Les européens de l'Europe communautaire ont déjà le droit de vote en France lors des élections municipales. Je n'ai rien à y redire. Notre destin est commun, malgré
les vicissitudes européennes actuelles.
Mais je viens d'apprendre que très bientôt pourront également voter les étrangers non européens
!!!
La proposition de loi octroyant le droit de vote aux étrangers "non ressortissants de l'Union européenne" a été votée par l'Assemblée Nationale ... en 2000 ! ( sous
une assemblée de droite) et que la loi va passer au Sénat qui se félicite de l'aboutissement de cette loi.
La rapporteure désignée par le Sénat (de gauche) est la sénatrice Europe-Ecologie-Les Verts, se félicite et déclare que ce texte "constituera une avancée indéniable
de la démocratie dans notre pays." (dans Var Matin du 10 novembre 2011).
Voilà un pays, le notre, ou les parlementaires ne respectent pas le vote des Français (référendum de 2005), mais qui se préoccupent de faire voter les vrais
étrangers...pour faire progresser la démocratie !!!! Aucun autre pays au monde n'a adopté une pareille disposition.
Ces politiciens unanimes (UMPS) se fichent de plus en plus de notre gueule ! Ils recherchent des électeurs pour compenser ceux qu'ils risquent de perdre.
Quelques chiffres (d'après Michèle Tribalat) :
Les étrangers algériens seraient au 1er janvier 2011 : 679 000
Les étrangers marocains seraient : 625 000
Les étrangers tunisiens seraient : 458 000. Ce dernier chiffre doit être fiable car il recoupe le nombre d'électeurs tunisiens, lors des dernières élections
tunisiennes.
Soit près de deux millions de maghrébins, non français, qui pourront bientôt voter en France et
orienter notre politique.
Le progrès est en marche n'est-ce pas ?
Et il faut se demander quelle est la raison qui pousse l'oligarchie politique a dissoudre de plus en plus les Français dans un magma international. Le PS a inscrit
dans son programme pour 2012 le droit de vote aux étrangers, non européens ! Ça ne mange pas de pain, s'ils n'ont pas de solution pour réduire nos déficits.
Si quelqu'un a une réponse je le remercie d'avance.
Peut-être que la France n'a pas assez de problèmes et qu'il faut en rajouter ! Ou bien,les Français étant de plus en plus
réservés par la politique menée par "les partis de gouvernement" et risquant de s'en détourner, l'oligarchie va pouvoir ainsi chercher une légitimité "démocratique" hors de nos frontières.
Ils sont vraiment malins !
Monsieur PIZZORNO, Président du Groupe Pizzorno Environnement, soucieux de la préservation de notre cadre de vie et du
maintien de la forêt, vient d'écrire au Commissaire enquêteur son avis défavorable à l'implantation du parc industriel dans la forêt de Prannes.
En compensation, il propose l'installation d'un parc photovoltaïque, de surface équivalente, sur l'un de ses centres industriels
et se propose même d'examiner la possibilité de reverser une redevance à la commune d'Ampus !
Il y a donc de nombreuses solutions alternatives, économiquement, socialement et environnementalement plus intéressantes que le projet sur Prannes.
Richard Mallié, Claude Bodin et une cinquantaine de députés viennent de déposer un amendement à la loi de finance 2012, pour supprimer l'aide annuelle de la France à la Turquie.
"Chaque année, la France verse à la Turquie près de 130 millions d'euros en vue de son adhésion, soit près de 900 millions
d'euros sur sept ans (2007-2013) ! Sachant que tous les sondages réalisés en France vont dans le même sens (oui à un partenariat privilégié avec la Turquie, non à une adhésion turque), il est
paradoxal de continuer à verser des fonds qui servent à atteindre un objectif souhaité ni par les Français, ni par les Turcs. Compte tenu de la
situation financière dans laquelle se trouve notre pays, il est important de mettre fin à ce « paradoxe politico-budgétaire » !"
Mayotte est le 101ème département français depuis le mois de juillet 2011 !
Grace à l'accord surréaliste et irresponsable de l'UMP et du PS ("le parti unique" UMPS).
Depuis 6 semaines le département de Mayotte est bloqué par des manifestations contre la vie chère.
La télévisions ne nous dispense que de rares communiqués.
Que se passe-t-il à Mayotte ?
Ce département est-il "bidon" ? Va-t-on rendre Mayotte aux Comores ou trouver une nouvelle occasion de dépenses ? Mayotte est-il un nouveau tonneau des Danaïdes
?
Une question lancinante me taraude, une majorité de Français va-elle encore voter pour des partis myopes ? La courte vue de nos dirigeants (des partis dits de
gouvernement) est effrayante !!!! Ils n'agissent, ou font semblant d'agir, que dans l'urgence? Ils n'ont le sens de la prévision que pour les postes électoraux à conserver ou à obtenir. Là ils
sont forts. Les tactiques pour rester, ou accéder, au pouvoir, sont leur domaine de prédilection, et le peuple semble suivre. Dernier exemple en date ettrouvaille démagogique de François Hollande: "la réduction de 30%" de l'indemnité du présidentde la République", !!! Lequel
François Hollande apprécie pour l'instant le cumul des mandats et ne nous parle pas des économies d'échelle à réaliser dans les collectivités territoriales (communes, départements,
régions).
Rappel 1: ces deux partis (et leurs associés) sont co-responsables de la dette abyssale de la France qui n'a cessé d'augmenter depuis 1974.
Rappel 2 : La CAD a un président et 15 (!) vice-présidents, tous indemnisés. Tous les maires de la CAD sont donc président ou
vice-président.
Rappel 3 : Les "partis de gouvernement" sont au pouvoir depuis 30 ans mais aucun ne nous présente de vision d'avenir à 20 ou trente ans. Il paraît cependant que
François Hollande veut nous faire rêver.
Rappel 3 : la fonction publique d'Etat est en régression, pendant que la fonction publique territoriale est en augmentation régulière (actuellement, en 10 ans le
nombre de fonctionnaires territoriaux a augmenté de plus d'un million de personnes !
La décentralisation a du bon. Surtout pour les heureux élus.
Il serait temps de se réveiller, avant l'effondrement final pour le plus grand nombre d'entre nous. L'oligarchie au pouvoir elle n'a pas à s'inquiéter, y compris à
Mayotte...
Plus de 150 morts et des églises brûlées à Damaturu ville au nord du Nigeria, à l'occasion de la fête de l'Aïd.
Mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter !
En France les "musulmans" ne seraient "que" 7 millions (plus grosse population en Europe, et de très loin) et ils sont "modérés". Certains
réclament la liberté du Halal, la liberté du port du voile(en contradiction avec la loi républicaine), et la
suppression du porc dans les cantines scolaires, mais ils sont "minoritaires"... pour l'instant. NB. en 1962 ils n'étaient "que" 500 000.
