie. En attendant qu’on puisse fabriquer des dossiers ces personnes sont maintenues au secret, soumises à des traitements dégradants, livrées à l’arbitraire de geôliers authentiques criminels, jouissant d’une totale impunité.

Parmi ces prisonniers victimes de la force et de l’arbitraire se trouve Michel Gbagbo, fils du président Laurent Gbagbo et de sa première épouse, française, Mme Chamois. Capturé alors qu’il se trouvait près de son père dans l’assaut soutenu par les forces françaises, contre la résidence présidentielle, maltraité déjà lors de sa capture, il a été détenu pendant des mois dans la sinistre prison de Bouna, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, tout comme Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI).

Évacué en mars dernier vers un hôpital d’Abidjan, dans un état alarmant après une piqûre de scorpion en janvier, Michel Gbagbo reste maintenu au secret, sans contact avec sa famille ou ses avocats. Ce professeur de psychologie à l’université d’Abidjan, né en 1969 à Lyon d’une mère française aurait dû bénéficier depuis longtemps de la protection active de la diplomatie française.

Un comité de soutien s’est formé autour de sa mère et a tenu le jeudi 31 mai une conférence de presse à Paris pour exiger son évacuation urgente. Mme Chamois a lu un passage d’une lettre du 25 mai aux nouvelles autorités françaises, adressée en premier lieu au président Hollande et au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius :

« (...) mon fils a été transféré le 7 mars 2012 à Abidjan, pour une hospitalisation à la polyclinique internationale Sainte Anne-Marie où il séjourne encore actuellement. Dans cet hôpital, mon fils est gardé par des hommes en armes qui lui interdisent tout contact avec ses avocats et sa famille et ceci, nonobstant l’autorisation de visite donnée par le juge d’instruction.

Du 11 avril 2011 et jusqu’au mois d’août 2011, donc pendant quatre mois, mon fils a été détenu en dehors de tout cadre légal. Du fait de la présence incontrôlée de divers groupes armés, l’insécurité va en s’aggravant en Côte d’Ivoire et constitue une menace pour mon fils, déjà fortement éprouvé par les conditions de son arrestation et de sa détention.

C’est pourquoi je réitère le souhait de voir le gouvernement français œuvrer en vue d’obtenir pour lui un rapatriement sanitaire et humanitaire en France. »

Me Habiba Touré a précisé qu’il y a environ un an, les autorités ivoiriennes avaient justifié la situation par une mesure « d’assignation à résidence » à l’encontre des proches de Laurent Gbagbo. Mais, contrairement à ce que prévoit la loi, aucun décret n’officialisait cette mesure. La cour de justice de la CEDEAO ayant été saisie de cette atteinte au droit, les autorités ivoiriennes ont fini, après quatre mois d’isolement de ces personnes, par les inculper – indistinctement ! – « d’atteinte à la défense nationale, attentat contre l’autorité de l’État, constitution et participation à une bande armée, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’ordre public, coalition de fonctionnaires, rébellion, usurpation de fonction, tribalisme, xénophobie et complicité de toutes ces infractions », rapporte Me Touré.

Au premier dépôt de plainte en France sur la situation que subit Michel Gbagbo, le procureur avait botté en touche : certes Michel Gbagbo est français, mais c’est un « agent d’un État étranger » - sic - et la coutume internationale oblige à classer la plainte sans suite.

Après ce refus, Me Touré a annoncé son intention de déposer plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction. On passe de la coutume internationale au local avec la réponse du ministère des Affaires étrangères de Juppé, alerté sur le même sujet : « Une visite lui a été rendue le 19 septembre dernier par un agent du consulat général de France afin de s’assurer de ses conditions de détention. Elles sont apparues conformes aux normes locales – sic –, son état de santé est satisfaisant. »

La protection consulaire due aux res­sortissants français s’est donc limitée au strict minimum : deux visites en un an. Pour le reste, les autorités politiques et judiciaires ont fermé les yeux.

Pourtant, pour Me Touré, « à l’heure actuelle, les autorités judiciaires ivoi­riennes ne sont pas indépendantes », « le judiciaire est soumis au politique et Michel Gbagbo constitue, comme bien d’autres, une monnaie d’échange aux yeux du régime Ouattara », « les juges d’instruction n’ont pas véritablement de fonction », « depuis un an [que Michel Gbagbo est détenu], il n’y a eu aucun autre acte d’instruction, le dossier est vide. »

Il reste que l’ONUCI, le gouvernement français et les organisations des droits de l’homme devraient s’inquiéter du sort de tous les prisonniers politiques détenus en Côte d’Ivoire depuis plus d’un an à Bouna, à Katiola, à Khorogo, à Odienné."

 

Ecœuré !!!

Je rappelle qu'à Kinshasa François HOLLANDE a demandé le respect des droits de l'homme en Afrique, mais il ferme les yeux sur une situation scandaleuse qui perdure et qu'il pourrait facilement règler.

 

On se prépare à une guerre au Mali (à cause d'une situation provoquée par notre action imbécile et irréfléchie en Libye), mais en Côte d'Ivoire où, là aussi nous avons généré l'arbitraire et la désolation et mis en place des criminels, nous détournons la tête. Cherchons l'erreur. Peut-être dans la Françafrique (la France à fric)

 

Ecœuré !!! de cette République bananière "grave" qu'est devenu mon pays, la France.

 


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