Il n'y a "que" 50 000 conversions à l'Islam chaque année en France. La plupart du temps des Françaises de souche, qui réclament ensuite le port du
voile, au nom de leur "liberté".
Il n'y aurait "que" 2700 mosquées, dont la plus grande mosquée d'Europe à Ivry, construite avec l'aide de fonds publics (le maire y est
socialiste). A Marseille (maire UMP) le permis de construire a été refusé par le tribunal administratif, pour une mosquée encore plus grande, au motif que le parking n'était pas assez grand
!
Et puis, grande nouveauté dans la bouche de l'oligarchie médiatico-politico-spéculative, il n'y a pas à s'inquiéter, il y aurait Charia et Charia !!! Vous
avez bien compris ?! Il faut oser et n'avoir aucune connaissance du Saint Coran et de l'Islam, ou faire comme s'il y avait deux charia possible, la modérée, qu'on essaye en ce moment de nous
vendre et la vraie, celle ou on coupe les mains des voleurs. Si vous n'êtes pas voleur, si êtes "soumis" (traduction de "Islam"), si vous êtes un homme, au lieu d'être femme,vous n'avez pas trop à vous en faire.
NB. Pour info depuis 1999, il s'est brûlé 122 églises au Nigeria. Excusez du peu. C'est un détail.
N'est-ce pas ? et ce phénomène ne peut qu'être marginal ! Vous l'aurez compris enfin. Comme est un détail, que plus de la moitié des chrétiens d'Irak a fuit le pays (soit 500 000 personnes),
depuis que les islamistes sont au pouvoir, grâce à la clairvoyance des Etats Unis (approuvés par toute une clique de politiciens français : Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche, Bernard
Kouchner...).
C'est un détail aussi que le nouvel homme fort de Tunisie, monsieur Ghannouchi, ait déclaré, dans son premier discours, que
l'on parle trop le français en Tunisie !!! Il n'y a pas à s'inquiéter, évidemment, la France n'est pas la Tunisie !
Le mouvement, amorcé il y a près de 50 ans et entretenu par tous nos dirigeants "de droite et de gauche" (le parti "unique" UMPS), n'est pas près de regresser, avec
la perspective, annoncée, de l'arrivée de Hollande au pouvoir... favorable à l'entrée de la Turquie en Europe et de l'entrée de 80 millions de turcs en Europe. La gauche est plutôt pour et les
libéraux sont résoluments pour !!!!!! Cela serait une chance pour l'Europe. Vous pouvez gober ça ? Une chance pour qui ?
Un peu de culture
Savez vous que l'Islam considère qu'il n'y a sur la terre que deux territoires ? Le Dar al Islam, le pays de l'Islam, et le Dar al Harb, le pays des infidèles ou
pays de la "guerre" (le pays a convertir).
Pour le Saint Prophète Mohamed, qu'Allah le Tout Puissant l'ait en sa Sainte Protection, la finalité de l'Islam est d'être porté au monde entier. Souvenez-vous des
"cavaliers d'Allah".
Il est écrit aussi "embrasses la main que tu ne peux pas mordre". Autrement dit le bon musulman doit avoir de la patience, son heure viendra. Inch'Allah
!
Nous avons mené une guerre en Libye pour "protéger les civils"
Vue de Syrte bombardée par les forces de l'OTAN (tirée de
http://www.vigile.net/Les-crimes-de-guerre-de-Charles). Il semble évident que dans ces maisons il n'y avait aucun civil !!!
.
Ça ne vous
rappelle pas la "pacification" du ghetto de Varsovie par les nazis ???
Les habitants de Syrte n'avaient qu'à pas résister !!!
Maintenant on parle de l'Iran. Mais Kouchner nous avait prévenu. "Il faut vous préparer à la guerre avec l'Iran" avait-il déclaré à la télé quand il était
ministre de Sarkozy...maintenant il paraît qu'il serait proche de Hollande.
Pour information, veuillez trouver ci-après la note complémentaire que je remettrai demain 4 novembre au Commissaire enquêteur.
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Vous m’avez reçu en mairie dans le cadre de l’enquête citée en objet et je vous ai remis un mémoire présentant mes motifs justifiant un avis résolument défavorable au projet de parc photovoltaïque dans le bois de Prannes.
Aujourd’hui, après avoir pris connaissance du contenu des dossiers mis à l’enquête publique, il me semble indispensable d’attirer votre attention et celle des
lecteurs qui liront mon texte, sur quelques points précis des dossiers qui sont de nature à fausser l’avis du public.
Mes observations portent sur quatre points du dossier de présentation.
1°D’un point de vue formel, les dossiers ne renferment pas le bail emphytéotique concédé par la mairie au promoteur du projet EDF-EN. Il me semble donc que l’information des citoyens n’est pas correctement assurée, en violation des droits figurant dans la Charte de l’environnement et notamment de son article
7.
Ainsi, d’une part, les citoyens d’Ampus et ceux de Draguignan ne sont pas informés des conséquences de ce projet (qui est renouvelable, et qui est prévu pour
durer bien au-delà de plusieurs mandats municipaux), dont les conditions de rémunération pour la commune sont par ailleurs sujettes à caution. Je rappelle à ce sujet, qu’à surface égale l’EDF-EN
rétribuera deux à trois fois moins la commune d’Ampus que ne sont rémunérées d’autres communes accueillant des projets du même type.
D’autre part, il n’est fait état, nulle part, des modalités de dépôts de garantie financière, et des conditions de mise en œuvre, pour assurer la remise en état
du site, dans 22 ans, 32 ans ou 42 ans.
2°D’un point de vue
formel, encore. Des informations figurant
dans le dossier d’enquête sont erronées et de nature à induire le citoyen en erreur.
C’est ainsi que figure dans le dossier un avis de l’Autorité environnementale (Préfecture de Région), du 26 août 2011, qui stipule en page 5 :
« Le projet s'implante dans un espace naturel boisé. La justification du projet se base sur les
besoinsénergétiques et notamment énergétiques sur le secteur est PACA et
sur l'absence de sitesanthropisés à l'échelle intercommunale. »
Le citoyen ne peut qu’être gravement abusé par la double affirmation figurant dans ce document officiel.
D’une part, il n’existe pas de schéma régional pour l’implantation de centrales photovoltaïque, pourtant
préconisé par le Grenelle de l’environnement, aussi prétendre que la centrale d’Ampus est destinée à l’alimentation de PACA-est (donc des Alpes maritimes et du département du Var) est tout
simplement fallacieux.
D’autre part, prétendre que dans l’intercommunalité de la CAD regroupant 16 communes, il n’y a pas de « sites
anthropisés » à l’échelle intercommunale est évidemment faux et mensonger. Les milieux anthropisés sont des milieux transformés par l’homme. Ainsi, d’après le Schéma de cohérence
territoriale (SCOT) présenté par la CAD aux populations dans la lettre du SCOT n°3 (page 6, « La consommation de l’espace, une question centrale du SCOT ») les
chiffres parlent d’eux-mêmes . 5000 hectares ont été consommés entre 1972 et 2003 et 3000 hectares supplémentaires seront consommés d’ici à 2020. Les zones NB représentent 6000 hectares, il
s’agit donc au moins de 14 000 hectares anthropisés (voir la planche page 3) ! L’espace strictement urbain représente 10% du territoire de la CAD). La zone industrielle des Bréguières (aux
Arcs sur Argens), située au centre d’une zone de chalandise de plusieurs centaines de milliers d’habitants, représente à elle seule 80 hectares, dont 220 000 mètres carrés de bâtiments.
Plusieurs carrières abandonnées existent sur le territoire de la CAD, en particulier à Ampus.
NB Les sites alternatifs de la commune d’Ampus, proposés par les opposants au projet dans le bois de Prannes lors de l’enquête sur la révision du POS, sont
évoqués, page 97 (mais ils ne sont pas tous présentés !) avec pour seule justification de leur élimination, une simple communication « politique » dans le bulletin municipal
d’information, de 2009 ! Communication sujette à caution, les critères d’élimination présentés par la mairie étant techniquement faux, sinon fallacieux.
Ainsi, le SCOT de l’intercommunalité met bien en évidence l’anthropisation généralisée de la CAD avec la subsistance de quelques îlots verts, dont le bois de
Prannes à Ampus (moins de 320 ha), situé en zone de montagne où la protection de la forêt est un objectif majeur.
Les espaces agricoles eux ont déjà régressés et ne représentent plus que 12% du territoire de la CAD (sur 16 communes). Faudrait-il que la forêt subisse le même
sort ? L’exemple de la Côte d’Azur entièrement anthropisée ne semble pas suffire à calmer l’appétit des destructeurs d’espaces verts, pourtant absorbeurs de gaz carbonique et producteurs
d’oxygène. Il n’est que temps de mettre en accord les attendus du SCOT et les actions dispersées de promoteurs peu scrupuleux.
L’affirmation de « l’absence d’espace anthropisés » est donc un mensonge qui ne peut qu’induire en erreur ceux qui consultent le dossier
d’enquête publique. Outre le bâti industriel et commercial abondant, plusieurs carrières abandonnées peuvent accueillir des sites industriels. Même à Ampus, des garrigues dégradées, propriétés
communales, pourraient être utilisées.
Les cartes ci-après, tirées du SCOT sont lumineuses à ce sujet.
Rappel du diagnostic et des enjeux du SCOT de la Dracénie. Septembre 2008.
« Le SCOT est destiné à servir de cadre de référence pour les différentes politiques sectorielles centrées notamment sur les questions
d’habitat, de déplacements, d’équipements commercial, d’environnement, d’organisation de l’espace… Il assure donc la cohérence entre les documents de politiques
sectorielles(PLH, PDU) établis à l’échelle communautaire mais impose aussi la compatibilité aux Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) établis
par les communes. »
« L’enjeu essentiel doit rester la projection de ce territoire à 10-15 ans. »
« Le SCOT doit être élaboré dans le respect des 3 grands principes inscrits dans le code de l’urbanisme (L.110, L.121-1) :
¨ Le principe d’équilibre entre espaces à développer et espaces à préserver,
¨ Le principe de mixité sociale et urbaine,
¨ Le principe de l’utilisation et de l’économie de l’espace. »
Le SCOT comprend en particulier (article R.122-1) un projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) et un Document d’orientation générales (DOG).
Il précise en page 15 :« il est impératif de
préserver, développer et valoriser le capital d’aménités environnementales dont dispose la Dracénie. »
[les espaces naturels] « …doivent être protégés, accessibles à tous et gratuits. »
C’est bien actuellement le cas du bois de Prannes, seule forêt publique accessible à tous, comme le stipulent explicitement les rapports de l’ONF.
Aussi bien, sur l’équilibre entre espaces à développer et espaces à préserver, que sur les espaces aménités (espaces agréables non
quantifiables), le projet présenté est ainsi en contradiction totale avec le SCOT de Dracénie. Rien dans le dossier de présentation ne présente les orientations du schéma de cohérence territoriale de l’intercommunalité.
L’information des citoyens n’est ainsi pas correctement assurée, en violation des droits figurant dans la Charte de
l’environnement et notamment de son article 7.
3° Du point de vue de la présentation de l’état naturel du site.
L’étude du bureau HGM-environnement est intéressante. Au sujet des chiroptères (chauves-souris) je relève cependant une
conclusion hasardeuse qui ne peut qu’abuser le citoyen non averti des questions biologiques.
Page 68 il est écrit en synthèse :
« … Une seule espèce peut être considérée d’intérêt conservatoire notable : le Petit Rhinolophe. Son
statut sur le site n’est toutefois pas très contraignant puisqu’il est seulement observé en transit ou en chasse, en de faibles effectifs. »
Il est évident, même pour un non scientifique, que la suppression du territoire de chasse du Petit Rhinolophe, espèce
protégée, entrainera sa disparition par la suppression de la source de son alimentation. Cet aspect, minoré dans le rapport, est de nature a induire en erreur le lecteur du dossier et à
faire accroire que la suppression du bois de Prannes est sans conséquences sur les chauves souris protégées, ce qui est faux. La suppression prévue du bois de Prannes est de nature a porter atteinte à l’existence même du Petit Rhinolophe.
Là encore, l’information des citoyens n’est pas correctement assurée, en violation des droits figurant dans la Charte
de l’environnement et notamment de son article 7.
4° Du point de vue de la vulnérabilité des eaux souterraines et les risques sanitaires pour les populations en aval du
projet.
Cet aspect du dossier d’enquête publique me semble le plus symptomatique d’une volonté manifeste de noyer le lecteur sous une abondance d’informations, au
demeurant sérieuses, ce faisant, le dossier occulte me semble-t-il délibérément les aspects négatifs et dangereux du projet.
La CAD ayant subi en 2010 une catastrophe, avec nombreuses morts d’hommes, liée à la non prise en compte des lois de la nature, il me semble indispensable d’être
direct . La leçon n’a pas été tirée, la dangerosité du site pour la santé publique et
le principe de précaution constitutionnel sont ignorés.
Il est à noter que les risques que fait courir le projet ressortent bien du dossier de présentation lui-même : pages 37, 38 et 44.
Ainsi, en pages 37 et 38 on peut lire :
« Vulnérabilité des eaux souterraines
Aucune cartographie réglementaire sur les zones vulnérables n'est disponible sur ce secteur.
Les sources sont nombreuses. Elles ont des débits non négligeables (environ 5 l/s) et des originesdiverses,
Au Nord du projet, certaines sources connues près des sommets (le Palay, Tète de Sérail) alimentent le vallon ou ravin de Rasclepoux situé à proximité de la
limite Ouest de la zone d'étude […]
« Le Jurassique constituant une partie du plateau du bois des Prannes représente un important réservoir
d'eau souterraine drainé par plusieurs sources, dont la source des Fravères au débit moyen annuel de 170
l/s,située autour de 280 m NGF. Cette source se situe à environ 1900 m de la zone d'étude.
Le projet est situé à l'intérieur du périmètre de protection éloignée de cette source, captée pour
l'alimentation en eau potable de la ville de Draguignan. Ce périmètre se situe pour partie sur la commune d'Ampus. L'avis hydrogéologique émis
par Christian Mangan, géologue (BPREC - Bureau de Protection des Ressources en Eau des Collectivités, Conseil Général du Var) en septembre 2003 correspond à la pièce la plus avancée de la
procédure de protection de ce captage. Ce périmètre n'est donc pasopposable à ce jour*.Il n'y a pas encore de servitude d'utilité publique relative
à ces périmètres deprotection, au niveau de la commune d'Ampus.
Ce périmètre de protection éloignée correspond à l'impluvium d'alimentation de la source des Frayères.Toute pollution du sous-sol dans ce secteur est susceptible d'atteindre la source, en particulier en
périodede hautes eaux.
Le plateau calcaire présente une karstification importante qui augmente en direction de la Nartuby (située à environ 2000 m de la
zone d'étude). Plusieurs avens et grottes ont été recensés, dont l'aven du Lézard et l'aven Sasia à proximité de la zone d'étude, au Sud de la route D51[…].
Les essais de traçages (Mangan, 2003) ont montré que ces avens sont en relation directe avec la sourcedes Frayères.
Cette karstification contribue à :
·une vulnérabilité importante des aquifères sous-jacents aux pollutions ;
·une vulnérabilité importante de la Nartuby aux pollutions ;
·un ruissellement limité sur le bassin versant.
Un enjeu majeur du projet consiste à préserver :
·la qualité des nappes phréatiques sous-jacentes
·la qualité de la source des Frayères. »
*L’importance en matière de risques, n’est pas l’état d’avancement de la procédure de protection du captage des Frayères, mais est bien la réalité du risque, reconnue par le cabinet d’expertise, donc le promoteur et la mairie .
En cas de pollution et d’intoxication de la population de Draguignan, si ce n’est de mort d’hommes, personne ne pourrait dire « on ne savait pas »,
puisque on sait et que la mention du risque est très explicite dans le rapport même de présentation.
NB Rapport de présentation qui par ailleurs est tellement conscient du risque de pollution qu’il annonce que des bacs seront disposés sous les engins pour
prévenir les risques d’infiltration de produits polluants vers les nappes souterraines.
Le rapport de présentation stipule bien, page 44, que le projet est très exposé au risque de foudre.
NB.L’Europe considère le cadmium et tous ses composés comme cancérigènes toxiques et même les règlements en vigueur en
Chine ne permettent de produire du Cd… que pour l'exportation !
En conclusion, le projet vise à installer, avec
entêtement et aveuglement, un site industriel d’une trentaine d’hectares, composé de panneaux photovoltaïques, dont l’âme est constituée de produits
chimiques toxiques (le tellurure de cadmium : CdTe), dans une zone sensible à la foudre (pouvant entraîner le bris des vitres de
protection des panneaux), située au dessus d’une nappe aquifère alimentant Draguignan. Alors que d’autres sites sont possibles. La persévérance
des promoteurs de ce projet, dans le bois de Prannes, est irresponsable et coupable.
La concrétisation de ce projet serait tout simplement à potentialité
criminelle, pour les promoteurs et ceux qui, en toute connaissance de cause, lui donnent leur
aval.
Le siège parisien de "Charlie Hebdo" a été incendié
"Le siège de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo" a été attaqué au cocktail Molotov dans la nuit de mardi à mercredi. Le site Internet du journal a, par
ailleurs, été piraté mercredi matin : un message dénonce l'utilisation de l'image du prophète Mahomet par l'hebdomadaire.
Le journal satirique fait paraître en effet mercredi en kiosques un numéro spécial intitulé "Charia Hebdo", après la victoire du parti islamiste Ennahda en
Tunisie et les récents événements en Libye. (Canal +)."
C'est une préfiguration de ce qui va progressivement arriver.
Les naïfs, bornés, devraient se réveiller ! Ou du moins se poser une question très simple : l'islam, religion de paix, est-il compatible avec la culture occidentale
et la liberté de pensée et d'expression ???
"J'espère que tu auras la bienséance d'ajouter ma réponse du 31/10/2011. Merci d'avance. Yves Hédon le 01/11/2011"
La demande d'Yves m'a devancé puisque ce matin je comptais bien publier sa réponse, reçue hier après-midi.
NB 1 mes propos sont parfois rugueux, mais ils sont toujours francs, sincères et honnêtes, "sans haine et sans crainte". J'essaye toujours d'appeler "un chat" "un
chat", j'assume mes opinions sans me cacher derrière mon doigt et la préoccupation del'intérêt général (tel que je le conçois) est toujours le fil
conducteur de mon action.
NB2 L'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers.
Voici doncci-après, intégralement et sans commentaire, le courriel reçu de Yves
HEDON.
"Yves HEDON Le Collet Redon 83111 AMPUS 06-09-57-62-53
Objet:Enquête publique - Défrichement et permis de construire
photovoltaïque
Mon cher Roger,
Ton état des lieux qui rassemble des arguments développés dans les différentes études réalisées pour ce projet, assoit ma position dans l'hypothèse où ce projet
se réaliserait. Il est nécessaire de s'assurer par tous les moyens juridiques possibles de sa remise en état pour éviter les problématiques d'aménagement liées aux friches
industrielles. Or, tu le sais comme moi, en matière d'urbanisme, s'il est "facile" d'accorder des autorisations, "facile" pour un investisseur d'engager des fonds pour dégager
des bénéfices, les réhabilitations des sites ne sont hélas que très exceptionnellement prévues. Lorsqu'elles le sont, généralement pour la forme, elles ne sont pas mises en œuvre.
Je reste donc vigilent et, parce que je connais parfaitement les procédures administratives, parce que je sais que chaque enquête-publique est distincte, je
réitère donc cette réserve que j'avais émise lors de la 1ère enquête publique. Je me félicite qu'elle fasse son chemin mais il faut encore que les documents la précisent ! C'est notamment pour cette raison que je demanderai au commissaire-enquêteur que soit consignée sur l'arrêté d'autorisation du droit des sols une prescription
de remise en état du site à la fin de son utilisation en fonction de plans qui devront être joints au permis de construire. De plus, je demanderai, conformément à l'article L.332-8 du code de l'urbanisme au titre des participations exceptionnelles qui ne sont pas abrogées aux
prochaines réformes de la fiscalité de l'urbanisme, une prescription financière correspondant aux équipements publics nécessaires pour la réhabilitation du site. Par conséquent, et au-delà de la
convention qui stipule la remise en état, nos prédécesseurs auront un peu plus d'arguments juridiques pour imposer la remise en état du site.
Cette position est impérieuse pour tous les projets qui urbanisent un site ! Il ne s'agit donc pas d'un avis favorable comme l'aurait sans doute souhaité
Monsieur le Maire d'Ampus, mais bien d'une grosse réserve que j'entends bien faire appliquer si ce projet venait à se réaliser. C'est donc par expérience professionnelle et parce que j'aime mon
village que j'insiste sur cet aspect depuis le début de ce projet.
Message que j'ai adressé à la soixantaine de destinataires du courriel (email) de Yves
HEDON, reproduit ci-dessous
« Objet:Enquête publique - Défrichement et permis de
construire photovoltaïque
Suite au mail ci-dessous[info de l’ADEPFA] voici ma remarque et ma position qui n'est pas aussi arrêtée que l’association:
D'autres sites pour ce projet existent certes, mais sont-ils tout aussi appropriés? Pas évident... Après tout 40 ha de destruction est inacceptable partout! Cet argument est donc fallacieux!
Sous le seul angle écologique, il n'est pas acceptable de détruire la nature d'une façon générale fut-elle forestière ou désertique...
Mais la prise en compte d'autres points de vue pourrait rendre ce projet acceptable sous certaines conditions: celle de reboiser par exemple pour créer sur la commune de la sylviculture.
Par conséquent, un projet n'est pas à regarder sous un seul spectre mais bien sous ses différents aspects. De même, qu'il ne doit pas être examiné à un moment donné mais sur l'ensemble de sa
durée de vie. Il est donc indispensable d'imposer des contreparties pour assurer dans le futur que ce point négatif devienne pleinement positif. C'est le principe de proportionnalité.
Aux enquêtes publiques, indépendamment des éventuelles décisions du juge administratif, j'émettrai un AVIS FAVORABLE SOUS RESERVE d'une remise en état du site,
la mise en place d'un plan de reboisement et de gestion. »
Ampus, le 29 octobre 2011
Réponse de Roger Démosthène CASANOVA à Yves HEDON, au courriel (email) ci-dessus, reçu ce jour 29 octobre 2011.
Ma première réaction recevant ce courriel a été de le mépriser et de ne pas réagir.
A la réflexion, puisque le courriel de l’ADEPFA n’appelait pas de réponse et que Yves HEDON, par un procédé douteux, profite d’un courriel d’information
envoyé par l’association (sur les modalités de l’enquête publique, pour l’information de ses membres), pour faire, à l’évidence, un travail de petit commissionnaire du maire,
il me semblerait coupable de ne pas réagir à cet écrit. Plus proche de « la bouillie pour les chats » que d’un avis étayé d’un diplômé de l’enseignement supérieur.
Oui, Yves, tu as émis un avis contraire à la position de l’ADEPFA (c’est ton droit) mais tu as profité d’un courriel d’information de cette association pour
exploiter la liste d’adresses à ton profit (et à celui du maire d’Ampus). C’EST MALHONNETE !
Les avis, de préférence argumentés, sont à formuler en mairie, auprès du commissaire enquêteur et je note donc que « défenseur de l’environnement » tu
fais campagne pour le projet de destruction de la forêt de Prannes soit 15% de la forêt communale, donc publique et libre d’accès à tous.
Bien qu’habitué à ton manque de maturité, il y a de quoi être surpris par le flou de ton courriel.
1° Voici donc mon analyse succincte de ton message, en espérant qu’elle te sera humainement et professionnellement
utile.
Pour être précis je réponds ci-après, point par point (en bleu) au torchon reçu. Torchon (ou brouillon, si tu
préfères), car ce texte est loin de valoir un « triple A ». Si j’avais reçu ce texte de la part d’un de mes étudiants j’aurais exigé une rédaction radicalement nouvelle, quelle que soit
mon opinion sur le fond (la thèse et l’anti thèse sont également respectables). NB. J’emploie le voussoiement qui sied mieux à une correction.
Yves HEDON vous écrivez : « D'autres sites pour ce projet
existent certes, mais sont-ils tout aussi appropriés? Pas évident... Après tout 40 ha de destruction est inacceptable partout! Cet argument est donc fallacieux! »
« D’autres sites…existent » Vous savez donc que
d’autres sites existent.
« sont-ils tout aussi appropriés? Pas évident... »
dites-vous.
sur les sites alternatifs . D’une part vous démontrez ne pas avoir lu les avis motivés, formulés lors de l’enquête publique sur la
révision du POS, aussi bien par l’ADEPFA, que par des sachants; d’autre part vous démontrez ne pas connaître la commune et les propriétés communales, enfin, « Pas évident… »
est particulièrement flou.
Si la destruction de 40 ha est « inacceptable partout », pourquoi faudrait-il l’accepter à Ampus ??? Vous faites de
façon récurrente preuve d’incohérence.
« Cet argument est donc fallacieux ! »vous
devriez revoir votre français. De quel argument parlez-vous ? Par qui a-t-il été proféré ? Sur quel raisonnement ? Je me dispense de vous donner ici la définition de fallacieux, car vous vous payez de mots dont vous ne maîtrisez pas le sens. Dans ce cas et à l’encontre de l’ADEPFA vous faites ainsi un procès en falsification. C’est inacceptable et traduit de surcroît de votre part une méconnaissance du dossier technique.
En résumé, cette première partie de votre courriel (deux lignes !) est une intervention politicienne de bas niveau. Cette première
partie illustre bien que notre démocratie (autrefois une méritocratie républicaine) est devenue une « médiocratie ! » puisque de plus en plus de médiocres
occupent le devant de la scène et accèdent, grâce à la politique, par le mensonge et l’illusion, à des fonctions de « responsabilité », à tous niveaux électifs, de la commune aux plus
hauts niveaux de l’Etat. Les conséquences nous sautent aux yeux tous les jours, de la Libye à la forêt de Prannes.
Bref monsieur HEDON, vous avez voulu faire « un coup » politique. Il s’avère foireux.
Vous écrivez : « Sous le seul angle écologique, il n'est pas acceptable de détruire la nature d'une façon générale fut-elle
forestière ou désertique... »
Bien ! Vous reconnaissez, le danger de la destruction de la nature .
Mais, c’est du bla bla bla sans consistance !
Monsieur HEDON, cette simple phrase « généraliste » justifierait une analyse critique, mais ce n’est pas le lieu de vous faire un
cours. Une question cependant, avez-vous une idée de ce que signifie « la nature désertique et sa destruction » ? De quelle nature parlez-vous ? Avez-vous entendu parler de la loi Montagne qui s’applique à Ampus et à sa protection ?
Il est vrai que la caractéristique de beaucoup de politiciens actuels et sans doute de ceux à venir, est de se croire
au-dessus des lois et de briller par leur sens de l’approximation et de l’enfumage des citoyens.
Vous écrivez : « Mais la prise en compte d'autres points de vue pourrait rendre ce projet acceptable sous certaines conditions :
celle de reboiser par exemple pour créer sur la commune de la sylviculture. »
Monsieur HEDON, c’est justement ce qu’a proposé l’association, qui est par ailleurs favorable aux énergies renouvelables, sur d’autres sites identifiés.
L’incohérence et le flou sont décidément prégnants chez vous. Vous voulez déboiser, à nu (c’est le
projet présenté), pour reboiser dans 40 ans et faire de la sylviculture ??? Savez-vous ce que recouvre ce terme de sylviculture ? Pourquoi dans 40 ans ? Avez-vous lu le
rapport de présentation du promoteur ? Le reboisement est prévu… Il est clair que vous ne connaissez pas le dossier que vous défendez.
Vous écrivez : « Par conséquent, un projet n'est pas à regarder sous un seul spectre mais bien sous ses différents aspects. De même,
qu'il ne doit pas être examiné à un moment donné mais sur l'ensemble de sa durée de vie. Il est donc indispensable d'imposer des contreparties pour assurer dans le futur que ce point négatif
devienne pleinement positif. C'est le principe de proportionnalité. »
Monsieur HEDON, ce texte a de quoi gravement interpeller par son imprécision, ses confusions et sa vacuité, comme son pédantisme
(« spectre », qui fait « savant », est-il adapté a votre exposé ?). Je renonce à le commenter. S’il est le résultat de vos études, ce dont je doute, il faut revoir vos
cours. S’il est le fruit d’une confusion mentale sur le sujet, il faut vous ressaisir.
Vous écrivez en conclusion: « Aux enquêtes publiques, indépendamment des éventuelles décisions du
juge administratif, j'émettrai un AVIS FAVORABLE SOUS RESERVE d'une remise en état du site, la mise en place d'un plan de reboisement et de gestion. »
Monsieur HEDON, La remise en état du site est prévue par le promoteur. Dans 40 ans les survivants de notre époque en reparleront peut-être.
Une fois de plus vous tâchez de faire illusion et faites comme si vous faisiez une proposition judicieuse, alors que votre «réserve » est déjà levée dans le dossier du promoteur industriel
et que cette réserve…pour dans un demi siècle pourrait prêter à sourire. Quel âge aurez-vous lorsque ce site, s’il est réalisé, sera réhabilité ? Tirez-en les conséquences : trois
générations d’ampusiens seraient ainsi privées de leur cadre de vie naturel, dont ils ont hérité ou qu’ils ont choisi.…
2° Ci-après, pour information transparente, le mémoire que j’ai remis au commissaire enquêteur, le 21 octobre 2011.
Avis de Roger CASANOVA, Docteur ès-sciences, professeur d’université en retraite (environnement), académicien, maire honoraire d’Ampus.
A l’attention de monsieur STALENQ, Commissaire enquêteur.
J’émets un avis résolument défavorableà la construction d’un parc photovoltaïque démesuré dans le bois de Prannes, au défrichement et aux permis de construire correspondants.
Ci-après mes motifs.
1 – Cadre géographique et administratif.
Finistère des Alpes du Sud, le territoire d’Ampus est à la transition entre les Préalpes du sud et la zone méditerranéenne. La commune occupe
ainsi une position remarquable. Au nord, elle est à proximité de sites prestigieux, comme le lac de Sainte Croix, les gorges du Verdon, ou Moustiers-Sainte-Marie… vers le sud la commune n’est pas
éloignée des stations balnéaires réputées de Saint Raphaël ou de Saint Tropez, d’ailleurs, depuis le col de la Grange, la vue s’étend vers le sud jusqu’à la mer et le rocher de Roquebrune.
Le plateau d’Ampus (dit le Plan) a une altitude moyenne de 600 mètres et est entouré de sommets atteignant 800 mètres au sud-ouest et 1000
mètres au nord-est vers Canjuers. Le territoire communal est limitrophe, au sud, de celui de la commune de Draguignan et descend jusqu’à 220 mètres. C’est dire que le climat y est contrasté.
L’été, la commune est une véritable station climatique et la température y est plus tempérée de quelques degrés que dans la cuvette dracénoise. Les vents dominants y sont le mistral soufflant du
nord-nord-ouest et le vent d’est apportant la pluie.
La commune d’Ampus est située, factuellement et administrativement, en « zone de
montagne » et à ce titre les obligations de la loi « montagne » ne sont pas respectées.
Conclusion de l’étude du dossier par la direction régionale de l’environnement(Préfecture de région), du 8 novembre 2010..
« …les critères retenus [qui] sont représentatifs d'une prise en compte limitée de
l'environnement : les principes d'aménagement issus de la loi montagne et laprise en compte du paysage n'ont notamment pas été
intégrés dans le choix du site. Enfin, l'absence de compensation de l'impact résiduel du projet témoigne là aussi d'une prise en compte insuffisante
de l'environnement. »
Ce seul motif serait suffisant pour émettre un avis défavorable.
2- Géologie, hydrogéologie.
Le substrat géologique est du calcaire kartsifié. Ce karst constitue dans son ensemble, avec le plateau de Canjuers, une réserve d’eau unique
qui débitait (avant son ennoyage dans le lac de Sainte Croix) 50 000 m3/heure à Fontaine l’Evêque. Ainsi, cette réserve d’eau (véritable château d’eau du Haut Var) alimente en eau, outre le lac
de Sainte Croix, la source des Frayères, alimentant en eau potable la ville de Draguignan. Des traçages à la fluorescéine avaient été réalisés démontrant les corrélations entre le plateau de
Prannes et la source des Frayères. D’ailleurs le rapport de présentation de la mairie en page 3, ne fait pas mystère que le projet de parc photovoltaïque est situé dans le périmètre de
protection de la source des Frayères :« La zone d’étude se développe au-dessus d’un important réservoir d’eau souterraine, qui alimente plusieurs sources, dont celle des
Frayères, au sud du projet, source dont le périmètre éloigné concerne la zone révisée. »
Le site choisi pour l’implantation du parc photovoltaïque est un site sensible.
Ce site n’est pas inerte.
Son éventuelle incidence sur la qualité des eaux potables de Draguignan
ne peut être négligée.
Ce seul motif serait suffisant pour émettre un avis défavorable.
3 - Ecologie, botanique, biodiversité et écosystèmes.
D’un point de vue écologique et botanique le terroir comprend deux zones distinctes (correspondant à deux écosystèmes) dont la limite est au col
de la Grange :
1- Au nord, la zone de montagne avec cultures de céréales, fourrages et prairies et forêt de chênes (série du chêne vert et genévrier de
Phénicie),
2- Au sud, la zone méditerranéenne, fortement pentue, avec restanques et culture de l’olivier, et bois de chêne pubescent et buis.
La commune est couverte de forêts, de garrigues et de terres agricoles. Les zones les plus « dégradées », d’un point de vue
écologique, sont les garrigues qui ont longtemps servi (et servent encore) de parcours à moutons.
Le bois de Prannesfait partie du premier des deux écosystèmes cités.
Sa qualité écologique est attestée par les études scientifiques préliminaires à la création du réseau européen Natura 2000, réalisées par la DIREN (Direction régionale de l’environnement) en 1995
et qui ont classé le bois de Prannes comme éligible à la Directive européenne « Habitats ». Site PR124 (VR335).
La plus grande surface de la commune est concernée par diverses zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et
par le réseau d’intérêt européen Natura 2000 (Directive européenne « Habitats » 92/43/CEE).
La qualité écologique du bois de Prannes
ne peut être scientifiquement contestée.
Ce seul motif serait suffisant pour émettre un avis défavorable.
4 - Bois et forêts.
Le site d’installation du projet de parc photovoltaïque est une forêt (plateau de Priane ou Prannes) classée en zone ND par le POS en vigueur.
Elle est bordée par une zone Natura 2000 d’un côté (une route départementale sépare les deux zones - 4 mètres) et un site boisé classé de l’autre. D’après le POS en vigueur (approuvé le 28
novembre 2000), la partie communale de cette forêt (site d’implantation du parc photovoltaïque projeté) bénéficie d’un classement en « servitude d’utilité publique A1», par arrêté
préfectoral, au titre de la protection des bois et forêts soumis au régime forestier.
Le bois de Prannes bénéficie d’une protection
par servitude d’utilité publique
dans le POS approuvé.
Ce POS a fait l’objet d’une révision simplifiée, déférée à la censure du Tribunal administratif de Toulon. La procédure est en cours mais le
rapporteur public a proposé son annulation dans la séance du 6 octobre 2011.
- D’un point de vue global.
Depuis la conférence de Bali de 2007, sur le climat, le rôle de la déforestation dans le changement climatique est bien établi
et reconnu par les responsables politiques . Cet impact serait l’équivalent de l'impact combiné du transport routier, du trafic maritime et du trafic aérien . Les experts estiment que lutter
contre la déforestation serait un des moyens les plus efficaces, de freiner le réchauffement climatique, et aussi le moins coûteux : de l'ordre de 4 euros la tonne de CO2.
Ce rôle de la forêt et de la biomasse, par le jeu essentiel de la photosynthèse (absorption de CO2 et rejet d’oxygène dans
l’atmosphère) ne peut être ignoré. Ce phénomène parfaitement connu des biologistes a bien été présenté sur le registre d’enquête, lors de l’enquête publique, par un professeur de sciences de la
terre et de la vie, opposé au projet. Ces observations ont été appréciées à leur juste valeur par le Commissaire enquêteur, dans son rapport (page 22/32) puisqu’il mentionne au sujet de cet avis
technique : « analyse écologique objective et raisonnée. » mais curieusement le Commissaire enquêteur fait suivre cet avis d’une remarque incompréhensible
« Cette idéologie est partagée par la majorité de l’opinion publique, avec si ce n’est un soupçon de nuance. »
La photosynthèse n’est pas une idéologie
mais un processus biologique vital pour le maintien de la vie sur la Terre.
Le rôle de la forêt ne peut qu’être pris en compte dans l’approche de l’évolution climatique. Il ne peut non plus être minoré . Toute forêt, y
compris Prannes, prend sa part dans le bilan carbone planétaire.
- Du point de vue local. Le plan d’aménagement forestier.
Un rapport de l’ONF (Office national des forêts) établi en 2007 pour la forêt de Prannes, afin d’établir le plan d’aménagement forestier de la
commune d’Ampus, en souligne son importance d’un point de vu paysager, d’un point de vu de la protection générale des milieux, il en demande la préservation en déclarant que ce lieu est le
« seul réel point de contact entre la forêt communale et le public » du fait qu’elle soit desservie par une route publique (route départementale 51 rejoignant Ampus à
Chateaudouble).
« La fréquentation maximale par le public a donc lieu au niveau du plateau de Priane,
principalement pendant la période des champignons, le reste de la forêt communale étant très peu parcouru, mis à part pendant la période de
chasse »
De ces faits il est proscrit à cet endroit, par l’ONF, une quelconque exploitation sylvicole.
La volonté de conserver l’aspect boisé et naturel d’Ampus a toujours été une priorité jusqu’ici pour nos élus et tous les habitants. Cette
volonté est bien traduite dans le POS actuellement opposable, qui a classé le Bois de Prannes d’une part en espace boisé classé (EBC), d’autre part en servitude d’utilité publique A1 .
La loi montagne s’appliquant à Ampus a permis de conserver des paysages intacts. Ce souhait a d’ailleurs bien été perçu au moment de l’élaboration du plan d’aménagement par l’ONF puisqu’il est spécifié à deux endroits du rapport :
« L’aspect paysager à dominante forestière constitue un élément important de l’environnement depuis le village d’Ampus, ainsi que le long de la route départementale
51 » , route qui longe les bois qui vont être coupés en cas de réalisation du projet.
« le souhait des élus et de la population est de conserver ce paysage forestier. A noter que la route périphérique
du camp militaire de Canjuers qui passe juste au dessus de la forêt communale constitue un point noir paysager, coupure nette dans l’espace,
accentuée dans le débroussaillement latéral »
Un arrêté du Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Monsieur JM SEILLAN) en date de 27/02/2007, dans
son article 1 stipule : « La forêt communale d’Ampus (département du Var) d’une contenance de 311,06 ha est affectée à la protection générale des milieux, à la production de bois de
chauffage, de bois d’œuvre résineux et feuillus et de bois d’énergie, à l’exercice de la chasse et à l’accueil du public »
La qualité du bois de Prannes est ainsi une constante reconnue
depuis longtemps, par les scientifiques, les services de gestion de la forêt, les services administratifs, comme par la commune qui a voulu la
préserver au travers de son POS.
Le défrichement, la mise à nu d’une quarantaine d’hectares (plus de 10 % de la forêt communale) de
forêt ne peut qu’amener à un avis défavorable au défrichement.
5 – Critères de choix d’un site d’implantation d’un parc photovoltaïque
Le Ministère de l’écologie , de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, dans une lettre (du 28 avril
2009)adressée au Préfet de la région Rhône-Alpes et aux préfets de
département, les directeurs Régionaux de l’Equipement et de l’Agriculture, préconisait les conditions d’implantation de parcs photovoltaïques au sol : « La montagne offre de
vastes zonesà fort enjeux de préservation de la biodiversité […] qui sont peu propices à l’installation de parcs au sol. »
« De plus, il convient de maintenir la vocation forestière régionale. […]. Elle structure les paysages au même titre que les espaces
agricoles et participe fortement à la biodiversité ».
« […]Ces enjeux[biodiversité, paysages…]
doivent être pris en compte au même titre que les aspects techniques, économiques et sociaux des projets de production énergétique. »
Dans les Alpes de Haute-Provence, devant la multiplication des projets
photovoltaïques dans ce département, l’Etat (par le Préfet), le Conseil Général, l’association départementale des Maires ont initié une réflexion commune afin de promouvoir le développement de
ces énergies dans le respect des grands enjeux agricoles, architecturaux et paysagers du département. Cette réflexion a abouti à une série de recommandations afin que ce
développement soit raisonné et respectueux des grands équilibres du département.
Il y est dit : « Ces centrales [photovoltaïques] sont fortement consommatrices d’espaces et les puissances mises en
jeu permettent d’assimiler de telles installations à une échelle industrielle. » « Il faut privilégier l’implantation des ces installations dans des espaces non dommageables à
l’activité agricole, non cultivé, sans intérêt environnemental et dans des friches industrielles ou militaires, des anciennes carrières ou des décharges réhabilitées, des tales de
carrières, des espaces ouverts en zones industrielles ou artisanales tels que les parkings ou délaissés ».
Dans le Var, les mêmes types de recommandations existent (Centrales photovoltaïques au sol
dans le Var - Mode d’emploi, par la Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture du
Var. Août 2009) : « Les secteurs à privilégier pour installer une centrale photovoltaïque dans le Var : les
espaces naturels sans enjeu au plan de la biodiversité et du paysage, les sites en déshérence (carrières, décharges, friches industrielles…) les secteurs à très faible enjeux
agronomiques ».
Sur le territoire de la commune d’Ampus,
il existe des zones dégradées
(carrières et anciens parcours à moutons abandonnés),
en propriété communale,
dont l’utilisation, pour la réalisation de parcs photovoltaïques,
ne soulèverait pas de difficultés particulières.
Une étude comparative pourrait rapidement le démontrer.
Ce seul motif serait suffisant pour émettre un avis défavorable.
En résumé les motifs sont nombreux pour émettre un avis résolument défavorable aux projets présentés à l’enquête publique, pour le
défrichement du bois de Prannes et la construction de bâtiments et d’installations industrielles.
Fait à Ampus, le 21 octobre 2011
3° CV abrégé, sans fausse modestie, pour ceux qui ne me méconnaissent pas. Avec mes excuses aux autres.
Roger Démosthène Casanova,retraité
Licencié es-sciences
Diplômé de pétrologie
Diplômé d'études supérieures
Docteur d'Etat ès-sciences
Professeur des universités
Fondateur du DESS (mastère2) Gestion de la Planète,
développement durable et environnement
Directeur de la maîtrise géosciences et géotechniques
Fondateur et directeur de l’Institut méditerranéen des géosciences
Fondateur et directeur du Centre analytique interuniversitaire régional
Fondateur et directeur du laboratoire de géochimie et géologie analytique
(Université de Nice-Sophia Antipolis)
Directeur de recherches en sciences et technologies
(plus de 200 thèses et mémoires)
Fondateur de l’Ecole Européenne de l’Environnement (Union Européenne)
Label de l'année européenne de l'environnement (Union Européenne)
Médaille d'honneur de la recherche et de l'innovation
Membre de l'assemblée constituante de l'Université de Corse.
Membre d'Université 3000
Expert près les tribunaux administratifs
Expert consultant international
Membre de l'International Eurasian
Academy of Sciences(Russie-Ukraine)
Conseiller scientifique de la conférence Euro-Méditerranée
Président honoraire de l'Association francophone des experts et consultants
de la coopération technique internationale (AFECTI)
Administrateur de l’Organisation Internationale des Experts-ORDINEX
(Nations Unies)
Membre fondateur
de l’ International Water and
Environment Centre for the Balkans –IWECB
(OTAN-scientifique)
Directeur du département des sciences de la Terre
(Université nationale de Côte d'Ivoire)
Maire honoraire
(Ampus-France)
...
Références d'expertises et de conseils:
Union Européenne, Nations Unies, OTAN-Scientifique
:
Blog créé en 2008, à l'occasion des élections municipales d'Ampus (Var), par Roger Démosthène Casanova, Maire honoraire. Réaction aux questions d'actualité. Laïcité et démocratie.
Ce blog fait suite au blog de Démosthène saturé. Il est destiné, sans grande prétention, à soulever des
questions d'actualité à Ampus (village du Haut-Var), en France, en Europe, en Côte d'Ivoire, à Mayotte, ou ailleurs.
Ne pas se taire, garder le moral, ne pas avoir peur,
révéler les mensonges, rétablir la vérité et apporter une contribution responsable pour une démocratie vivante et positive, voilà mon
ambition.voilà ma ligne de conduite en rédigeant ce blog.
En démocratie, les contre-pouvoirs sont exercés par la société civile, les associations et les citoyens, dans le cadre de la
Loi.
On a le droit de ne pas vouloir voir et savoir. On a le
droit de dire "après moi le déluge". On a le droit de ne pas comprendre ce qu'est une évolution. On a le droit de ne pas vouloir en apprécier les conséquences. MAIS ON SAIT ! Et notre
responsabilité personnelle et collective est engagée, face à l'histoire.